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L’égo coincé entre trois cultures


Culture
Mardi 13 Octobre 2015 - 23:48

La culture ? Cette notion qui demeure insaisissable aussi bien au niveau personnel que collectif ! Individuellement, je conçois ma culture d’origine (arabo-musulmane) comme le résultat d’un long processus de Ancresocialisation.


le journaliste Mohamed Abdellahi ABBE Journaliste
le journaliste Mohamed Abdellahi ABBE Journaliste
C’est mon identité innée, mon subconscient et mon enracinement naturel. A ce propos, elle me permet de me sentir rassuré grâce à l’appartenance à une communauté, à une histoire (de gloires et de défaites) et à un certain imaginaire (collectif) du Bien, du Beau et du Vrai.

AUTRUI

Quant à ma culture construite, elle est en gestation permanente. Fruit de mon éducation (universitaire) et mes expériences (voyages), elle m’offre l’opportunité de m’autocritiquer en mettant sans cesse mes certitudes à l’épreuve, face à un esprit critique, lui-aussi en construction. Cette culture, dite construite, est sans nul doute l’aboutissement des interactions quotidiennes avec autrui.

L’Autre que je ne veux pas le voir à travers l’expression sartrienne « l’enfer, c’est les autres.. ». Mais plutôt à travers celle d’un autre aventurier, humaniste lui aussi, Saint-Exupéry. « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente ».Bref, un carrefour du donner et du recevoir !

Mais entre la construction et la fondation existe aussi un autre champ : celui de la projection. Ici je puis, en revanche, embrasser sans la moindre hésitation la position de Sartre quand il assène que « l’existence précède l’essence ». Cette essence-là, ce soi-même, reste malgré tout un « projet » à forger et re-forger à l’infini tant que l’Homme croit toujours en sa volonté en tant qu’être libre et responsable.
ACTION
Une culture projetée est liée en quelque sorte à la vision cartésienne selon laquelle chaque Homme (raisonnable) possède un penchant irrésistible pour la perfection. C’est une course quotidienne vers les Lumières sans pour autant échapper aux nombreux obstacles résultant de la confrontation latente entre l’idéal, le vécu et l’héritage !

En tout cas, il faut se mettre à l’action en essayant de trouver le juste milieu entre le pessimisme et l’optimisme relatifs au sort de l’humanité. « Il faut cultiver notre jardin », disait Voltaire.

Une action que j’aimerais être en concordance, même si ce n’est pas assez évident, avec les valeurs du soufisme, à vocation universelle et humaniste, célébré dans l’héritage du fameux savant andalou, Ibn Arabi.

Qu’un autre grand mystique me pardonne, enfin, cette manifestation (excessive) de l’ego à travers ces lignes. Oui, Pascal, vous avez bel et bien raison : « le moi est haïssable » !
 
Mohamed Abdellahi ABBE
Journaliste
ben.mohameden@gmail.com
FB :Nebhani Abbe
Noorinfo


              

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