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Les bonnes nouvelles de 2011: De Twitter au végétarisme, 10 raisons de se réjouir en cette fin d'année


Lu sur le web
Mercredi 7 Décembre 2011 - 15:01

Nous arrivons au terme d’une année difficile et, aux quatre coins de la planète, bien des personnes peinent sans doute à trouver des motifs de réjouissance. Aux Etats-Unis, le taux de chômage demeure obstinément élevé, la croissance obstinément faible, et le Congrès obstinément déraisonnable. La garantie de la dette européenne est à peu près comparable à celle d’un prêt hypothécaire de Las Vegas. Mais il suffit d’adopter une vue d’ensemble pour comprendre que les bonnes nouvelles sont légion – alors rendez grâce, et passez la saucière.


Les bonnes nouvelles de 2011: De Twitter au végétarisme, 10 raisons de se réjouir en cette fin d'année
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1. Selon une étude conduite par les National Institutes of Health, la consommation de viande par habitant a néanmoins atteint un palier lors des vingt dernières années dans les pays en développement à forte croissance. Et ces derniers demeurent (pour partie) de parfaites terres d’exil pour tout dindon souhaitant échapper à cette farce: l’Inde compte par exemple 40% de végétariens.

La nouvelle est tout aussi bonne pour nous, bien évidemment: il nous faut produire plus de nourriture sur la même terre, pour nourrir une population mondiale plus importante et plus prospère. De toutes les méthodes pouvant être employées pour pallier cette situation, la modification de notre alimentation demeure l’une des plus efficaces. Ne mangeons pas la viande: mangeons ce que la viande mange.

2. Nous n’avons jamais été en meilleure santé. Selon les chiffres de la Banque mondiale, les progrès de la médecine vont sauver environ deux millions d’enfants nés cette année: si les taux de mortalités d’il y a dix ans étaient encore d’actualité, ces enfants seraient morts avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans. La lutte contre la mortalité infantile a encore progressé cette année, et l’effort visant à vacciner les enfants du monde entier (contre un nombre croissant de maladies) y est pour beaucoup.

Parmi les innovations les plus prometteuses, on peut notamment citer la distribution d’un nouveau vaccin contre les infections à pneumocoques (septicémies, pneumonies…), qui tuent 1,6 million de personnes par an. Aux Etats-Unis, on peut se réjouir de cette nouvelle pour une toute autre raison – égoïste, celle-là: si nous parvenons à contenir une maladie à l’échelle mondiale, l’égarement néfaste des parents américains qui refusent de faire vacciner leurs enfants aura moins d’impact sur notre santé collective.

3. Le monde est plus riche que jamais. Cette année, l’économie américaine a certes été marquée par la stagnation et par l’angoisse de la population – mais on a également enregistré un recul sans précédent de la pauvreté absolue dans le monde entier. En 1981, la moitié des habitants du monde en voie de développement ne disposaient que d’1,25 dollar par jour pour vivre; aujourd’hui, seule une personne sur six est dans ce cas.

Les Etats-Unis peuvent s’en réjouir: les personnes qui sortent de la pauvreté sont autant de nouveaux consommateurs de produits américains. Ces dix dernières années, les exportations américaines vers les dix-neuf pays connaissant la croissance économique la plus rapide ont presque quintuplé.

4. Nous sommes de plus en plus intelligents. Aux Etats-Unis et dans plusieurs pays développés, les secteurs technologique et scientifique progressent à une vitesse incroyable. Les trouvailles de cette année en sont la preuve: Google a inventé un robot pouvant assister à votre place aux réunions barbantes, et nous avons découvert une vingtaine d'exoplanètes, corps célestes en orbite autour de lointaines étoiles.

C'est également la première fois qu'autant de personnes peuvent profiter de ce savoir. Et ce même en Afrique subsaharienne: les statistiques les plus récentes établissent que plus de trois enfants sur quatre vont désormais à l'école primaire. «Scolarisation» et «assimilation des fondamentaux» sont certes loin d'être des synonymes, mais ce phénomène représente toute de même une avancée d'importance.

Et si l'on entend fréquemment parler d'une crise de l'éducation aux Etats-Unis, les résultats du dernier National Assessment of Educational Progress (évaluation périodique des élèves, initiée en 1990) viennent de prouver le contraire: ils n'avaient jamais été aussi bons.

5. Nous sommes de plus en plus pacifiques. Joshua Goldstein l'écrivait récemment dans Foreign Policy: ces dix dernières années ont vu moins de morts provoquées par la guerre qu'aucune décennie du XXe siècle. L'année dernière, les Etats-Unis étaient encore impliqués dans deux conflits, et maintenaient leur présence militaire en Irak; par leur faute, plusieurs soldats de la communauté internationale sont malheureusement tombés au combat.

Toutefois, le retrait des troupes a enfin commencé. Aux Etats-Unis, la fréquence des crimes violents n'a cessé de baisser avec le début de la récession - plus d'1,8 million de crimes violents signalés en 1990, contre 1,2 million en 2010.

6. La liberté et la démocratie gagnent du terrain. La Tunisie a voté il y a quelques semaines, des élections devraient (théoriquement) avoir bientôt lieu en Egypte, et la Lybie s’est enfin débarrassée de la famille Kadhafi. Le chemin menant de l’autocratie à la démocratie la plus stable est certes rarement dépourvue de zigzags et de nids de poule, mais au moins, bon nombre de pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ont atteint la première étape du périple; et la Birmanie pourrait bientôt les rejoindre. Là encore, c’est une bonne nouvelle pour les Etats-Unis: les statistiques prouvent que les démocraties sont moins belliqueuses que les autres régimes.

7. Les réseaux sociaux nous rapprochent encore davantage. Le Printemps arabe aurait sans doute été possible sans Twitter, mais l’outil a grandement facilité son organisation; grâce aux tweets, les manifestants ont pu tenir le reste du monde informé des événements (sans Youtube, la violence des forces de sécurité syriennes ne serait encore qu'une série de rumeurs non confirmées).

Pendant ce temps, les progrès des technologies de la communication renforcent les liens à travers la planète. Il y a 214 millions migrants internationaux dans le monde – sans compter les millions d’autres qui parcourent leur propre pays.

S’ils ne peuvent partager un repas avec leur famille cette semaine, la technologie moderne leur permet désormais parler à leurs proches, et ce à un coût incomparablement plus bas qu'autrefois: une communication entre les Etats-Unis et l’Afrique coûtait plusieurs dollars il y a une dizaine d’année; aujourd’hui, quelques cents suffisent. Et l’Amérique – dont l’histoire est faite d’immigration, et qui a commémoré ces racines à l’occasion de Thanksgiving – devrait s’en réjouir. Des relations plus étroites favorisent le commerce et l’investissement, ce qui contribue au bonheur de tous – ici comme ailleurs.

8. Tout l’argent n’est pas bloqué dans les grandes banques. Grâce aux mêmes technologies, le volume des envois de fonds internationaux est passé de 132 à 440 milliards de dollars en dix ans. Avec les progrès réalisés dans le secteur des services bancaires en ligne et des technologies de l’identification, il est désormais possible d’effectuer des virements d’argent vers les populations les plus défavorisées du monde; nous pouvons donc mettre un terme à la pauvreté mondiale en toute simplicité – et pour un prix abordable.

9.Grâce à la science, nous vivons mieux, et plus longtemps. L’année 2011 en est un bon exemple. Nous avons vu la publication d’un travail de recherche indiquant qu’un vaccin contre le sida particulièrement efficace pourrait voir le jour sous peu; nous sommes plus que jamais en passe d’éliminer la poliomyélite à l’échelle mondiale; nous avons appris que le volume des investissements consacrés au marché des énergies renouvelables était désormais plus important dans le monde en voie de développement que dans les pays riches.

En plus de la forte croissance des pays en voie de développement et de la progression de la paix, de la démocratie et de l'éducation, les progrès soutenus de la technologie nous permettront de construire un monde plus sain, plus riche, plus stable et plus durable dans les années à venir.

10. Et pour conclure dans l’esprit de Thanksgiving: la terre abrite désormais plus de familles – et plus d’amis potentiels – que jamais. En 2011, la barre des sept milliards d’êtres humains a été franchie. Soit sept milliards de convives à inviter autour d’une table, et quatorze milliards d’épaules pour pleurer lorsque la vie devient insupportable.

Par ailleurs, les données recueillies par le World Values Survey semblent indiquer qu’une grande majorité de cette population en constante évolution est relativement épanouie. En Chine et en Inde, plus de trois personnes sur quatre affirment être "heureuses" ou "très heureuses". Au Brésil, elles sont 90%. La plupart des habitants de la planète sont très contents d’y vivre – et nous devrions tous suivre leur exemple.

Il nous faut certes relever un défi de taille : engager nos modes de consommation sur une voie plus durable à l’échelle mondiale. (Si vous lisez ces lignes avant les fêtes, commencez par éviter de prendre une seconde part de tarte à la citrouille.) Mais lorsqu’elle est associée à la démocratisation croissante de l’éducation, l’accroissement de la population mondiale signifie également que notre planète abrite un nombre beaucoup plus important de génies potentiels susceptibles d’élaborer une solution à ce problème – comme Norman Borlaug et Maurice Hilleman avant eux.

En cette période de fêtes de famille qui s’ouvre, réjouissez-vous de vivre à notre époque, où la qualité de la vie est plus élevée et plus répandue que jamais. Peu de personnes ont vu leur situation empirer depuis l’année dernière; néanmoins, nombre d’êtres humains sont encore accablés par une souffrance inutile. Si vous voulez changer cela, dépêchez-vous de nous dire ce que vous, ou votre pays, pouvez faire pour la planète – avant que les agapes de la saison des fêtes ne vous plongent dans un état second…

Charles Kenny
Traduit par Jean-Clément Nau
Source: www.slate.fr
Mamoudou Kane


              

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