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L’apaisement n’est pas une demande communautariste


Actu Mauritanie
Dimanche 28 Avril 2013 - 08:10

La division en politique signifie, avant tout, la divergence des points de vue par rapport à une question ou un évènement donnés. Une division qui tient compte des intérêts de chaque partie mais il est difficile, pour les Mauritaniens, de faire le départ entre la politique et les détails de leur vie de tous les jours, à la maison, à l’école, au champ, dans le rang pour payer la facture d’électricité en retard…


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Cette habitude nous distingue de tous les peuples de la terre. Nous sommes les seuls à s’être spécialisés en toutes choses ! Pour qu’en fin de compte nous ne nous distinguions en rien, excepté en politique dans laquelle nous dépensons notre argent et notre temps. Rien d’autre ne nous nous pousse à nous entretuer pour que nos enfants héritent de nous ce comportement et se le passent de père en fils.

Et peut être bien que derrière la culture qui se profile derrière notre « chtari » (quoi de neuf ?) et autres expressions similaires, il n’y a nullement d’immixtion dans les affaires privées mais le désir d’être informé « politiquement », ce qui est, naturellement, un droit garanti par la Constitution.

Plusieurs facteurs ont concouru à la formation de cette personnalité mauritanienne unique en son genre, commençant par nos qualités de méhariste et en finissant par les interventions dont use et abuse le Mauritanien moderne et qui ne s’intéressent, dans la plupart des cas qu’à la politique. Qu’il s’agisse de radios, de télévisions ou de journaux. Tout le monde est occupé à vendre la même marchandise qui, malgré l’offre surabondante, ne connait pas de récession puisqu’il y en a même de prêt à la payer par son honneur pour plaire à la partie dont il est comptable.

Et puisqu’on évoque l’appartenance et du fait que la politique est un travail collectif, personne d’entre nous n’hésite à chercher sur qui on peut – et il peut – compter. L’essentiel est qu’il ne soit pas marginalisé et de pouvoir « tout faire » pour la communauté et le groupe, même si c’est à tort.

Cette attraction devient erreur, dans le temps et le lieu, quand les « politiques » exploitent le droit du citoyen innocent à vivre avec dignité, quand ils saisissent l’opportunité pour tirer profit du côté de la partie vide du verre, que ce soit dans l’action humanitaire ou des droits humains, faisant du syndicalisme une dictature prolétarienne ou pensée comme telle, malgré que la révolution prolétarienne soit d’abord une libération pour la classe ouvrière elle-même.

Nous avons donc besoin, plus qu’avant, d’agir positivement sur la réalité, loin de toute coloration de la classe politique, et de l’amalgame entre la demande individuelle – ou communautariste – et les exigences nationales. Et cela ne peut se réaliser sans que l’élite – je parle ici des politiques et des médias – ne comprenne qu’elle doit contribuer au projet d’apaisement, politique et syndical, qui n’est loin d’être une question passagère, mais a besoin de profondeur, de courage et de franchise. Parce qu’il ne s’accomplit nullement par la précarité des positions et la fabrication des allégations.

Source:Elhourriya
Noorinfo


              

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