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Noorinfo

La brigade de stups devant la «Guest house» de Taziast, j’y étais, ce n’est pas si clair…


A.O.S.A
Vendredi 22 Novembre 2013 - 00:22


La brigade de stups devant la «Guest house» de Taziast, j’y étais, ce n’est pas si clair…
Curieusement aucun policier en civil ou en tenue n’est venu me demander ce que je faisais là à deux mètres de la fine fleur des renseignements alors que les badauds étaient eux de l’autre côté de la rue. Peut-être que ma barbe et mon air sûr des droits de la presse, ont laissé croire aux policiers que j’étais des leurs en civil vu le monde que cet incident a fait sortir, toujours est-il que j’étais à exactement 1,5m des personnages les plus importants de cette affaire mais je suis arrivé un peu tard.
 
Je rentrais de l’arrivage d’une épicerie fine de nos quartiers chics à savoir celles qui nous refourguent à des prix prohibitifs des produits achetés en Europe dans les circuits de déstockage et autres lieux où l’on vend les produits avec une date de péremption limite. Soudain je vois 3 pick-up de la police et deux voitures de civils l’une d’un commissaire et l’autre sans plaque d’un de ces personnages des renseignements qui ne sortent que rarement des salles climatisées où arrive « lekhbar», toujours bien rasé, l’air indolent mais qui d’un regard peut vous délivrer ou vous envoyer au trou.
 
Dans ces cas-là, la moindre hésitation venant d’un personnage lambda peut sonner l’alerte chez la sentinelle chargée d’éloigner le peuple. J’arrive donc d’un trait et me dirige droit vers le premier policier en faction et lui dis d’un ton comme il faut sans dire bonjour «  éwa, lekhbar chinehi », « c’est quoi l’affaire » avec un ton qui n’attend pas de réponse. Il me laisse passer. Il existe plusieurs niveaux dans l’ordre des renseignements : il y a ceux qui viennent en premiers jauger l’affaire et en appellent d’autres le cas échéant et à côté de ça, il y a les autres, ceux que l’affaire ne regarde pas vraiment mais il s’agit toujours d’un œil de plus qui surveille les autres, un œil toléré. Il faut donc se rapprocher en montrant bien qu’on ne se cache pas mais ne pas aller trop loin car il est un seuil au-delà duquel le silence est suspect.
 
Je suis donc resté à 1.5m de la fin des discussions. Un jeune européen élancé parlait comme pris en faute assez gêné ; à côté deux maures de la sécurité expliquaient l’affaire en français au maure bien rasé de la voiture sans plaque qui semblait dire que la situation demandait une autre inspection mais je n’ai pas bien entendu car je suis resté  8 minutes avec à l’esprit qu’on pouvait d’un instant à l’autre m’éloigner de la scène. Je sors mon téléphone et j’appelle un ami pour qu’il vienne se renseigner mieux. Là arrive la brigade des stups avec des chiens semblables à des bergers belges malinois. 
 
Peut-être les mêmes pauvres chiens qui avaient à l’époque semé la panique à l’aéroport alors qu’ils avaient juste senti un lot inespéré de tichtar ( viande séchée locale très prisée par nos palais avertis )
 
La voiture, 4X4 Prado beige, a été alors entièrement visitée par ces chiens. Puis les hommes se sont regroupés puis dispersés au moment où une équipe de télévision, certainement privée, arrivait. La voiture fut garée à l’extérieur.
 
Aujourd’hui je lis dans la presse, la plus sérieuse disponible ce qui n’engage  à rien :

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chezvlane


              

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