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Les 25 techniques de la propagande israélienne pour justifier leur barbarie


Actualité
Jeudi 7 Août 2014 - 20:00

Massacrer des civils innocents en se faisant passer pour de blanches colombes est tout un art, voici un bref aperçu des méthodes qu'utilisent les sionistes pour justifier leur barbarie.


La propagande israélienne vue par AWDNews
La propagande israélienne vue par AWDNews
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La guerre de propagande d'Israël a franchi une nouvelle étape dans la bassesse. Alors que le monde essayait encore d'encaisser le choc du meurtre de masse à Shejaiya, Benjamin Netanyahou s'est montré devant les caméras de CNN pour affirmer que le Hamas se sert des « télégéniquement morts » pour promouvoir « sa cause. » Il a ajouté que pour le Hamas : « Plus il y a de morts, mieux c'est. » Même si Netanyahou avait suivi le script prévu par la propagande qui consiste d'abord à montrer de la sympathie et à exprimer des regrets, en réduisant les Palestiniens tués à des sessions photographiques, il a montré comment fonctionne son esprit.

 
Il existe un script standard pour la manière de parler des victimes palestiniennes. Après qu'Israël a tué quatre garçons sur une plage de Gaza le 16 juillet, la classe médiatique américaine s'est alignée sur le canevas de la communication israélienne : reconnaître la tragédie mais faire porter le chapeau au Hamas. C'est exactement ce qu'a fait Mark Regev, le porte parole israélien, quand il a été soumis à un feu roulant de questions par le journaliste présentateur John Snow sur Channel 4 News. (Angleterre). C'est également ainsi que le porte parole du Département d'Etat US Jen Psaki a répondu, utilisant le même argumentaire mot pour mot.
Ce canevas, ce cadre argumentatif, a été développé en 2009 et est exposé dans le Global Language Dictionary de l'Israel Project. Ce manuel orwellien propose une méthode détaillée sur la manière de « communiquer efficacement pour soutenir Israël. »
 
Un de ses premiers commandements est que les propagandistes pro-israéliens doivent montrer de l'empathie. Le manuel souligne qu'ils doivent « montrer de l'empathie pour les DEUX camps » (en majuscules dans le texte original) comme moyen de gagner en crédibilité et en confiance. Pour s'assurer que ce point sera bien compris, le manuel répète encore (en gras souligné cette fois) l'instruction «utilisez l'Empathie » - l'idée étant que l'empathie est un outil important à utiliser dans la guerre de propagande.
 
Quand des femmes et des enfants palestiniens innocents sont tués, la première réponse doit consister à faire preuve d'empathie ; la suivante est de reformuler le problème en observant qu'on ne peut pas en faire reproche à Israël qui ne fait que se défendre et qui veut seulement la paix. Même quand pleuvent mort et destruction, le manuel est clair : « Rappelez à l'auditoire - encore et toujours - qu'Israël veut la paix. »

Elaboré après la guerre contre Gaza en 2008, à un moment où les Américains commençaient à montrer une plus grande sympathie pour les Palestiniens, ce manuel de propagande essaye de combler certaines des insuffisances [de la propagande, NdT] pendant l'opération Plomb Durci. Parmi les diverses améliorations qu'il propose, le manuel note qu'il est important de faire la distinction entre le peuple palestinien et le Hamas. Ayman Molhyeldin, un des rares journalistes internationaux à avoir couvert Plomb Durci, avait observé qu'Israël cherchait à « présenter tout le monde à Gaza comme des sympathisants du Hamas, des sympathisants terroristes » comme moyen de justifier les tirs meurtriers aveugles.

Le manuel de 2009 va au rebours de cette stratégie, en affirmant que bien que les Américains « saisissent » que le « Hamas est une organisation terroriste... s'ils ont l'impression que vous attaquez le peuple palestinien ;;; vous perdrez du soutien. » Le manuel souligne encore : « En ce moment même, beaucoup d'Américains ont de la sympathie pour le sort des Palestiniens et cette sympathie va se renforcer si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants. »

En d'autres termes, si on veut le recul de la sympathie pour le peuple palestinien, de nouveaux procédés sont nécessaires pour en compléter d'autres plus anciens.

Les techniques d'une communication efficace :

Les premières pages sont consacrées à ces techniques d'une communication efficace, "25" (en réalité 26) sont successivement développées. En voici la liste assortie d'un bref commentaire :

- Les personnes à persuader (Persuadables) ne se soucieront pas de ce que vous savez avant de savoir à quel point vous vous en souciez. Montrer de l'empathie pour les DEUX camps : Le but est de gagner les coeurs et les esprits en désarmant les sceptiques par l'affichage d'une préoccupation pour la paix pour les deux camps.

- Expliquer vos principes : Le public américain réagit d'autant mieux qu'il connaît le pourquoi d'une action.

- Différencier clairement le peuple palestinien et le Hamas : Le but est de ne pas donner l'impression d'attaquer le peuple palestinien, mais le Hamas, largement perçu comme une organisation terroriste (même si les palestiniens ont élu le Hamas).

- Il n'y a JAMAIS et TOUJOURS, aucune justification pour le massacre délibéré de femmes de d'enfants, JAMAIS : Le but est de renverser le postulat (erroné de mon point de vue) selon lequel les palestiniens chercheraient à justifier leurs actions répréhensibles par leur désespoir. Pointer du doigt l'acceptation commune de ne pas tuer des femmes et des enfants. L'argument, pris isolément, est aisément réversible cependant.

- Ne pas prétendre qu'Israël est exempt de fautes et de défauts : utiliser l'humilité.

- Faire attention au ton employé : Israël est désormais plus largement vu comme un agresseur ou un occupant, ce qui implique de ne pas employer un ton condescendant ou paternaliste.

- Stop-Stop-Stop : Derrière ce titre, il s'agit de reprendre constamment le vocabulaire militariste des organisations extrémistes pour se le réapproprier ("nous savons ce qu'est le terrorisme") ou le dénoncer ("cessez d'utiliser le langage de la violence")

- Rappeler incessament au public qu'Israël veut la paix : Raison 1 : Parce que le contribuable américain ne veut pas que son gouvernement finance un pays s'il n'y a pas d'espoir de paix / Raison 2 : Parce que c'est la partie qui est perçu comme voulant la paix qui gagne sur le terrain de la communication.

- Les américains veulent une équipe à acclamer. Laisser le public connaître des choses positives sur Israël.

- Établir des parallèles directs entre Israël et l'Amérique, y compris la nécessité de se défendre face au terrorisme : « Le langage d'Israël est le langage de l'Amérique (États-Unis) : "démocratie", "liberté", "sécurité", "paix" ».

- Ne pas parler de religion. L'auteur insiste sur le fait que cela peut être dur pour la communauté juive, mais que pour le public américain et européen il est important de ne pas apparaître comme un état religieux extrême.

- Peu importe ce sur quoi porte la question, construire un message pro-Israël productif : Pas besoin de répondre à la question directement, la maîtrise de la réponse rend nécessaire de construire un message en faveur de la politique israélienne.

- Parler du futur, pas du passé.

- Utiliser des questions rhétoriques.

- Espoir : Utiliser le langage de l'espoir car c'est ce que les gens veulent entendre.

- Aller là où les gens sont : établir une stratégie de communication qui rencontrera la portée la plus importante.

- "Keep It Simple, Stupid" (K.I.S.S), et dire, dire encore... : technique classique.

- Éviter l'analyse paralysante (analysis paralysis) et être pro-actif : Éviter l'écueil de plusieurs associations pro-israélienne et ne jamais oublier le but fondamental qui est d'amener plus de personnes à soutenir la position israélienne.

- Ce n'est pas juste ce contre quoi vous êtes, mais ce dont vous êtes en faveur qui compte.

- Toujours commencer son discours, son communiqué de presse ou son débat par l'élément le plus positif.

- Toujours concéder au moins un point (même non essentiel) dans un débat.

- Ne jamais, jamais, JAMAIS, s'exprimer en énoncés déclaratifs.

- Reconnaître la complexité de la situation avant de la simplifier et de la clarifier.

- Ne jamais essayer d'étaler sa crédibilité avec les médias : éviter de renvoyer aux défauts de crédibilité des médias, surtout aux États-Unis.

- Idem avec la communauté internationale : Ne pas se plaindre de la situation du Monde Vs Israël. - La réciprocité (mutuality) est un concept clé : Principalement en ce qu'il permet de mettre les partenaires sur un même pied et d'éviter de présenter les choses selon la grille "David contre Goliath".

L'élite politique américaine, l'élite israélienne et les propriétaires des grands médias ont en commun un ensemble d'intérêts politiques et économiques qui garantit la domination de la propagande israélienne dans les médias établis. Si les journalistes et les médias s'écartent trop du script, diverses organisations pro-israéliennes comme CAMERA déclenchent un tir de barrage et mobilisent suffisamment de pression sur les rédactions et les journalistes pour qu'ils rentrent dans le rang.
Comme Glenn Greenwald l'a observé récemment, les personnalités et les cadres dirigeants des médias ont plus « peur » de traiter d'Israël que de n'importe quel autre sujet.


AWDNews




              

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