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La Libye flouée à hauteur d'un milliard de dollars par Goldman Sachs


Lu sur le web
Vendredi 24 Janvier 2014 - 13:20

Le fonds souverain libyen attaque Goldman Sachs en justice pour recouvrer une partie des pertes occasionnées par des placements imprudents.


La Banque centrale de Libye, à Tripoli, 2011. REUTERS/Ismail Zitouni
La Banque centrale de Libye, à Tripoli, 2011. REUTERS/Ismail Zitouni

Les Libyens n'en ont pas fini de courir après les avoirs du clan de Mouammar Kadhafi. Lancé à la poursuite  des capitaux du Guide dans le sillage de la révolution de 2011, le gouvernement d’Ali Zeidan peine encore à mettre la main sur les dizaines de milliards de dollars que la Libyan Investment Authority (LIA) et le Libyan African Portfolio (LAP), les bras financiers du régime, ont niché dans les recoins du système bancaire international.

«Allez retrouver l'argent que la LIA a investi dans un fonds qui l'a versé dans un autre fonds. C'est une toile complexe», se désolait  un avocat d'affaires américain qui conseille le gouvernement libyen, en juillet 2013.

La tâche est d'autant plus rude qu’une part non négligeable des subsides recherchés ne sommeille pas dans quelques paradis fiscaux, mais a été perdu lors d’investissements hasardeux sur les marchés financiers.

Les nouveaux dirigeants de la Libyan Investiment Authority, le fonds souverain géré par l’Etat libyen chargé de faire fructifier les revenus du pétrole, ont pourtant décidé de ne pas rester les bras croisés. Mardi 23 janvier 2014, ils ont engagé des poursuites contre le géant bancaire américain Goldman Sachs devant la Haute Cour de justice de Londres,révèle Bloomberg.

Dans un courrier électronique, un porte-parole de la LIA a justifié le recours aux tribunaux en expliquant que «Goldman Sachs a profité de la relation de confiance qui la liait avec le fonds souverain du peuple libyen». La Libye, par le truchement de la LIA, reproche à la banque de lui avoir fait perdre plus d’un milliard de dollars dans des placements inconsidérés. Goldman Sachs s'est refusé à tout commentaire.

Le litige porte sur un investissement d’1,3 milliard de dollars opéré en 2008 sur les conseils de Goldman Sachs. Aux termes de l’opération, le fonds géré par Mohamed Layas et Mustafa Zarti, deux proches de Kadhafi, avait perdu 98% de sa mise. Un manque à gagner plus qu'inquiétant pour «la réserve personnelle du clan Kadhafi, le bébé de Seif al-Islam», un des fils du «Guide» libyen, selon une source interne au LIA citée par BBC Radio 4.

Furieux d'avoir subi un tel échec, les responsables libyens réclamèrent le recouvrement d’une partie des pertes à Goldman Sachs. Après d’intenses négociations, la banque américaine accepta de payer une compensation. Mais l’amende convenue, d'un montant de 50 millions de dollars, n’était pas destinée à la LIA. Elle devait venir alimenter les comptes du Palladyne International Asset Management, un fonds géré par le gendre du dirigeant de la compagnie pétrolière nationale.

Après avoir attisé la suspicion de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, l'arrangement amiable achoppa lorsque les violences éclatèrent en février 2011. Mais des négociations, plus âpres, devaient reprendre à l'issue de la guerre civile.

Dès juin 2012, le directeur de la LIA, Mohsen Derregia, annonçait vouloir traîner Goldman Sachs en justice.

«Nous avons perdu près d’1,75 milliard de dollars, dont 900 millions dans un seul investissement avec Goldman Sachs,fulminait M. Derregia. Nous allons étudier la façon avec laquelle ces produits financiers ont été structurés évalués et gérés. Ensuite nous verrons si nous pouvons réclamer un remboursement.»

Presqu'un an plus tard, en mars 2013, M. Derregia jetait l'anathème sur la Société Générale, accusée d'avoir fait perdre un milliard de dollars à la LIA.

«Des pertes qui oscillent entre 15 et 16 % sont acceptables, mais nos actions ont été dévalué de 80%. Nous voulons savoir ce qui s’est passé», s’était justifié M. Derregia avant de prévenir de l’imminence d’une action en justice

Poussé vers la sortie par le Premier minsitre, Ali Zeidan, au printemps 2013, M. Derregia parvint à se maintenir à la tête de la LIA à la faveur du soutien de certains membres du Conseil d'administration du fonds. Depuis lors, il se charge de récupérer les actifs libyens placés à l'étranger que les Nations unies ont ordonné de geler. Les avoirs de la LIA sont estimés à 65 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième fonds le plus important d’Afrique et le 20e mondial.

Source : Slateafrique

Mamoudou Kane


              


1.Posté par Kheir le 27/01/2014 09:43
Qu'est ce qui s'est passé? Rien de spécial, juste une belle "Quenelle" de l'internationale Goldman Sachs. Il est temps que le monde ouvre les yeux !

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