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L'édito de Biladi N°671


Tribunes
Samedi 11 Août 2012 - 01:00


L'édito de Biladi N°671
Mohamed Ould Abdel Aziz, ce jeune officier qui était presque inconnu par le grand public, a surgi dans la scène politique à la faveur du putsch du 3 août 2003. Et ne l’a jamais quittée depuis. Cet ‘’inconnu’’ est devenu très vite un animal politique (sauvage aux yeux de ses opposants) capable de mettre KO ses adversaires par un mélange d’intuition, d’improvisation, de cynisme et de brutalité.

Quatre ans après son putsch contre le premier président démocratiquement élu en Mauritanie, il est toujours là en train de tirer les ficelles du jeu politique dans le pays. C’est un président atypique qui refuse de prendre de la hauteur dans sa gestion du pays et s’intéresse à tous les détails. Il donne l’impression de n’avoir confiance en personne. Et se méfie de tout le monde, amis et adversaires. Il gère donc le pays seul et veille au grain pourchassant, aime-t-il répéter, ‘’les gabegistes et autres prévaricateurs qui avaient mis le pays sec’’… C’est pourquoi, pense-t-il, certains cadres ou groupes économiques tirent sur lui. Faux, rétorquent ses opposants qui l’accusent de ‘’piller le pays’’ tout en cherchant à se faire couvrir par son ‘’slogan’’ de lutte contre la gabegie. On l’accuse d’avoir crée du néant ses propres hommes d’affaires et hommes de main omniprésents dans tous les domaines du pays.
Pourtant Aziz explique que ce qu’il a réalisé en quelques années dépassent toutes les réalisations faites dans le pays depuis son indépendance. ‘’ Nous avons réalisé en trois ans, 90 % des réalisations effectuées, depuis l’indépendance, disait-il, l’autre soir à Atar. Un bilan reconnu par les partenaires au développement, mais rejeté en bloc par l’opposition. Cette polémique nourrit l’actualité politique depuis 2008 et n’a toujours pas été tranchée. Elle risque de ne jamais l’être…

Mais quelle que soit l’appréciation faite du bilan économique de Aziz, son bilan politique n’est pas vraiment des plus brillants. Il n’est même jamais sorti de la logique du putsch, reconnu finalement à l’intérieur et légalisé par la communauté internationale. Une chance qui n’est pas permis à tous les putschistes!

Mais au lieu de tourner la page, le président Aziz donne l’impression d‘avoir un seul objectif : sanctionner, pour ne pas dire, tuer ses adversaires, ceux qui se sont opposés à son coup. Un objectif peu politique, surtout que le pouvoir n’est pas arrivé à respecter les échéances électorales. Résultat : la crise politique qui empêche la vie politique de se normaliser dans un environnement pollué par la crise malienne.

Moussa Ould Hamed
Biladi

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