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La gomme arabique veut s’étendre au-delà du Soudan


Lu sur le web
Lundi 28 Mars 2016 - 12:21

La gomme arabique est de plus en plus demandée par l’industrie agroalimentaire. Mais elle est majoritairement d’origine soudanaise, ce qui ne facilite pas son commerce.


La gomme arabique veut s’étendre au-delà du Soudan
La gomme arabique veut s’étendre au-delà du Soudan. Ce pays fournit encore 60 % des besoins mondiaux dans ce produit de l’acacia. Mais si l’insécurité ne règne pas au Kordofan comme au Darfour, les sanctions des États-Unis contre le régime de Khartoum sont un véritable casse-tête aujourd’hui pour les deux premières entreprises de négoce et de transformation de gomme arabique au monde, deux PME françaises (Nexira et Alland & Robert).
 
La gomme arabique soudanaise a pourtant un régime de faveur aux États-Unis, et pour cause : il s'agit d'un ingrédient-clé pour les multinationales de sodas. Sans gomme arabique, les arômes et les couleurs ne se mélangeraient pas à l’eau, ils remonteraient à la surface ! Mais autant les entreprises américaines sont tranquilles une fois qu’elles ont obtenu le cachet du Département d’État américain, autant les deux leaders français de la gomme arabique peinent à obtenir des financements. Les banques françaises ont peur d’être à nouveau condamnées aux États-Unis pour violation d’embargo.
 
Une gomme de plus en plus demandée
 
La gomme arabique est pourtant de plus en plus demandée par l’industrie agroalimentaire, son usage a bondi de 20 % par an rien qu’avec l’avènement du chewing-gum sans sucre, dont les dragées seraient toutes craquelées sans gomme arabique.

Dans les bonbons chocolatés, la gomme empêche la graisse de cacao ou l’huile de migrer vers la surface. Dans les pays émergents, on redécouvre les vertus de la gomme arabique, plutôt que d’utiliser des amidons de synthèse à base de maïs.
 
La gomme ambitionne même aujourd’hui de remplacer une partie de la gélatine, qui est fabriquée à partir de peau animale. Elle fournit aussi de plus en plus de fibres aux aliments. Une tonne de gomme arabique vaut aujourd’hui 3 200 dollars.
 
C’est pourquoi le numéro deux mondial, Alland & Robert, cherche à relancer la culture de l’acacia hors du Soudan. Déjà très développée au Tchad et au Nigeria, la cueillette de la gomme arabique pourrait renaître en Mauritanie et jusqu’en Érythrée, et peut-être reprendre de l’ampleur au Sénégal.

Par Claire Fages
RFI
Noorinfo


              

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