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Le président Mohamed Ould Abdel Aziz : les faux procès, les faux portraits et les haines féroces


Tribunes
Mardi 25 Juin 2013 - 19:21


Le président Mohamed Ould Abdel Aziz : les faux procès, les faux portraits et les haines féroces
Quand on s’essaye à l’analyse politique, il faut que les arguments présentés découlent d’une certaine logique pour que l’audition ou la lecture soit suffisamment  claire pour que le lecteur ou l’auditeur lambda puisse discerner ou se trouve le mensonge ou la vérité. Les postulats à l’emporte-pièce ne résistent pas à la plus simple analyse et ne peuvent convaincre personne. La politique, l’argent, les fonctions ne riment à rien s’ils ne sont pas acquis vertueusement. On peut considérer cet article comme est une défense du régime actuel, s’en est une effectivement, mais sachez bien que nous n’avons aucun rapport avec le Président de la République hormis le respect de la fonction qu’il incarne. Nous n’appartenons pas à l’UPR ou ses nombreux cercles et démembrements. Nous n’avons aucun mandat du Président ou ses collaborateurs pour le défendre et nous ne sommes ni corvéables, ni payables. C’est un acte gratuit, pour ceux qui en doutent, nous disons oui, ils existent encore des gens qui ont le sens de la mesure. Aujourd’hui, nous défendons les injustices faites au Président Mohamed ould Abdel Aziz, si demain un leader de l’opposition est pris à partie injustement et personnellement, nous serons là pour le défendre. Nous défions quiconque de trouver dans nos propos quelque chose qui puisse être pris pour une offense personnelle, une insulte, un propos sarcastique, un terme qui s’apparente à la haine ou à une flèche  faite pour nuire ou toucher à l’honneur ou la dignité personnelle de quelqu’un. Notre seul rapport avec Le Président Mohamed ould Abdel Aziz  est qu’il est le Président de la République islamique de Mauritanie jusque la fin de son mandat. A ce titre il est loisible à chacun de le critiquer tant que cela ne déborde pas du champ public vers les insultes outrancières et la personnalisation excessive. Malheureusement cette limite civique, morale et légale a été largement dépassée et placée au second plan. Nous espérons que chacun comprenne que les haines sont mauvaises conseillères et font perdre l’équilibre et l’objectivité nécessaire a toutes les analyses sérieuses et saines. Nous pensons que la presse qui n’a plus  sur sa tête l’épée de Damoclès que constituait la pénalisation des délits, la presse qui a désormais ses radios, ses télévisions libres, ses sites, ses journaux doit utiliser tous ses moyens pour être le rempart  infranchissable contre les dérives d’où qu’elles viennent. Nous espérons qu’elle sera le contre-pouvoir indépendant de tous et qui mettra fin  aux mensonges et fera triompher la vérité. Nous ne reviendrons pas sur certains sujets auxquels la décence nous interdit de répondre puisque trop vulgaires et très terre à terre. On  peut relever dans ce qui est dit et écrit pendant ses derniers mois quelques exemples :

-LES FAUX PROCES

1-L’opposition a mis le Président Mohamed Ould Abdel Aziz dos au mur

Depuis 1993 l’opposition n’a jamais pu mettre un Président dos au mur. La raison de cet échec répété est due aux querelles de préséance entre ses chefs. Ils n’ont jamais pu s’accorder sur une candidature unique a la présidentielle, ni organiser des désistements ou des listes communes aux municipales et législatives. A un an des élections Présidentielles regardez ou se trouve l’ancien Fndd et tous les  signataires de l’accord de Dakar sur l’échiquier politique national. Depuis 2008 et jusqu’aujourd’hui ils ont tous fait des allers et retours entre la majorité et l’opposition. Chacun y est allé :Le RFD, HATEM, L’UFP, L’AJD, tawassoul, Le MRP, ADIL, L’APP, EL WIAM et SAWAB. Seuls L’UDP et Le PRDR n’ont pas changé leur positionnement de départ. A L’heure actuelle il y’a trois coalitions politiques dans le pays mais on ne sait où se trouve la ligne de démarcation entre l’opposition et la majorité.

2-Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz est soutenu par la France     
                                            
La France connait pour des raisons évidentes, les rapports de force  entre opposition et majorité dans tous les pays  du sahel. Dans le contexte sous régional actuel, la Mauritanie et son Président sont ses alliés objectifs. Le Président Mohamed Ould Abdel  n’a pas sollicité son aide dans le contexte politique interne mais entretient avec elle des rapports qui profitent aux deux pays face à l’instabilité que connait la région sahélienne. Par contre au sein de la Cod c’est le flou qui règne : des députes prétendent que la France se mêle de nos problèmes, d’autres lui jettent des fleurs et certains organisent un comité pour lui demander des dédommagements pour la période coloniale.

3-Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz et ce qu’on appelle ‘les affaires’

Nous vivons tous dans ce pays et  nous  étions tous au courant avant le coup d’état de 2005 des informations qui circulaient à propos des deux dossiers importants que sont le passif humanitaire et le transit de la drogue. Les noms des personnes qui y étaient mêlées étaient un secret de polichinelle. Chacun sait que le nom du Président  Mohamed Ould Abdel Aziz n’a jamais été cite dans ces deux affaires. Il  faut trouver  un autre angle d’attaque pour le fragiliser s’il y’en a. Le problème des valises de faux dollars est un faux  débat puisque la ficelle est trop grosse et montre combien ceux qui l’évoquent se moquent du peuple mauritanien. Supposons pour un instant que le général Cdt le basep puisse convoyer du Ghana a la Mauritanie quatre valises de faux dollars qu’en ferait-il ? Venir voir le gouverneur de la banque centrale avec une section du basep et lui dire : Mr voilà quatre valises de faux dollars, prenez-les et donnez-moi de vrais dollars illico presto. Le gouverneur avec toute la bonne volonté du monde ne possède en caisse que quelques centaines de milliers de dollars  ou d’euros destinés aux missions. Même s’il avait une encaisse suffisante que ferait-il lui aussi pour  écouler quatre valises de faux dollars, toutes les opérations de la bcm se faisant par des virements de banque a banque et non en numéraire. Véritablement on est en plein dans le délire et le ridicule. L’ancien indicateur des RG mauritaniens dit dans son interview que le fabricant de faux dollars a un grand siège au Ghana et qu’il a pignon sur rue. Depuis l’existence des USA les agences fédérales ont pour mission permanente et prioritaire de traquer et de traduire en justice toute personne dans le monde qui fabrique un faux dollar. Elles se sont toujours dévouées à cette mission. Pourquoi ne s’intéressent-elles pas à cette fabrique de faux dollars installée dans un pays ami. Pourquoi épargneraient-elles ce Monsieur et son receleur, même si c’est un général mauritanien ? Pourquoi l’ambassadrice des USA en poste à Dakar, négocierait-elle avec la délégation de ce  général deux ans après si on se fie à la date indiquée par ceux qui ont monté cette histoire très mal ficelée, un Rambo peu réussi.

-LES FAUX PORTAITS

1-Président par accident

Dans toute l’histoire de la sociologie politique ont n’a jamais note l’arrivée d’une personne au poste de Président de la république ou de Chef d’état par accident. Pour arriver à ce genre de responsabilité il faut certaines qualités et des circonstances. Les qualités requises : le courage, l’ambition, l’intelligence et la patience, les circonstances : un coup d’état, une révolution populaire ou des élections. Il  faut rappeler que le général Mohamed ould Abdel Aziz  a été nommé par les chefs de l’armée Président du Hce après  le coup d’état qui a déposé le Président Sidi ould Cheikh Abdallahi. Le Président du Hce assurait la fonction de chef de l’état. On ne peut pas dire d’un général  coopte par tous les chefs d’une armée qu’il est venu par accident même s’il s’agit d’un coup d’état. Apres les accords de Dakar le général Mohamed ould Abdel Aziz a démissionné de l’armée et quitte les fonctions de chef de l’état pour être remplace à ce poste par le Président du Senat conformément à la constitution. Il s’est pressente comme candidat indépendant a une élection pluraliste et sous supervision internationale et a été élu au premier tour. Rien dans ce parcours ne peut être fortuit ou accidentel. Un homme qui se fait plébisciter  par tous les chefs d’une armée puis un an plus tard par le peuple ne peut qu’être de l’étoffe dans laquelle ont fait les Présidents.
 
 
 
2-l’ascension fulgurante

Apres sa sortie de l’école, Mohamed ould Abdel Aziz fut comme tous les nouveaux officiers affecte en garnison à l’intérieur du pays. Apres cette période on lui confiera les postes les plus sensibles dans l’armée : le Bsc l’:ancienne compagnie du quartier général des forces armées, puis adjoint du Cdt de la 6’eme région :nktt, aide de camp du Président de la République, puis Cdt de la garde présidentielle. Ses postes si sensibles dans notre pays ne sont jamais confiés à n’importe quel officier. Ni les relations, ni la parente par alliance ne peuvent à elles seules  amener un chef d’état à confier sa sécurité personnelle, son destin et celui de son régime  a un officier médiocre. La tentative de coup d’état prouvera au Président Maaouiya ould Sid’ahmed taya que le chef de sa garde présidentielle était un bon officier puisqu’il sera seul pour organiser les contrattaques qui feront avorter la tentative, quand tous les responsables civils et militaires étaient aux abonnés absents. Cela n’empêcha pas cet homme qui vivait au centre du pouvoir tous ses instants de comprendre rapidement que plus rien ne sera comme avant et  que le pouvoir et le pays, qu’il servait  allaient a la dérive. Le colonel Mohamed ould Abdel Aziz et son ami le colonel Mohamed ould Cheikh Mohamed Ahmed Cdt des blindes rappelé depuis le coup d’état avorte, tirèrent les conclusions qui s’imposaient de ce constat et commencèrent à préparer la prise du pouvoir entrainant dans leur projet  les d’officiers de leur génération et quelques officiers plus anciens mais qui ont accepté de participer. Ils avaient à eux deux, les deux commandements  les plus opérationnels du dispositif de sécurité : le basep et le bataillon des blindes. On ne peut considérer comme une félonie un coup d’état quand le pays est à la dérive. Tant que le pouvoir était dirigé correctement, ils n’ont pas manqué au devoir de le défendre.

3-Le pillage tribal

Historiquement les principales tribus commerçantes en Mauritanie  sont : Les Idawalis, les smacides, les teknas et les oualad besbas. D’autres tribus comme les Idawalhaj, les tajakant et  les Ideyboussates viendront grossir la liste. Ce n’est pas parce que le Colonel Mohmed Mahmoud ould Ahmed Louly est reste quelques mois Chef de l’état qu’ehel hamoud,Ehel Tajjedine ,Ehel Sejad ou Ehel Senhoury ont fait leur fortune. Les fortunes des Noueigued,d’Ehel Abdellahi  et Ehel N’Tahah existaient bien avant Le Président Maaouya ould Sid’ahmed Taya,Celles D’Ehel Khadda avec tous leurs segments,Ehel Abidine,Ehel Cheikh,EhelGharaby ,Ehel Bouamatouou Ehel El Mamy s’étaient forgées bien avant le Président Mohamed ould Abdel Aziz. Les teknas n’ont jamais eu de hauts fonctionnaires. Ils n’en n’ont nul besoin pour faire prospérer leurs commerces de père en fils. Véritablement porter des histoires de ce genre dans le débat public et politique et en faire une fixation ne sert pas l’image de ceux qui le font .Ce débat n’a qu’une seule finalité, celle  d’alimenter des haines gratuites entre les segments d’une société profondément tribalisée

4-Le Président Mohamed ould Abdel Aziz un pur produit du Président Maaouya.

En dehors des jeunes de 15 à 20 ans, de deux leaders de l’ancienne opposition, quelques rares professeurs de l’université, quelques membres des Flam, connaissez-vous une seule personne qui n’a pas fraye d’une façon directe ou indirecte avec le régime du Président Maaouya ould Sid’ahmed Taya ?Le Président Mohamed ould Abdel Aziz n’a pas de sang sur les mains, il n’a jamais géré un budget. Le budget de fonctionnement du basep était géré par les cabinets civil et militaire, les équipements étaient achetés et livres par l’état-major national. Le Cdt du basep faisait un travail uniquement militaire : on lui donnait des ordres qu’il exécutait, pas plus. Il ne s’est jamais mêlé à la politique comme certains de ses collègues.
 
 
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 -LES HAINES FEROCES

1-Des visions politiques et des trajectoires très différentes

                   Le Président Mohamed ould Abdel Aziz veut faire une rupture totale avec les pratiques, les hommes et les visions de tous les régimes qui ont précédé le sien. Le seul qui trouvera grâce à ses yeux est celui de Feu Moktar ould Daddah qu’il réhabilité en partie. Les barons du régime du régime du Président Maaouya veulent la restauration de son système dans toute sa plénitude. Les opposants  des années 1990, ne veulent pas entendre d’un régime dans lequel on peut sentir la moindre odeur de l’armée. A ces visions très éloignées les unes des autres s’ajoutent les trajectoires très différentes des hommes qui les animent. La grille de lecture de cette situation n’est pas très aisée.

 
En déclenchant le coup d’état de 2005, les colonels Mohamed ould Abdel Aziz, Mohamed ould Cheikh Mohamed Ahmed et leurs allies devinrent immédiatement le point de mire de l’ensemble des segments du régime du Président Maaouya ould Sid’ahmed taya qui avait duré  presque un quart de siècle et qui avait régenté toute la vie politique, économique et sociale du pays. La transition du CMJD avait quelque peu différée la confrontation. Avec le Président Sidi ould Cheikh Abdellahi l’ancien régime fut réhabilité. Cette réhabilitation devait impérativement sceller le sort de ses officiers et leurs allies civils et militaires sans compter le peu de cas qu’elle ferait de l’ancienne opposition au Président Maaouya ould Sid’ahmed Taya.
 
L’entourage du Président Sidi ould Cheikh Abdallahi lui suggérait depuis sa prestation de serment de limoger ce groupe d’officiers et ses allies civils le premier jour de son mandat, puis de radier les militaires quand les nouveaux chefs de
 
 
 L’armée auront pris les choses en main. Le Président Sidi homme bien élevé et peu vindicatif tergiversera longtemps avant de prendre cette décision. Un groupe d’amis très proche de lui et décidé à faire aboutir la décision de limogeage chambrera Mme Sidi, femme gentille et facilement influençable. Ils  créèrent beaucoup de malentendus plus fictifs que réels entre le palais, la famille et les officiers. Finalement la décision tombera dans les conditions que tout le monde connait. Apres la sortie du décret le général Mohamed ould Abdel Aziz sera mandate par ses pairs pour discuter avec le Président Sidi ould Cheikh Abdallahi.Ils eurent un entretien au téléphone sans résultats. Le chef d’état-major en tournée à l’intérieur, Les chefs de corps, les chefs  des forces de sécurité et les cdts des régions militaires voulaient le retrait du décret et une réunion avec le Président pour lever les équivoques et les malentendus entretenus par leurs ennemis. La seule garantie que les officiers avaient souhaité du Président pendant la période qu’il avait passé au pouvoir c’était la non réhabilitation des barons de l’ancien régime d’avant 2005.Apres la fin de non-recevoir opposée par le Président Sidi, tous les chefs de l’armée, des forces de sécurité et les Cdts des régions militaires mandatèrent ceux présents à Nouakchott pour neutraliser le pouvoir exécutif. Cette opération menée en peu de temps et sans coup férir, mettait fin à tous les espoirs latents de restauration du régimeTaya perceptibles entre 2OO5 et 2008.Elle fermait la porte à une revanche sur les officiers du coup d’état de 2005 et leurs alliés, revanche qui aurait pu aller bien au-delà du simple fait du limogeage et de la radiation. Le Président est un  technocrate, homme tranquille, bien élevé et sans histoires. Laisse à lui-même, il n’aurait jamais pris cette décision. Il était au début de son mandat, ses arrières protégés par de jeunes généraux qui commandaient une armée en pleine transformation.IL pouvait terminer son mandat et peut être un second sans incidents. Ceux qui lui ont fait prendre cette décision l’ont mal conseille et ont ouvert une crise qui n’avait d’autres fins que leurs intérêts personnels et une revanche pour restaurer sous le couvert du Président SIDI leur propre régime. Le Président est un cadre du régime de feu le Président feu Moktar ould Daddah, la tentative de le greffer au régime du Président taya avait échouée comme chacun le sait. C’étaient les mêmes personnes qui ont voulu le greffer à taya qui lui ont conseillé de procéder au limogeage des officiers. Un adage de chez nous dit ’le Satan des humains est beaucoup plus fort que celui des diables’. Depuis la mise en place du hce, rien n’a été épargné aux militaires et leurs alliés, même après les accords de Dakar et les élections qui l’ont suivi.

Cette haine et cette volonté de revanche prendront de l’ampleur dès les premiers discours du Président du hce et ceux de ses membres en tournée d’explication à l’intérieur du pays. Le ton fut donne : un trait est tire sur l’ancien régime dans tous les domaines de la vie du pays, ses barons seront indexes et menaces de poursuites pour les manquements qu’ils auraient commis pendant leur exercice du pouvoir. Les leaders de l’ancienne opposition à taya espéraient que la nouvelle transition leur ouvrirait des perspectives, ils  durent déchanter rapidement. Ces hommes étaient considérés par des pans du pays comme des hommes honorables qui ont combattu l’arbitraire en payant de leurs personnes : emprisonnements, interdiction de leurs partis et tracasseries en tous genres.  Dépités par l’attitude des militaires, les opposants de la première heure commirent une erreur stratégique qui leur coutera cher. Ils s’allièrent et furent cause commune avec les barons de l’ancien régime. Ils cooptèrent même certains parmi eux au sein de leurs formations. L’hétérogénéité de la coalition opposée au coup d’état lui donnera un manque de lisibilité qui profitera aux militaires et leurs soutiens qui centrèrent toutes  leurs campagnes sur les populations pauvres, les jeunes hommes et femmes victimes du chômage, la dénonciation de la gestion de l’ancienne classe politico-administrative quand elle était aux commandes du pays. En allant à Dakar l’opposition avait mal appréciée le rapport des forces entre elle et ses adversaires. L’absence de stratégie d’une candidature unique fit le reste. L’opposition sortira de l’élection battue collectivement et affaiblie. Certains pans de cette opposition rejoindront le camp du Président élu, d’autres resteront arcboutés sur leurs positions.

La stratégie du Président Mohamed ould Abdel Aziz de gouverner administratives et politiquement au pas de charge, sa nette démarcation du régime précédent, le refus de tout compromis avec ses adversaires d’hier qui ne reconnaissaient que du bout des lèvres sa victoire, mirent l’opposition dans une position inconfortable. Elle reprendra son activité normale qu’avec les évolutions ‘du printemps arabe ‘mais fut très vite  divisée sur la stratégie de reconquête du pouvoir. Cela entrainera certaines de ses composantes à la quitter pour se placer au centre de l’échiquier politique. N’ayant aucun penchant pour les méthodes du ‘printemps arabe’ et voulant éviter les violences dans le pays, ils entrèrent dans un dialogue avec le pouvoir. Ce départ a mis en mal les capacités de la Cod à mobiliser la rue. C’est pendant cette période de recherche de mobilisation de la rue qui coïncidera avec la libération des ondes et la dépénalisation des délits de presse, que le pays connaitra les agressions verbales les plus fortes, les mensonges les plus grossiers. La tonalité du  discours politique portait des relents  de  haine féroce. Pendant un moment silencieuse, la majorité elle aussi s’y mettra avec un peu moins d’agressivité chez certains de ses intervenants. Depuis que le pays existe jamais la haine n’a été aussi intense sur les radios, les télévisions, dans les journaux, dans les meetings et sur internet.

En écoutant les radios, les télévisions, en entendant les propos tenus au cours des meetings, en lisant les journaux ou les sites électroniques, on ne reconnaissait plus des hommes et des femmes qui nous été si familiers. Les mauritaniens jadis connus civilisationnellement par des conduites exemplaires faites de vertu, de dignité, et d’équité, sont devenus méconnaissables dès qu’ils sont devant un micro ou quand ils prennent une plume. La haine personnalisée même vis-à-vis d’un adversaire a des limites, quand elles sont dépassées, elle se retourne contre ceux qui la pratiquent. En politique il n’y a pas de haine personnalisée ou collective, il y’a des antagonismes normaux sur la façon de gouverner un pays, mais aussi tenaces qu’ils soient, ils doivent être exprimes de façon civilisée et conforme aux codes d’honneur de notre société ou les adversaires se respectent. Cependant on ne peut nier que le Président Mohamed ould Abdel Aziz a prive les barons de l’ancien régime des leviers importants qui permettaient aux hommes politiques d’avoir l’aura, les fonctions et les moyens financiers nécessaires pour fidéliser les clientèles. Cela a cristallisé les  haines intériorisées.

2-les reformes les plus visibles  faites par Président Mohamed ould Abdel Aziz

Sans verser dans les discours de ceux qui sont charges de vulgariser sa politique, nous citerons les mesures qui à nos yeux sont novatrices et qui ont ou auront des effets bénéfiques sur l’ensemble des citoyens. Depuis 2008, le Président Mohamed ould Abdel Aziz s’est évertué à :
-déterrer le dossier du passif humanitaire, procéder au retour définif des refugies, à réintégrer les fonctionnaires radies et inviter les cadres exiles à rentrer au pays
 
-Imposer la rigueur budgétaire et mener la lutte contre le fléau de ‘la fausse facture’ véritable plaie depuis trois décennies et sur laquelle se sont bâties d’énormes fortunes tant au niveau des fonctionnaires qu’à celui des ‘faux commerçants’
-Refuser l’intermédiation sociale et laisser le peuple revendiquer et poser directement ses problèmes, manifester publiquement pour faire valoir ses droits
-Fermer les robinets de l’argent facile pour que le mauritanien prenne conscience qu’il doit mener un train de vie conforme à ses moyens
-Démocratiser l’accès aux hautes fonctions : désormais les fils du pays issus des castes et tribus historiquement marginalisées côtoient en tant que ministres et officiers généraux, ceux nés de grandes familles de l’aristocratie zawaya et guerrière
-Faire recouvrer les impôts et les droits de douane ce qui permis d’autofinancer par des ressources nationales les grands projets de développement réalises ou en chantier.
-Innover et se projeter sur le long terme : tentative d’orienter l’agriculture vers la culture du blé et du sucre, effort de  doter le pays  de centrales d’énergies renouvelables, création de pôles de développements dans les zones de grandes pauvreté.
-Bannir par une loi ce honteux servage dans le travail qui existe depuis 1958 avec le début des travaux de la voie ferrée qui relie Zouerate à Nouadhibou et qui s’est attendu plus tard sur le reste du pays. Il a fallu 55 ans pour réglementer cette ignominieuse situation.
-Criminaliser l’esclavage et créer une agence multisectorielle pour s’attaquer aux séquelles en ciblant les populations victimes
-Dépénalisation des délits de presse et la libéralisation des ondes
.
Il est évident pour ceux qui connaissent les pesanteurs sociales dans  notre pays, la fixation de nos présidents sur leur popularité, la lenteur exaspérante de nos administrations, notre tendance à être bon chic bon genre, Le Président Mohamed ould Abdel Aziz, s’est avéré un homme décidé à bousculer les habitudes ,a reformer et inaugurer un style bien nouveau de gouvernance
 
 
                                                       
Aucune œuvre humaine n’est parfaite, ni exempte  d’erreurs, mais ce qui est essentiel, c’est la bonne foi, le courage de reformer sans se soucier des humeurs et faire renaitre l’espoir chez le peuple. Le grand mérite de ce travail est que près de 80% des projets ont été faits dans le domaine social.
 
Que le Président Mohamed ould Abdel Aziz parte aujourd’hui, ou demain,  qu’il soit battu ou gagnant aux prochaines élections, beaucoup de mauritaniens   retiendront de lui  les qualités suivantes :
-Une réelle volonté de reformer de fond en comble son pays. De 2008 à ce jour il était sur tous les fronts
-Une franchise non feinte quand il parle des problèmes du pays soit avec la presse, soit dans ses rencontres avec les populations. Il n’élude aucune question et appelle les choses par leurs noms. Il n’hésite pas à sanctionner des amis de jeunesse, des parents, des personnes pour lesquelles il a de l’affection ou de la considération. C’est un trait de caractère assez rare pour ne pas être souligne. Il est important et nécessaire a ceux qui ont la charge de diriger des états, surtout ceux ou les pesanteurs sociales sont très présentes
 
       CERCLE DES PATRIOTES INDEPENDANTS POUR UNE MAURITANIE VERTUEUSE : CEPAMAV
                                                                           Nouakchott, Juin 2013
chezvlane


              

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