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Le scrutin présidentiel: Un mandat d’adieu ?


Actu Mauritanie
Jeudi 26 Juin 2014 - 12:26

Sans surprise, Mohamed Ould Abdel Aziz a été réélu, à 81,89% du suffrage exprimé, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du samedi 21 juin 2014.


Le scrutin présidentiel: Un mandat d’adieu ?
 Suivi de loin, mais non sans surprise, du candidat Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’IRA, organisation des droits humains non reconnue, avec 8,67% des voix. Boidiel Ould Hoummeid et Sarr Ibrahima ont eu respectivement, 4,5% et 4,44%, et enfin l’unique femme de l’élection avec 0,49% des suffrages exprimés. Sur les 1.328.168 inscrits, 705.788 seulement qui se sont déplacés pour s’exprimer en faveur d’un scrutin boycotté par le Front National Démocratique Uni ( FNDU), d’une part, et l’Alliance Populaire Progressiste (APP) de l’ancien président de l’Assemblée Nationale, d’autre part.

Si le taux de participation – donné pour véritable enjeu de combat de cette élection- a dépassé de quelques points la barre de cinquante pour cent, il constitue un passage médiocre, pour Ould Abdel Aziz, ce n’est pas son taux de réussite, à lui, 81, 89%, qui donne un sérieux et un semblant de crédibilité à l’affaire. C’est parti pour un second et, normalement ultime, quinquennat. Un mandat d’adieu, si l’on ose dire. Quoique, ici, on n’est jamais sûr ! Arrivé à la tête du pouvoir à l’issue d’un putsch contre le premier président, légitimement élu, dans l’histoire du pays, Mohamed Ould Abdel Aziz, alors général, allait négocier avec difficulté son troc de treillis militaire contre un habillement, pour ne pas dire habillage, civil.

Son premier mandat restera, entièrement, marqué par une crise politique post-coup d’Etat. Jamais, ni lui, ni ses partenaires d’opposants politiques, ne sont parvenus à une entente définitive et consommée. Un consensus, dit-on, qui permettrait de pacifier une scène politique qui continue de bouillonner et risque fort bien de poursuivre, crescendo, son exacerbation. Une participation de l’opposition démocratique aurait sans doute donné plus de crédit au scrutin du 21 juin dernier. Plus de légitimité. Et une mort ou presque à l’opposition démocratique.

Et Mohamed Ould Abdel Aziz passerait bien un second mandat plus paisible, plus serein. Et songerait, peut-être, plus calmement à l’après second et ultime mandat constitutionnel. Un adieu relativement sans grosses inquiétudes, puisque facilement négociable auprès d’une classe politique affaiblie, voire essoufflée par ce qui fera déjà une décennie de marginalisation. Ce qui ne gênerait pas, au passage, la tentative – tentation- de la possibilité d’un troisième mandat. Seul contre tous… Le second mandat d’Ould Abdel Aziz, il le passera, finalement, seul.

Contre tous. Contre non seulement une opposition de plus en plus radicalisée. Mais aussi contre et en face de tant de défis, de questions et de questionnements… Se complaira-t-il, au cours du mandat qui commence, dans sa veine du mandat finissant ? Veine qu’il a reprise avec une escalade permanente lors de la dernière campagne électorale, contre l’opposition, qui a refusé de l’accompagner dans ce qu’elle considère comme ’’ un agenda unilatéral’’. D’aucuns prédisent ‘’la possibilité d’un dialogue post-présidentiel.

A travers lequel, une élection législative et municipale suivie d’une présidentielle anticipées’’. Pour faire des adieux, de tout repos, il n’y a pas mieux ! D’autres, par contre, surtout au sein de certains milieux de la majorité prétendent que ‘’l’élection du samedi dernier était celle qui consacre le renouvellement de la classe politique’’. Pour ainsi suggérer ‘’une retraite aux opposants, qui ont boycotté l’échéance, devenus, selon eux, trop vieux pour le jeu politique.’’

Durant sa campagne électorale, le candidat favori a entretenu un discours quelque peu extrême vis-à-vis du FNDU. Un autre discours extrême a émergé au cours de cette campagne. Celui de Biram Ould Dah Ould Abeid. Qui s’en prenait, aussi bien comme le candidat favori, aux hommes d’affaires, aux opposants boycottistes et au système beydhane. Tous les deux sont arrivés en tête à l’issue du scrutin. Comme pour dire la mort du politique.

Et la naissance d’un discours, qui n’a rien de politique pour faire la politique. Etait-ce juste un discours de campagne ? Ou bien la couleur qu’on aime bien donner au second mandat ? Il est peut-être un peu trop tôt pour se prononcer. Dans quelques jours, un Mohamed Ould Abdel Aziz bis sera investi. Sera-t-il le même du mandat qui s’achève ? Ou un autre qui naîtra avec l’ultime mandat ?

Source:Rmibiladi
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