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L'édito de Biladi N°694


Tribunes
Jeudi 28 Février 2013 - 17:44


L'édito de Biladi N°694
Remporter les élections est une chose, savoir ou pouvoir gérer la victoire en est une autre. Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a chassé un régime élu et qui s’est fait accepter au sein de l’opinion internationale avant de s’imposer lors d’une présidentielle organisée au forceps, donne l’impression d’avoir jusqu’ici réussi à terrasser ses adversaires sans jamais pouvoir tirer les dividendes politiques de ses batailles. Sent-il même l’envie ou la nécessité de faire la Politique (avec un grand P) ? Accorde-t-il le moindre crédit à ses adversaires? Est-il conscient de cette manière de faire pour moins inexplicable sous nos cieux ? Ou a-t-il sa propre méthode et ses propres manières, non conventionnelles… ?

Il est évident que Mohamed Ould Abdel Aziz est un président atypique. Et entend bien accréditer l’idée qu’il ne fait pas comme ceux qui l’ont procédé à ce poste. Lui, ‘’le président des pauvres’’ qui passe le plus clair de son temps à vilipender son administration et à défier ses adversaires, tel un champion de boxe qui a terrassé par KO tous ses adversaires et qui s’arrête pour savourer sa victoire, seul, sans associer ses fans qui, vexés de son attitude, se retournent contre lui et décident de travailler pour son challenger.

C’est exactement ce qui est en train de se passer chez le président Aziz, qui, à force de chercher à se libérer de la pression des autres, excelle dans l’art de se faire des ennemis dans son propre camp. Il oublie certainement que les amis mécontents sont de pires ennemis, par ce qu’ils se sentent trahis et puisent généralement toutes leurs énergies pour se faire venger de celui qui les a trahis.

Si en plus de ce genre d’adversaires ‘’trahis’’, on ajoute les autres problèmes qui paraissent sans solutions (chômage, cherté de la vie, insécurité, délinquance … sans parler des effets de la guerre au Mali qui ne fait que commencer), on est peut être en droit de penser objectivement qu’on est en présence d’un pouvoir carrément en sursis, même s’il n’Yen est pas conscient et que son opposition déclarée parait plus faible que jamais.

Moussa Ould Hamed
pour Biladi


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