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L'édito de Biladi n°695


Tribunes
Jeudi 7 Mars 2013 - 11:19


Moussa Ould Hamed, directeur de publication de Biladi
Moussa Ould Hamed, directeur de publication de Biladi
Très discrète, pour ne pas dire complètement absente de la scène, depuis sa mise en place, il y a moins d’une année, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), non reconnue par une grande partie de l’opposition, a surpris tout le monde en prenant subitement les devants et, en annonçant, jeudi dernier, dans l’après midi, une date- fourchette, pour la tenue des élections législatives et municipales.

Cette annonce ne semble plaire à personne. Même le pouvoir, qui serait pourtant à l’origine de la décision contestée, donne l’impression qu’il n’en est pas satisfait. Les médias publics (AMI, Radio, Télé) ont royalement ignoré le communiqué de la CENI et s’étaient abstenus de le publier.

Autre signe d’insatisfaction dans le camp du pouvoir, les partis de la majorité, contrairement à leur habitude, observent un silence jusqu’ici inaltérable et pour le moins incompréhensible par rapport à la décision de la CENI. La coutume voudrait qu’ils applaudissent, des mains et des pieds, tout ce qui va vers la direction indiquée du pouvoir.

Quant aux formations politiques organisées au sein de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), elles demeurent intraitables et ne veulent même pas entendre de la CENI actuelle. A plus forte raison accepter une décision qui tend à précipiter la tenue d’un scrutin non consensuel.

Alors qu’est-ce qui motive la décision des sages –ou supposés l’être- de la CENI ? La classe politique nationale est presque unanime pour dire que le moment n’est pas encore propice pour la tenue d’élections qui devraient être organisées, pourtant depuis deux années, et qui ont été reportées justement afin qu’elles soient crédibles et pour qu’elles soient acceptées par tout le monde.
Pourquoi donc cette institution, censée œuvrer pour le consensus national, a pris un acte susceptible de diviser plus qu’unir ? Au lieu d’être une solution pour la crise politique, n’est-elle pas en train de se transformer en problème supplémentaire pour le pays?
Sans chercher à répondre à ces interrogations, la CENI, les décideurs et les différents acteurs politiques doivent savoir que des élections non consensuelles n’apportent rien de nouveau au pays et nous ramènent à la case départ : la crise et la crispation politique.

Moussa Ould Hamed
pour Biladi



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