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Le pouvoir n’a rien à perdre à enfermer longtemps Birame au contraire…


A.O.S.A
Lundi 19 Janvier 2015 - 18:32


Le pouvoir n’a rien à perdre à enfermer longtemps Birame au contraire…

Sans le soutien de l’extérieur qui lui a donné de grands prix et de formidables caisses de résonance, Birame ne représente quasiment rien en Mauritanie car ceux qui le supportent ne peuvent pas obtenir, comme d’autres, gain de cause en encerclant un tribunal pourtant, à ce que l’on sache, il y a plus de hratines en Mauritanie que d’islamistes radicaux même s’ils forment le gros des troupes d’un certain mollah très médiatique qui n’est pas du pouvoir et qui accuse les mollahs du pouvoir d’être «  les mollahs Banaveu ». Banaveu étant le plat du riche par excellence chez les pauvres car c’est un ragoût où l’on trouve une sauce délicieuse, de la viande, des patates et surtout une boîte de petits pois et autres fines carottes annoncées de Paris... Banaveu vaut aller à la soupe dans l’expression française.


Face au soutien de l’extérieur apporté à Birame, l’Etat mauritanien a voulu faire quelques gestes pour montrer à l’étranger que ce régime n’est pas celui de l’apartheid de l’Afrique du Sud dont parle Birame. Ainsi, en plus de nominations de hratines à des postes à haute visibilité mais sans véritable pouvoir au sens militaire du terme, l’Etat a fait voter des brochettes de lois criminalisant l’esclavage et l’Etat a créé une agence pour venir en aide aux plus démunis qui se trouvent être en majorité les hratines mais là encore il faudrait avoir une pensée pour tous ces maures bien blancs, bien arabo-berbères et même bien arabes qui sont bien pauvres comme les autres et ils sont bien nombreux. D’ailleurs, ils devraient monter une boutique comme les autres : « association des maures blancs, arabo-berbères et arabes pauvres parmi les pauvres », l’A.M.B pour faire court car personne ne parle d’eux et ils sont légion.


Ainsi face au soutien de l’extérieur, le pouvoir fit quelques gestes qu’il crut significatifs mais cela n’a servi à rien car la Mauritanie n’a cessé d’apparaître dans les médias du monde comme pays numéro 1 de l’esclavage et Birame comme le Spartacus mauritanien… Cerise sur le gâteau, au parlement européen, lors d’une séance mémorable, à force d’approximations scandaleuses, des parlementaires ont permis une résolution non contraignante pour dire au pouvoir mauritanien esclavagiste de faire doucement avec le Spartacus mauritanien, ce à quoi notre parlement a répondu du coq à l’âne, comme une déclaration de guerre politique, faisant croire aux populations que les européens lâchaient les parlementaires contre la Mauritanie car monsieur 48% refusait de laisser piller nos côtes.


C’est là que la guerre contre les européens a  éclaté publiquement, l’Etat n’ayant plus rien à espérer de l’étranger face au soutien accordé au Spartacus dont le discours représente une menace pour l’ordre établi car il ne veut rien de plus que voir les hratines renverser la table pour prendre le pouvoir qui leur serait dû car ils sont les plus nombreux. Désormais l’Etat mauritanien semble vouloir  montrer à Birame et à ceux qui croient que l’étranger peut le sortir de là, que personne n’y pourra rien car l’essentiel désormais étant de gérer et d’assainir la situation intérieure où l’atmosphère est devenue malsaine entre les communautés à cause d’un laxisme sans précédent face à la liberté de ton accordée au Spartacus onusien. 


De là Birame et ses compagnons promis à plusieurs années de prison en première instance malgré des chefs d’accusation assez nord-coréens car il a touché au sujet le plus sensible qui soit : la terre et dans la vallée où le problème ne concerne pas seulement les anciens esclaves exploités par toutes les ethnies et tribus mais aussi le problème des hratines qui cultiveraient des terres appartenant à des négro-mauritaniens expulsés en 89. C’est donc un terrain triplement miné pourtant la loi de 1983 sur la réforme foncière prévoit des droits sur la terre aux descendants d’esclaves qui ont cultivé une terre. Mais qui respecte cela maure ou négro-mauritanien ? On se souvient de l’affaire à ce propos chez les soninkés au Guidimakah en 2013.

chezvlane


              

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