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L’enrôlement c’est ça ! Bureau de T.Z : J’y étais ! ( reportage photo )


A.O.S.A
Jeudi 19 Janvier 2012 - 18:50


L’enrôlement c’est ça ! Bureau de T.Z : J’y étais ! ( reportage photo )
Pour une aventure c’en est une. J’écris ce mot à peine sorti du fameux site qui défraya la dernière chronique sur le net où un certain Touré aurait vu son nom reconnu comme étant tout sauf mauritanien. J’y suis resté de 7H45 à 16 h. Avant d’aller m’enrôler, je pensais atterrir dans une zone de guerre sous tension avec des négro-mauritaniens malmenés ici et là ou du moins la chose se déroulant dans une ambiance glaciale.
 
Eh bien, à part un terrible moment qui aurait pu dégénérer, tout s’est passé à merveille. Les équipes que j’ai vues sont d’un sang-froid à toute épreuve. Aucune tension raciale, aucune mauvaise ambiance entre noirs et blancs, rien de tout ça ! Bien au contraire. Ayant passé la journée là-bas, nous n’avons pu constater aucun négro-mauritanien se plaindre d’avoir été malmené ou fatigué, bien au contraire.
 
Nous avons assisté à un mouvement citoyen très bon enfant, tout le monde se plaignant juste de la lenteur sans distinction de race.
 
Voici comment ça se passe : Arrivé la veille on me fit comprendre que le mercredi était un jour pour les enfants et un homme me dit de revenir le lendemain à 8h pour prendre un numéro ; je suis donc arrivé jeudi matin très tôt 7H45.

L’homme des numéros, un certain Camara, était en conciliabule avec les fonctionnaires venus pour certains depuis la veille et qui ont passé la nuit là comme s’il fallait un tel sacrifice pour être enrôlé. Le Camara, personnage incroyablement sympathique et droit, faisait comprendre qu’on ne pouvait pas enregistrer toute la république en un jour et que seuls 50 hommes et 50 femmes seraient pris ce matin or la liste en contenait déjà 78 hommes à 8H ! Sans parler des femmes.

3 groupes sont mis en place pour fluidifier les bureaux.
 
Le bureau où se passa l’incident du jour est celui où j’étais. D’abord, j’ai pu me faufiler jusqu’à la porte de l’enrôlement pendant que le reste du monde s’arrangeait avec leur numéro. A 8H30, les agents de l’enrôlement commençaient à venir mais une femme était déjà là, c’est celle qu’on ne voit pas derrière Camara.

C’est là la salle des questions dont on ne voit ici qu’un bout. En tout elle est très vaste et j’ai pu noter au moins une dizaine d’agents ou plus répartis sur plusieurs tables.
 
Maître Camara me fit sortir de là pour me remettre dehors avec les citoyens et attendre mon tour et il a dit à la femme dont je parle de ne laisser personne entrer sans numéro car déjà à cette heure 6 personnes ont pu se faufiler comme moi jusque-là grâce à des connaissances comme cela se fait partout au monde.

Tout allait bien. Nous faisions la queue quand on vint nous expliquer de faire une place à un rang spécial celui des policiers, douaniers et autres « snadra ». Très bien. Jusque-là ça allait. Le problème commença quand ceux qui étaient là depuis la veille sans dormir constatèrent que le rang des civils n’avançait pas pendant que celui des snadra grossissait.

Là les commentaires commencèrent « c’est la démocratie ça !, les militaires n’ont qu’à faire la queue dans les casernes ou avec tout le monde ! ». Le tout en plaisantant. Mais 2H30 après, rien n’avançait, la tension monta d’un cran mais ce qui mit définitivement les feux aux poudres c’est la sortie d’un père de famille respectable avec ses quatre enfants qu’il venait d’enrôler !

Ce fut l’étincelle ! ...

lire la suite voir le reportage photo cliquez ici
chezvlane


              

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