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L’éducation en récréation…


B'il a dit
Dimanche 28 Décembre 2014 - 15:20

Mohamed Ould Abdel Aziz a dit, dans ce qu’il a dit, récemment que l’année 2015 sera celle de l’éducation. On ne sait pas vraiment de quelle éducation s’agira-t-il ? Est-ce l’éducation, pour dire l’enseignement ? Ou enseignement pour dire renseignement. On ne sait pas vraiment qu’est-ce qui adviendrait.
On sait une chose à présent que la phrase a été lâchée par le président de la République.


L’éducation en récréation…
Et un président quand il lâche une phrase futuriste on doit s’y attarder, l’observer, contempler son parcours de phrase décisionnelle et présidentielle jusqu’à son accomplissement. On connait l’homme qui a dit la phrase. On connait la phrase dite. 2015 sera l’année de l’éducation. 2015, on ne la connait pas. Pas encore. L’éducation on la connait un peu trop. Un état catastrophique.

C’est un peu une équation à une inconnue. Ce qui rend la chose, disons un peu facile. Il y a quelqu’un qui promet. Et il y a une promesse. On connait celui qui promet. Mais rien de la promesse, même si elle a été reformulée dans une langue accessible. La partie connue de la chose se résume dans l’homme. Et dans la promesse chez l’homme. On se souvient de sa promesse, devenue son cheval de bataille, entre temps, sa politique de lutte contre la gabegie.

C’était en 2008. On est en 2014. Fin 2014, quelques jours seulement avant l’année de l’éducation. Voyons donc qu’est-ce qui reste de l’image de la prude de l’époque ? Un lutteur invétéré contre la gabegie, après six ans de lutte acharnée, saurait, normalement, avec toutes ses possibilités présidentielles, venir à bout. On a bien observé sa déclaration de l’époque. Contemplée.

Suivie. Pas à pas. Sur tous ses chemins, tortueux et improbables, ses aspérités dangereuses parce que marécageuses et ténébreuses. La prude de l’époque se révèle six ans plus tard, c’est-à-dire, au moment, où il dédie une année future à l’éducation, sur sa réalité insatiable.

Ce qui n’augure pas vraiment d’une année spécialement éducative. On opérerait, peut-être, bien des réajustements, touchant le secteur éducatif. Il y aurait sans doute des écoles et établissement scolaires qui disposeraient de grandes et vastes cours pour la récréation des élèves. C’est trop. C’est exagéré.

C’est du gaspillage et du pillage illicite. Tant de mètres carres occupés par des élèves pendant une récréation de quinze minutes par jour de classe. C’est absurde et irraisonnable pour celui qui a promis de faire de l’année celle de l’éducation.

Pour des raisons, somme toutes, éducatives et de lutte contre la gabegie, il y a lieu d’affecter les espaces de récréations pour d’autres formes récréations ; une recréation commerçante et boutiquière, toute éducative, en plus, soit dit, en passant, afin d’éduquer les élèves sur la gestion de la chose publique. Et ça commence par la cour de récréation. Le savoir, les connaissances, l’apprentissage sont des notions qui s’enseignent dans les cours récréation. Ainsi, l’année 2015 sera bien l’année de l’éducation ou ne sera pas. L’éducation en récréation.

B‘...
Source: Biladi
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