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La Mauritanie et la guerre dans le Nord Mali : Les innombrables prétextes d’une participation


Actualité
Mardi 15 Janvier 2013 - 11:15

La guerre dans le Nord Mali a commencé. Les Islamistes qui ont pris l’initiative de l’offensive vers le sud, en direction de Bamako, pour conquérir tout le Mali, ont ainsi bouleversé le calendrier d’une reconquête du Nord, que les spécialistes ne programmaient que vers le milieu de l’année. Face à cette donne, l’armée mauritanienne qui a déjà envoyé des renforts tout au long de ses frontières orientales et septentrionales, pourrait ne pas être épargnée par un conflit qui frappe déjà à ses portes.


Entraînements d'éléments de l'armée mauritanienne, avec un instructeur français
Entraînements d'éléments de l'armée mauritanienne, avec un instructeur français
Hier, les combats étaient intenses dans la ville de Léré, à seulement 60 kilomètres de Fassala. Certes, les autorités au plus haut sommet ont à plusieurs reprises déclaré que la Mauritanie ne participera pas à la guerre au Mali, sauf…s’ils sont attaqués. Un prétexte qui pourrait bien être utilisé pour se joindre à l’effort de la communauté internationale et préserver les relations avec Bamako.

Selon des sources de presse, l’Etat-major des forces armées aurait envoyé de nouveaux renforts vers les postes frontaliers du pays avec le Mali, après l’entame des hostilités entre l’armée malienne épaulée par des forces françaises. Ainsi, des unités auraient quitté il y a deux jours Nouakchott vers les régions orientales, alors que l’alerte maximum a été décrétée pour toutes les forces déjà en place sur la ligne de front.

La menace des islamistes armés qui contrôlent le Nord Mali d’étendre les confrontations sur tous les points, sont en effet sérieusement pris en compte par le commandement militaire. Les combats qui font actuellement rage depuis deux jours, entre les groupuscules qui tentent de prendre le sud et l’armée franco-malienne, renforcée par des forces africaines, sont suivis avec la plus grande attention par la Mauritanie qui craint un débordement sur son territoire. Jusque-là, l’armée mauritanienne s’abstient de toute participation à la guerre, conformément à la décision prise par les autorités, mais rien n’indique que des facteurs géostratégiques et diplomatiques ne faussent ces promesses.

En effet, le président Mohamed Ould Abdel Aziz avait déjà soumis l’engagement des troupes mauritaniennes dans une éventuelle guerre dans le Nord Mali à deux contingences, une résolution des Nations Unies et en cas d’attaques des groupes islamistes. Alors qu’une résolution engageant la responsabilité de tous les pays membres de l’organisation des Nations Unies est déjà prise, rien n’indique qu’une participation mauritanienne plus active n’intervienne sous la pression de la

CEDEAO et de la France. Rester inerte alors que le Mali se bat pour sa survie, serait d’autre part néfaste aux relations entre les deux pays, si au nom de la solidarité, l’armée mauritanienne ne venait pas au secours d’un pays voisin et frontalier. L’existence de la communauté mauritanienne au Mali, évaluée à des dizaines de milliers, pourrait s’en ressentir, comme l’attaque contre un bus de transport appartenant à la SONEF l’autre jour au Mali, tente de le prouver. Certes, le conflit pour la reconquête du Nord Mali, ne fait que commencer et plusieurs pays de la CEDEA0 n’ont pas encore envoyé de troupes. Mais la guerre risque d’être longue et complexe. Les armées africaines enverront des hommes au front et la Mauritanie pourrait bien suivre le mouvement, sans qu’on puisse déterminer le moment. Mais selon plusieurs analystes, sa participation est inéluctable, d’où les avertissements répétés de la classe politique pour mettre en garde les autorités contre toute intervention au Mali.

Seulement, la pression des pays amis, comme la France et les Etats-Unis, qui viennent de déclarer leur décision à appuyer l’effort de guerre, constitue une arme de persuasion dont l’effet n’a d’égal que les intérêts réels de la Mauritanie à préserver de bons rapports avec les autorités de Bamako. Le premier ministre malien, lors de son récent passage à Nouakchott, n’avait pas exprimé un autre souhait que de voir la Mauritanie davantage engagée dans la cause du peuple malien. Face à la défection sur le terrain du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), que le régime en place avait soutenu dans les prémisses de la prise du Nord, Nouakchott pourrait bien revoir sa position, eu égard à la nature de l’ennemi commun, Aqmi et ses démembrement djihadistes.

Cheikh Aïdara
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              


1.Posté par avocat divorce le 17/01/2013 15:35
Le mali est un pays musulman et sa population n’a jamais pratiqué de génocide contre les habitants du Nord, alors pourquoi les bandes armées prennent-elles alors les armes pour imposer des changements ? La compréhension a ses limites….

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