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La COD cherche à " piéger " le pouvoir


Actu Mauritanie
Mercredi 23 Mai 2012 - 10:55


La COD cherche à " piéger " le pouvoir
En optant pour des manifestations non stop, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) semble vouloir pousser le pouvoir dans ses derniers retranchements. Et le pousser à l’erreur. Réprimer, arrêter, réprimer. Une noria du désespoir qui pourrait bien finir par attirer l’attention de l’extérieur sur ce qui se passe en Mauritanie depuis plusieurs mois.

Pour un pouvoir qui déclare, haut et fort, qu’il n’y a aucun prisonnier politique dans ses geôles, ces manifestations, et l’ampleur qu’elles sont appelées à prendre dans les prochaines semaines, sont un jeu risqué. Soit, il continue à arrêter puis relâcher, au bout de vingt-quatre heures de garde à vue, soit il maintient ces " fauteurs " en prison, et il met fin à une renommée de démocratie que la COD cherche à écorcher, à n’importe quel prix.

C’est d’ailleurs pour pousser le pouvoir à multiplier les gaffes et, partant, de courir des risques inutiles, que la COD met en avant les jeunes qui manifestent au niveau de l’Université, de l’ISERI et maintenant, après la prière du vendredi, un peu à l’image de ce qui a déclenché la révolte - puis la révolution - en Egypte, à partir de la place " Tahrir ".

C’est pourquoi, ceux qui crient à qui veut les entendre que la Mauritanie est à l’abri du " printemps arabe " qui a déjà soufflé en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Libye (et emporté les dictateurs dans ces pays) doivent bien recommander au président Aziz de ne pas suivre la COD dans son jeu. Il doit laisser ses opposants manifester, crier leur saoul et voir après. S’il s’agit, comme le prétend l’opposition radicale, de manifestations pacifiques, ce sera un bon moyen de tester, à l’échelle grandeur nature, son audience auprès des populations et savoir, quel avenir à son slogan " Aziz dégage ". Mais si les manifestations ont comme principale objectif, comme le laissent penser les soutiens du pouvoir, de semer la pagaille dans un pays à la fragilité - déjà - éprouvée, il y a lieu de soutenir la volonté du gouvernement d’éviter tous dérapages de nature à engendrer des effets aussi néfastes que ceux vécus actuellement en Libye et en Syrie.

On sait pourtant qu’une certaine logique commande au pouvoir et à ses soutiens de prendre garde à ne pas trop tirer sur cette ficelle. Le désir de " noyer " les manifestations des étudiants de l’Université dans le " fleuve " de la COD peut être tentant, mais aussi risqué. Surtout quand, depuis un certain temps, on laisse entendre que les islamistes de Tawassoul sont derrière les troubles de l’Université et de l’ISERI et que des officines du pouvoir tentent de créer une sorte d’équilibre de la terreur ai sein même des étudiants. Comme cette cinquantaine de membres de l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM) qui claquent la porte pour dénoncer la politisation de leur syndicat alors que, derrière les mots qu’ils utilisent, les relents de politique font écho à leurs critiques !

Sneiba .
lauthentic


              

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