Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Le parlement en Congrès : Sauver le dialogue…


Actualité
Vendredi 2 Mars 2012 - 01:45

Si le dialogue politique tenu, en novembre dernier, a été, souvent, présenté, à l’opinion, dans des envolées bien euphoriques, comme un choix national stratégique, aujourd’hui, il perd, en tout cas, de plus en plus de pertinence.


Le parlement en Congrès : Sauver le dialogue…

Ce n’est pas la Coordination de l’Opposition démocratique (C.O.D) qui en a boycotté les assises, qui n’y a pas cru, qui n’y croit toujours pas, qui fait ce constat. Son échec se dit et se redit, implicitement, d’ailleurs, par le départ en trombe de quelques partis, qui y ont, pourtant, cru et en ont, même, chanté les vertus entre villes et campagnes ; et qui se comptent, aujourd’hui, parmi les membres de la C.O.D. Le scepticisme  touche, à présent,  tous ceux qui ont pris part, l’automne dernier, à ces fameuses assises.  

L’euphorie post dialogue cède la place aux incertitudes teintées de doutes et d’hésitations. Après le départ, en série, de Saleh Hannena, Sarr Ibrahima, Ould Lek’Hal, la majorité d’Ould Abdel Aziz ne cesse de dégager des signes de cruels manques de confiance. Un peu perdue, elle s’interroge, désormais, sur l’avenir du pays. Un peu perdue, elle ne saurait se prévaloir de l’infime soupçon de foi  qui l’habitait, à la sortie du dialogue de novembre.

Jeudi dernier, trois partis de la majorité appellent à un deuxième dialogue. Un dialogue inclusif, déclarent, dans un communiqué, Yahya Ould Mohamed El Waqf, Kane Hamidou Baba et Moustapha Ould Abeiderrahmane. Surprenant, n’est ce pas, de la part des  personnalités censées être aux premières loges de la majorité présidentielle. La foi de l’opposition participationniste, quant à elle, est  fortement ébranlée.  Après la croisade contre ses partenaires d’hier, celle-ci essaie, à présent, de faire ses comptes…


Les bons comptes…
Au cours d’entrevues accordée séparément, au cours de la semaine dernière, par le président de la République aux patrons des partis, A.P.P et El Wiam, Messaoud Ould Boulkheïr et Boidiel Ould Hoummeid, les discussions ont été quelque peu corsées. Corsées, l’ont été, surtout, de la part de  Messaoud. Celui-là qui aurait clairement dit à son interlocuteur, son nouveau partenaire, qu’il a mis tout son crédit, en jeu, en acceptant de participer au dialogue national. Un dialogue, aurait-il dit, dont les résultats ne sont pas en train de voir le bout de chemin et que le Conseil Constitutionnel a rejetés. Mohamed Ould Abdel Aziz lui aurait rétorqué qu’il appliquerait un seul point sur les trois qui auraient été ‘’corrigé’’ par le Conseil Constitutionnel. On accepterait, le refus du Conseil Constitutionnel relatif  à l’âge requis des membres de la C.E.N.I (désormais situé, à 40 ans, d’âge minimum); mais on ferait fi des autres points sur lesquels le Conseil Constitutionnel s’était prononcé, aurait déclaré le ‘’Garant des Institutions de la République’’ ! C‘est-à-dire l’anti constitutionnalité des autres aspects se rapportant aux compétences de la C.E.N.I qui ont été décidé, dans le cadre du dialogue. Et que le Premier citoyen entend mettre en application en dépit de la sentence du Conseil Constitutionnel.
Messaoud ne serait pas sorti satisfait de ce stratagème, contrairement, à Boidiel Ould Houmeid. 

Ouverture du Congrès

Lundi dernier, le premier congrès parlementaire, réunissant les deux chambres, pour la révision de la Constitution, décidée, toujours dans le cadre de ce fameux dialogue, a été ouvert. Ce congrès intervient dans un contexte constitutionnel, objet de toutes les polémiques. Certains constitutionnalistes qualifient d’invalides les approbations d’un congrès devant impérativement compter sur la participation des 2/3 du Sénat. Ce qui ne pourrait se faire. Puisque le Sénat tourne, constitutionnellement, en ce moment, sans le tiers, dont le mandat est fini, depuis longtemps et les 2/3 restants comptent, au moins, un sénateur de l’opposition  boycottiste parmi eux. 

Toutefois, le Congrès Parlementaire s’attèle d’ores et déjà à élaborer son règlement intérieur pour définir son mode opératoire. Et, par la suite, s’emploiera-t-il, à attaquer les questions inscrites dans l’ordre du jour. Ce sera dans quelques jours. On attendra. D’ici-là. Pour savoir comment les résolutions de ce Congrès, iront-elles réconcilier, les partenaires politiques, au moins ceux de la majorité et de l’opposition participationniste,  avec celles du dialogue national ‘’stratégique’’.


AVT
Biladi

Noor Info


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter
Les + populaires