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Noorinfo

Le roi Salman d'Arabie a-t-il convaincu Aziz de provoquer discrètement l'Algérie pour ensuite s'en éloigner ?


A.O.S.A
Mardi 28 Avril 2015 - 15:42


Le roi Salman d'Arabie a-t-il convaincu Aziz de provoquer discrètement l'Algérie pour ensuite s'en éloigner ?

Toute le monde a entendu que le royal accueil d’Aziz à Riad serait dû à une manœuvre en vue de se servir des soldats mauritaniens comme chair à canon dans l’éventuelle attaque au sol au Yémen alors d’actualité mais personne ne rapporte qu'il fallait peut-être toute cette diversion bollywoodienne pour convaincre Aziz en douce d’aider l’Arabie et ses alliés notamment Occidentaux, qui sont aussi les nôtres dans la guerre contre le terrorisme, en s’éloignant d’Alger d’une façon diplomatique de sorte que l’Algérie soit encerclée par des Etats soutenant l’Arabie Saoudite quelle qu’en soit la politique étrangère.


Aziz n’aurait jamais osé expulser un diplomate Algérien pour une vulgaire affaire d’article de presse contre le Maroc à propos de la drogue surtout que les réserves en cannabis dans le royaume chérifien ne sont pas négligeables au point de relever quasiment de « l’industrie » tolérée. Plusieurs études le prouvent et plusieurs rapports d’autorités compétentes l’attestent. Il suffit de faire quelques recherches sur Google pour en trouver un paquet inattaquable.

 

Notamment ce rapport complet du très sérieux Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies sur la situation du cannabis dans le Rif marocain (2001).


On peut y lire P 3 en Introduction « Dans le rapport pour 1999 de l’OCRTIS on peut lire : « Le Maroc demeure le premier exportateur direct [de résine de cannabis] à destination de la France avec 35 590 kilogrammes saisis, quantité dépassant les niveaux records de 1993 et 1994 (23 700 et 23 151 kilogrammes). Si l’on inclut les quantités saisies en provenance d’Espagne, 95 % de la résine saisie en France est en provenance du Maroc ». Ces remarques pourraient être étendues, avec quelques nuances, à l’ensemble de l’Europe où la production marocaine est à l’origine de 80 à 90 % des saisies de haschisch. »


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P 10  « Le discours des représentants de l’Etat laisse clairement entendre que l’éradication du cannabis n’est pas une priorité d’autant moins qu’ils considèrent que l’Europe est en voie de légaliser la consommation de ses dérivés.
Ils s’inquiètent cependant de l’extension des cultures à de nouvelles régions. Par exemple des paysans de Bab Berred et de Ketama louent, depuis 1999, de bonnes terres dans les régions de Mokrisset et de Zoumi dans le seul but de cultiver le cannabis. Les paysans de cette zone de production, qui n’avaient pas de tradition de culture du cannabis, apprennent des nouveaux arrivants à la produire et c’est ainsi que se propage la culture illicite dans de nouvelles régions.


Même phénomène dans la province de Tétouan où il est observable jusqu’à Tanger. Le problème, plus que l’extension des superficies, est leur progression vers des zones agricoles riches. A Bni Boufra et Zoumi, il existe même deux cycles de culture : on sème en février et en juin. Quant on demande aux paysans quels sont leurs besoins, dans leurs réponses, tout est lié au kif, en particulier l’irrigation. L’eau qui, à Bab Berred, était destinée aux pruniers et aux figuiers, a été détournée par le kif. Il semble que c’est à ce niveau que l’Etat a fixé la limite géographique à ne pas franchir, en particulier lorsqu’elles atteignent les périmètres irrigués des régions de plaine (voir carte p 8). Comme nous le déclare, of the record, un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture, « lorsqu’il y a exagération, on procède à un arrachage manuel ». Une campagne d’éradication a eu lieu en 2000, en particulier dans la région de Taouanate. Selon certains fonctionnaires de la DPA, 10 000 hectares pourraient avoir été détruits. Mais, même dans ce domaine, le gouvernement entretient la même opacité que pour tout ce qui a trait au cannabis. »


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P 11 « Récapitulatif de l’évolution des surfaces cultivées selon différentes sources 

1993 : (ministère de l’Agriculture, OGD) : 65 000 h à 74 000 h 

1995 : (PAIDAR-Med, Pascual Moreno) : 78 410 h 

1999 : (ministère de l’Agriculture, Labrousse) : 90 000 h

 2001 : (CERAI, DPA, Labrousse) : 100 000 h à 120 000 h »


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Voilà pour les chiffres, à lire tout le rapport via ce lien :

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epbxalhc.pdf


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Avec de telles sources, le journaliste mauritanien avait-il besoin de parler à un diplomate algérien pour savoir cela ? Admettons ensuite qu’il faille sévir, il existe mille façons d’interpeller directement Alger à ce sujet sans faire ce coup d’éclat qui semble vouloir faire plaisir à Rabat en humiliant la diplomatie algérienne. C’est trop gros pour être gratuit ou une erreur diplomatique surtout que nous savons que nos journalistes les plus médiatiques travaillent quasiment tous pour un « patron » étranger à la profession, qu’il soit citoyen mauritanien d’opposition ou du pouvoir car nos barons de la presse sont très bien informés et vivent surtout de rétention d’information quand il s’agit de racketter quelqu’un... Ils ont aussi pour certains un patron étranger à la Mauritanie.
 

Certains ne s’en cachent pas. On sait que tel est un fanatique mercenaire pro-Maroc assumé, tel autre prend ses ordres à l’ambassade de Riyad ou ailleurs jusque dans la CEDEAO car d’autres sont payés par divers chefs d’état africains qui les reçoivent régulièrement pour leur raconter ce qui se passe à Nouakchott entre deux conférences bidons comme autant de prétextes à un entretien ou plutôt un "entre et tiens !". Il faut bien vivre surtout quand on en vit bien.

 

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chezvlane


              

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