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Noorinfo

L’impossibilité d’un train…


B'il a dit
Jeudi 18 Décembre 2014 - 13:35

“Il s’est forgé une mine d’acier.’’ Un proverbe maure, qui dit, dans ce qu’il dit, l’insensibilité d’un individu – généralement un locuteur- à sa propre honte. Qui n’a pas froid aux yeux, comme on dit. Sans scrupule. Sans gêne. C’est une sagesse qui refait usage aujourd’hui. Au discours officiel de la lutte contre gabegie, elle se prononce et dénonce.


L’impossibilité d’un train…
“Une mine d’acier !’’,  disent et redisent les mauritaniens aujourd’hui à chaque fois qu’ils entendent à la télévision mauritanienne des pontes du pouvoir vanter les efforts menés dans la lutte contre la gabegie. 

“Une mine d’acier !’’, l’expression, a été dite et redite, on ne sait combien de fois, à haute voix et à voix basses, par les mauritaniens qui ont entendu la réponse du premier citoyen de la République à un journaliste, à ce propos, et au cours d’une sortie, faite justement, dans la journée mondiale de la lutte contre la corruption  :’’ Notre combat contre la gabegie n‘est pas un slogan" en rajoutant de continuer " de lutter contre la gabegie, la corruption et le détournement des deniers publics et que les lois se rapportant à ce sujet seront appliquées sur tous avec toute la rigueur requise’’. 

A entendre ça. Et à voir ça, à savoir des centaines d’hectares octroyés à des proches cousins, intermédiaires proches à d’autres cousins, pour juste revendre, et reverser au premier donateur, à soi,  –faut  surtout pas rêver- on ne sait quoi dire. Rien. Sauf qu’il y a une mine d’acier quelque part.

Continuer la lutte contre la gabegie ! ? On est bien en droit de se demander le point de destination de cette continuation ! Où ? Et quel itinéraire ? C’est un peu délicat tout de même, si le train de la lutte contre la gabegie devait emprunter quelque piste, se frayer quelque passage, dans la Mauritanie Nouvelle. Les ( bons) sens ne sont pas seulement interdits, mais tout simplement impossibles. Le train maque cruellement de chemin. 

Il va passer où ? Sur la grande avenue Mokhtar Ould Daddah ? Il restera éternellement coincé entre deux stations, celle du stade olympique, moitié privatisée, et celle de l’école de la police, privatisée en coupe longitudinale. Il faudrait peut-être envisager une option de vol, pour le train, bien sûr, pour autre chose elle est, on le sait, déjà de mise. On y est. Les stations sont là pour ça, justement. 

Mais, ça ce n’est rien. Quelques valeurs foncières par-ci, d’autres par-là. Même, les deux cents mètres de goudron de la cité minière, Cansado, à Nouadhibou, ce n’est rien. Un petit fragment de cette route, qui ne dépasse pas les deux cents mètres aux deux rebords duquel, on peut compter 49 poteaux à feux de signalisation. 

A raison d’un feu de toutes les couleurs pour chaque 4 mètres. Même au cœur de la chose, la cité où résident tous les génies qui font  marcher les trains du désert et du fer ne saurait, pathétique, venir en aide au train de la lutte contre la gabegie en panne de continuation. 

Voyons, faites-en un véhicule tout terrain, ce train impossible. Essayons la route qui relie Nouadhibou à Nouakchott, faisons un petit arrêt, au milieu de la route, c’est-à-dire, au milieu de nulle part, à deux kilomètres et poussières de chaque port probable, pour, pourquoi pas, renforcer l’acier du bolide, là-bas, où la nouvelle aciérie, Chami Steel, se construit, une folie de la Mauritanie Nouvelle, qui ne saurait vouloir  dire autre chose en dehors d’un enlisement à jamais du train, de la voiture 4X4 et de toutes les performances locomotives de la Mauritanie Nouvelle et ancienne et toutes les Mauritanie futures.  Et même ça. Et encore ça, ce n’est rien. 

Tout ça, c’est l’Etat. Et quelqu’un pourrait bien dire ‘’l’Etat, c’est moi.’’ Mais alors, que saurait-il dire celui-là, le diseur de l’Etat c’est moi, à de paisibles citoyens, qui ont entendu de leur exil africain la télévision publique louer le climat d’affaires dans le pays, les opportunités et autres facilités d’investissements, venus investir dans leur patrie. 

Et procédant à des transferts importants de fonds, un rapatriement de fonds, pour ainsi dire faire des affaires dans leur propre pays. Et qui se retrouvent dans l’impossibilité de disposer de leurs fonds. Des mains et des pieds. Des démarches. Rien à faire. 

Il faut verser impérativement une commission au premier commis-sionneur de la République. C’est quoi ça ? Lui trouverait-on un nom, un jour prochain?  Aujourd’hui, on l’appelle officiellement la lutte contre la gabegie et la continuation de la lutte contre la gabegie. C’est le principe de ‘’l’acier.’’ Et on en produit des industries en plein désert, en plus. De quoi ‘’s’en faire mine’’ quelque temps durant. Tant pis, si le train de la chose reste bloqué éternellement entre deux stations. On ne peut rien contre le train impossible. 

B’…


Source: Rmibiladi
Noorinfo


              

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