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L'armée française sur le site du crash de l'avion d'Air Algérie


Actualité
Vendredi 25 Juillet 2014 - 16:46


Le bilan de l'accident du vol AH 5017 d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi dans le nord du Mali a été revu en hausse. Au total, les 118 occupants de l'avion ont été tués, dont 54 ressortissants français. Le précédent bilan évoquait 116 personnes à bord de l'avion et 51 Français tués. /Photo diffusée le 25 juillet 2014/REUTERS/ECPAD
Le bilan de l'accident du vol AH 5017 d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi dans le nord du Mali a été revu en hausse. Au total, les 118 occupants de l'avion ont été tués, dont 54 ressortissants français. Le précédent bilan évoquait 116 personnes à bord de l'avion et 51 Français tués. /Photo diffusée le 25 juillet 2014/REUTERS/ECPAD

Un détachement de soldats français a entrepris vendredi de recueillir les corps des 118 victimes, dont 54 Français, de la catastrophe de l'avion d'Air Algérie  qui s'est écrasé dans le nord du Mali, vraisemblablement à la suite d'un accident.

L'épave de l'avion disparu jeudi matin tôt alors qu'il se rendait duBurkina Faso  en Algérie a été localisée vendredi dans la région de Gossi, près de la frontière burkinabée.

"Il n'y a hélas aucun survivant", a dit François Hollande à l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée.

Les autorités aéroportuaires du Burkina Faso, qui parlaient jusqu'ici de 116 victimes, évoquent désormais également la présence de 118 personnes de 14 nationalités différentes à bord de l'avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie pour ce vol entre Ouagadougou et Alger.

Selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, 54 Français, "y compris les binationaux", ont trouvé la mort dans la catastrophe. On parlait jusqu'ici de 51 Français.

"Les débris de l'avion sont concentrés sur un espace limité mais il est encore trop tôt pour tirer les conclusions", a précisé le président français, ajoutant qu'une boîte noire de l'avion avait été retrouvée et acheminée à Gao, au Mali, principale base des troupes françaises dans la zone.

"Il y a des hypothèses, et notamment climatiques, mais nous n'en écartons aucune", a-t-il poursuivi.

DES DÉBRIS DISPERSÉS

Paris semble toutefois écarter la piste terroriste.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, ont tous deux privilégié vendredi l'hypothèse d'un accident dû aux conditions climatiques en raison de la concentration des débris et de l'odeur de kérosène qui règne autour de l'épave.

La chaîne de télévision France 2 a diffusé vendredi les premières images de l'épave, tournées selon elle par un soldat burkinabé, dans lesquelles on aperçoit des débris épars, mais aucune des pièces maîtresses de l'avion.

"Les débris sont concentrés sur une surface d'environ 300 mètres sur 300 mètres", a confirmé Laurent Fabius lors d'une conférence de presse, ajoutant que l'accès au site est "très difficile, en particulier pendant la saison des pluies".

Le contact avec le vol AH5017 a été perdu vers 01h55 GMT jeudi, moins d'une heure après son décollage, après que le pilote a demandé à modifier sa route en raison du mauvais temps, ont indiqué les autorités régionales de l'aviation.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a souligné lors d'une conférence de presse que c'est un drone d'observation Reaper de l'armée de l'air française qui a localisé la zone de l'épave du McDonnell Douglas MD-83, sur la base d'une information donnée par les autorités du Burkina Faso.

Un détachement héliporté français venu de Gao, au Mali, s'est ensuite rendu sur place à 02h00 heures du matin, heure de Paris (00h00 GMT) et a formellement identifié l'appareil.

Un détachement terrestre de la force Barkhane, qui combat les rebelles islamistes dans la région, fort de 120 hommes et d'une trentaine de véhicules, est arrivé vendredi matin sur le site en compagnie de 60 soldats maliens et de 40 Néerlandais de la Minusma, la force de paix de l'Onu au Mali.

LES CORPS ACHEMINÉS À GAO

Leur mission est de "sécuriser la zone, recueillir des éléments utiles à l'enquête ainsi que les corps des passagers", a-t-on ajouté dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

Les corps seront acheminés à Gao pour y être identifiés, ce qui prendra du temps, la zone où se situe l'épave étant à huit ou neuf heures de route et de piste de cette ville malienne.

"Les opérations vont donc s'inscrire dans la durée", a expliqué Jean-Yves Le Drian.

Les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) sont attendus samedi sur le site pour tenter de déterminer les causes de la catastrophe.

La dernière catastrophe aérienne frappant Air Algérie remontait à 2003, lorsqu'un de ses avions s'était écrasé peu après son décollage de Tamanrasset, dans le sud de l'Algérie. L'accident avait fait 102 morts.

En février dernier, un avion de transport militaire s'est écrasé sur une montagne dans l'est du pays faisant 77 morts.

Source: Reuters

Noorinfo


              

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