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Le présidentiable général Ghazouani n’a-t-il pas les moyens de soigner ses proches autrement ?


A.O.S.A
Lundi 19 Mai 2014 - 10:10


Le présidentiable général Ghazouani n’a-t-il pas les moyens de soigner ses proches autrement ?
Nos chancelleries semblent être devenues des succursales de la CNAM. On savait que notre diplomatie était une coquille vide gérée directement de la présidence, ce que l’on sait moins c’est que souvent, les chancelleries, surtout dans les pays développés, sont devenues des cliniques pour nantis et pas des moindres. S’il s’agissait de pauvres gens, on peut comprendre. Par exemple, l’ambassadeur Mahmoud Ould Brahim Khlil, tout proche du chef de l’Etat qu’il est, n’en est pas moins un pauvre diable par rapport à son patron et son entourage.
 
Aussi quand on l’envoie ambassadeur à Paris c’est surtout parce qu’il a de la proche famille malade qui se faisait soigner à Paris. De là le scandale de la fraude présumée à la sécurité sociale française qui défraya la chronique mais quand il s’agit d’un général tout puissant comme le général Ghazouani, a-t-il besoin de faire nommer  à l’ambassade à Washington quelqu’un de très proche pour raison de santé ? Ce n’est pas correct. Il faut arrêter de gratter la république quand on est à l’abri du besoin.
 
Là, le capitaine Krombelé nous raconte une scène atroce à l’ambassade à Paris quand elle fut saccagée : « J'ai vu moi-même le bureau et le secrétariat de l'ambassadeur qui semblent être visités par des lutteurs sénégalais ( sic ! ) en furie. Le colonel attaché de défense, malgré ses sommations: "je suis cardiaque, je suis cardiaque" n'a malheureusement pas été entendu car on lui a balancé son ordinateur "tout en un" et sa commode."
 
L’attaché de défense est donc aussi malade mais ce n’est pas tout ndeyssane même l’attaché culturel souffre lui d’un handicap physique « Mohamed Ould Md El Abd a eu plus de chance, à cet instant il était accompagné des jeunes diplomates Oumar Ould Mohamed Babou, Jar Nalla, du chef du protocole Mohamed Mahmoud Ould Mohamed, qui ont pu empêcher les manifestants de casser le mobilier de notre imputrescible attaché culturel installé au 2ème étage de l'immeuble malgré son handicap physique. »

http://cridem.org/C_Info.php?article=656430
 
Tout cela est bien triste et cela prouve encore une fois combien nos chancelleries sont devenues des maisons de repos mais encore une fois quand il s’agit de gens dans la gêne à la limite on peut comprendre mais quand il s’agit de proches parmi les proches de gens à l’abri du besoin de loin, on ne saurait cautionner une nomination à des postes diplomatiques justes pour raison de santé et gratter sur les fonds misérables de la république.
 
Pour le reste à propos du saccage : c’est inadmissible de ne pas tenir compte des cris de quelqu’un qui vous dit «  je suis cardiaque ! ». Pour le reste, cette violence répond à la violence car il n’y a pas plus violent que de priver quelqu’un de sa nationalité car il ne dispose pas de titre de séjour étranger, il n’y a pas plus violent que de gazer des misérables qui ont marché 400 km pacifiquement, il y a rien de plus violent que de ne rien faire pour régler ce genre de situation sinon en bottant en touche, il n’y a rien de plus violent que le mépris et l’arrogance face à ces cas-là.
 
La démocratie est née des cendres et des larmes, c’est un système qui a été imposé par la violence pour éviter la violence en se mettant d’accord sur un certain nombre de choses. Dès l’instant que l’état devient tyrannique, militarisé et persécuteur, il faut alors se poser la question des limites de la lutte pacifique et devenir indulgent face à ceux qui ne répondent plus de rien car plongés au cœur du désespoir et de l’humiliation.
 
A ce propos lire les articles de la constitution française éphémère de 1793  :
 
« Le peuple mauritanien, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur; le magistrat la règle de ses devoirs; le législateur l'objet de sa mission.
 
Article 11. Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

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