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L’Union africaine refuse de "livrer" Kenyatta à la CPI


International
Dimanche 13 Octobre 2013 - 11:35

Le Président kényan, Uhuru Kenyatta, ne devrait pas se rendre devant la Cour pénale internationale (CPI), où son procès doit s’ouvrir le 12 novembre. C’est la décision de L’Union africaine (UA) qui campera sur ses positions tant que la requête d’ajournement qu’elle a formulée n’a pas reçu de réponse.


L’Union africaine refuse de "livrer" Kenyatta à la CPI
Un Sommet extraordinaire de l’UA, réuni samedi à Addis Abeba pour examiner les liens entre l’organisation panafricaine et la CPI, a décidé de demander au Conseil de sécurité de l’ONU de décider - comme le lui permet le Statut de Rome, fondateur de la CPI - un ajournement des poursuites en cours à La Haye contre les dirigeants en exercice.
 
Le chef de la diplomatie éthiopienne, Tedros Adhanom Gebreyesus, a annoncé que l’Union africaine ne va pas livrer le Président kényan, Uhuru Kenyatta, à la Cour pénale internationale (CPI), où son procès doit s’ouvrir le 12 novembre prochain. L’examen des liens entre l’UA et la CPI avait été réclamé par le Kenya, dont le président Uhuru Kenyatta et le vice-président William Ruto sont poursuivis depuis 2011 pour crimes contre l’humanité par la Cour de La Haye.
 
Selon la ministre kényane des Affaires étrangères, Tedros Adhanom Gebreyesus, « ce dirigeant élu devrait gouverner son pays. Ce que le Sommet de l’Union africaine a décidé, c’est que le Président Kenyatta ne devrait pas comparaître tant que nos requêtes n’ont pas reçu de réponse ».
 
« Un groupe de contact (...) va entreprendre des consultations avec les membres du Conseil de sécurité de l’ONU (...) afin de discuter de toutes les préoccupations de l’UA concernant ses relations avec la CPI, notamment l’ajournement des affaires kényanes et soudanaise », a déclaré le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, président en exercice de l’UA. Le PM éthiopien a également fait allusion au mandat d’arrêt émis contre le Président soudanais, el-Béchir, objet, depuis 2009, d’un mandat d’arrêt de la CPI, pour des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide au Darfour.
 
Le Sommet a également décidé qu’aucune accusation ne saurait être lancée ou maintenue devant un quelconque tribunal international contre un chef d’Etat en exercice.

Source : Afrik
Mamoudou Kane


              

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