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Le « printemps arabe » vu par Pékin


Lu sur le web
Samedi 17 Décembre 2011 - 15:39

A Pékin, les représentants officiels chinois, quand on les interroge sur le « printemps arabe », focalisent leur réponse sur l’intervention militaire de l’OTAN en Libye.


Le « printemps arabe » vu par Pékin


Celle-ci, disent-ils, s’est inscrite dans la logique des interventions militaires occidentales en Irak et en Afghanistan et devrait aboutir au même échec. C’est pourquoi toute action contre la Syrie, même entérinée par les Nations unies, paraît exclue, la Chine s’appuyant sur le refus russe. Si son intérêt pour la question syrienne est faible, elle est capable de souplesse, comme le montre son appui à la dernière initiative de la Ligue arabe. Pékin considère cette dernière comme une instance légitime à faire des recommandations et même à décider de sanctions contre Damas, dans la mesure où cet interventionnisme reste cantonné à une dimension arabe. L’exemple libyen permet à la Chine de renchérir sur le principe de non ingérence, et de rappeler qu’elle demeurera intraitable sur tout ce qui touche à son environnement immédiat, perçu comme son espace vital face à Washington – qui compte pourtant y maintenir et même accroître son influence. La présence américaine au sommet des dirigeants de l’APEC — zone Asie Pacifique — des 12 et 13 novembre 2011 à Honolulu (Hawaï) en témoigne. Au-delà du « printemps arabe », la question de l’interventionnisme international souvent mis en œuvre par les pays occidentaux agit plus que jamais sur Pékin comme un repoussoir.

La récente publication du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur l’état d’avancement du programme nucléaire iranien, accompagnée de fortes pressions américaines et européennes pour faire voter de nouvelles sanctions internationales contre Téhéran, voire de le menacer de frappes ciblées (Israël), a été accueillie à Pékin avec le même scepticisme qu’à Moscou.
Ces nouvelles pressions sont contestées par la Chine, même si elle recommande à Téhéran de mieux coopérer avec l’AIEA. Si Pékin admet qu’il s’agit d’un rapport sérieux, il estime que les preuves supplémentaires avancées ne justifient pas que soient votées des sanctions supplémentaires au Conseil de sécurité. Partenaire stratégique de l’Iran en raison d’accords énergétiques de long terme, la Chine reste plus que jamais vigilante à préserver ses intérêts économiques, déjà fortement malmenés en Libye.

Tirant les enseignements sur le « printemps arabe », les autorités chinoises insistent sur « la faillite du système international de régulation des crises » et sur leur perte de confiance quant au rôle des Nations unies.
Selon les experts de la National Defense University à Washington, le Proche-Orient constitue, avant l’Asie du Nord et du Sud-Est, le problème majeur actuel des relations internationales. Pour Pékin, les crises de la région Afrique du Nord-Proche-Orient sont toutes interconnectées (Israël-Palestine, Syrie, Iran et Libye), ce qui conduit le pouvoir chinois à préconiser la « patience stratégique » face à la précipitation et à l’interventionnisme imputés à l’Occident. Par ailleurs, nos interlocuteurs chinois (jeunes quadras, anciens, militaires et universitaires confondus) voient ces révoltes arabes à l’aune des inquiétudes liées aux problèmes de politique intérieure et de société.

Marqués par les enseignements de la Révolution culturelle et plus encore par les événements de juin 1989 (place Tiananmen), ceux qui appartiennent à la génération des 60-70 ans évoquent tous cette référence pour insister sur le fait que la Chine ne peut se permettre une nouvelle vague d’instabilité interne. Le « printemps arabe » rappelle ainsi à cette génération le devoir de la Chine de se concentrer sur ses nombreux problèmes intérieurs et d’environnement proche, avant de s’atteler à jouer un rôle de puissance globale qu’elle n’est pas prête à exercer. La génération des quadras (universitaires et think-tanks), plus libérale, appréhende également le « printemps arabe » sous le prisme de la politique intérieure, mais en pointant clairement le changement de régime, comme en Libye et en Syrie.



lire la suite:

http://blog.mondediplo.net/2011-12-14-Le-printemps-arabe-vu-par-Pekin
Fatiha Dazi-Héni


              


1.Posté par le journal de personne le 19/12/2011 10:48
Les 4 printemps

Vous voulez vraiment m'interroger sur le printemps arabe, savoir s'il s'agit d'une énorme machination ou d'une révolution selon la norme si je puis dire?
C'est difficile... parce que je ne voudrai pas rajouter de la bêtise à la bêtise. Certains auteurs s'accordent à dire qu'il s'agit d'une conspiration, d'une révolution programmée pour ne pas dire annoncée, et à vrai dire je ne suis pas loin de leur emboiter le pas mais je dis attention tout de même ! La paranoïa n'est pas bien loin!
Et je préfère pour ma part, parler d'opportunisme plutôt que de conspiration, de récupération plutôt que de complot, de calculs plutôt que de scénario... parce qu'il y a pas plus complexe que les choses simples. Le printemps arabe comporte les 4 saisons !

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/12/les-4-printemps/

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