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L'édito de Biladi N°689


Tribunes
Samedi 19 Janvier 2013 - 15:10


Moussa Ould Hamed, Directeur de Publication Biladi
Moussa Ould Hamed, Directeur de Publication Biladi
Soutenue par l’ensemble de la classe politique malienne et par tous les pays de la sous région africaine et une grande partie des nations du monde, l’intervention française au Mali a été baptisée du nom de code Serval.
Le choix de ce nom est révélateur quant aux véritables intentions françaises. En effet, ce félon africain a la particularité d’uriner des dizaines de fois sur son territoire pour le marquer. Le message est, on ne peut plus clair, pour ceux qui, en Afrique, croyaient à la fin de la Françafrique avec l’arrivée du président socialiste, François Hollande. Mais quelles que soient les intentions, réelles ou supposées, des français, leur intervention a, d’une part, stoppée l’avancée fulgurante des rebelles islamistes vers le sud du Mali et, d’autre part, sauvé le pouvoir du président par intérim, Diancounda Traoré, qui était sérieusement menacé par le capitaine Sanogo et sa clique qui, désormais, n’ont plus le monopole de la forcé armée dans le pays.

Si elle est, pour le moment, bénéfique pour le Mali, cette guerre fait trembler ses voisins. Particulièrement notre pays, la Mauritanie. Déjà, on annonce l’arrivée massive en Mauritanie de populations du nord Mali fuyant la guerre. Ce qui, bien sûr, accentue la pression déjà forte des réfugiés sur nos villes frontalières du Mali.

En, il faut bien s’attendre, logiquement, aux débordements militaires du conflit sur notre territoire. Mais le plus grave est le risque d’engagement direct de nos forces armées dans la bataille aux côtés des amis français et africains.

Jusqu’ici le président Aziz semblait très lucide sur la question et excluait catégoriquement une quelconque implication dans le conflit. Mais les récentes déclarations du président, rapportées par les agences de presse après sa rencontre aux Emirats avec le président français, sont inquiétantes. Il serait, désormais, prêt à s’engager dans le conflit si les maliens lui en font la demande.

Une perspective qui, si elle se confirme, aura des conséquences désastreuse pour notre pays et confirmera les craintes maintes fois reprises par l’opposition sur la position réelle du président par rapport à la question malienne.

Moussa Ould Hamed
Pour Biladi


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