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Le Maroc célèbre la Fête du travail par une hausse du salaire minimum


Economie
Vendredi 2 Mai 2014 - 19:00


[AFP/Fadel Senna] Des manifestants brandissent des drapeaux lors d'une manifestation des syndicats organisée à Casablanca le 6 avril 2014.
[AFP/Fadel Senna] Des manifestants brandissent des drapeaux lors d'une manifestation des syndicats organisée à Casablanca le 6 avril 2014.
Le Maroc va augmenter le salaire minimum dans les secteurs public et privé, on annoncé les autorités à la veille de la Fête du travail, célébrée le 1er mai.

Cette nouvelle intervient à l'issue d'une réunion tenue le 29 avril à Rabat entre le gouvernement et les partenaires sociaux, syndicats et représentants du patronat.

A l’issue de cette rencontre, il a été décidé d’augmenter le SMIG dans la fonction publique à partir de juillet prochain, le faisant passer de 2 800 à 3 000 dirhams. Dans le secteur privé, le SMIG qui est actuellement de l’ordre de 2 333,76 dirhams sera relevé de 10 pour cent sur deux ans : 5 pour cent à partir de juillet 2014 et 5 autres pour cent à partir de juillet 2015.

Il a également été décidé de relever la pension minimale des retraites du Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) et d’augmenter les bourses des étudiants, sans préciser le montant de cette hausse.
La couverture médicale de la Caisse nationale de la sécurité sociale sera élargie aux parents des personnes assurées, après l’élaboration d’une étude de faisabilité.
 
Le ministre de l'Emploi Abdesselam Seddiki a fait part de son optimisme. Pour lui, le gouvernement est déterminé à poursuivre le dialogue social avec les partenaires sociaux et économiques et à répondre à leur cahier revendicatif. Il a néanmoins tenu à rappeler les contraintes d’ordre financier que toutes les parties doivent prendre en considération.
 
"Nous avons convenu avec les centrales syndicales d’organiser des dialogues au niveau sectoriel en prenant en considération les spécificités de chaque secteur, et de tenir des réunions de consultation autour des grands dossiers comme la réforme de la Caisse de compensation et des systèmes de retraite", a-t-il souligné.
 
Le gouvernement a mis en œuvre toutes les mesures qui ont été prises dans le cadre du dialogue social de 2011, pour un coût de 19 milliards de dirhams, a-t-il rappelé.
 
Bien que le gouvernement soit satisfait de l’évolution des négociations avec les syndicalistes, ces derniers affichent leur scepticisme. Le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT) Abderrahmane Azzouzi rappelle que toutes les doléances des syndicats restent encore en suspens.
 
"Le gouvernement a demandé unilatéralement de reporter la discussion de nos revendications", dit-il.
Pour faire pression sur le gouvernement, trois syndicats ont resserré les rangs. L’Union marocaine du travail, la Fédération démocratique du travail et la Confédération démocratique du travail célèbrent cette année la Fête du travail sous un même slogan : "Unis et mobilisés pour réaliser les revendications légitimes de la classe ouvrière et pour faire face à tous les défis".
 
Les syndicats appellent notamment au renforcement du pouvoir d'achat des salariés, à l’augmentation des salaires et des retraites, au respect des libertés collectives et individuelles, et à l’élargissement de la couverture sociale à l'ensemble des salariés.
Hamza Tahiri, 45 ans, comptable, relève que le maillon faible est le salarié qui voit son pouvoir d’achat dégringoler de jour en jour : "Il y a un grand décalage entre les discours et la réalité. Les salaires ne bougent pas alors que les prix augmentent de mois en mois. Les classes pauvre et moyenne souffrent. Il faut que le gouvernement s’attèle à la tâche pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens."

 


Une situation difficile pour les travailleurs mauritaniens

La fête du 1er mai est commémorée cette année en Mauritanie dans un contexte économique difficile.
Si pour le gouvernement, il y a eu des améliorations notoires dans la législation du travail et les conditions de vie des travailleurs, pour les centrales syndicales nationales, la situation est en revanche jugée "intenable".
 
Pour le Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU), "cette fête est célébrée cette année dans une conjoncture marquée par la dégradation constante des conditions de vie des masses populaires en général, et de celles des travailleurs en particulier".
Le FNDU cite entre autres "le gel des salaires face à la montée vertigineuse des prix ; les licenciements massifs des travailleurs ; et le chômage endémique, surtout dans les rangs de la jeunesse ".
 
Le FNDU lance un appel "à tous les travailleurs et à toutes les composantes de notre peuple pour s’unir dans un même combat afin de sortir le pays de la crise multiforme dans laquelle il se débat, et pour bâtir une Mauritanie unie, démocratique et prospère".
 

Par Siham Ali à Rabat et Bakari Gueye à Nouakchott pour Magharebia

 
Noorinfo


              

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