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L'Edito de Biladi n° 776


Tribunes
Samedi 13 Décembre 2014 - 14:00


L'Edito de Biladi n° 776
Mohamed Ould Abdel Aziz ne fait plus apparemment rêver.  Au sein de sa propre majorité et chez le petit peuple séduit un moment par le discours démago-populiste du ‘’président des pauvres’’ et ‘’ennemis des riches’’, c’est carrément la désillusion. 
Son pouvoir souffre, désormais, d’un triple déficit : d’image, de crédibilité et de résultats. Tous les chantiers lancés pendant son premier mandat (routes, aéroport de Nouakchott, Sahel Bunkering, SPEG …) peinent à voir le jour, s’ils ne sont pas morts en cours. 

Et on parle de plus en plus de difficultés financières pour le pays provoquées par la chute des cours du fer et de l’or et par la fin de la période de grâce pour le paiement d’énormes dettes contractées ces dernières années par les auteurs de la rectification de 2008. 

A cette conjoncture difficile, s’ajoute une pluviométrie déficitaire dont les conséquences se font déjà sentir durement dans le monde rural. 
Sur le plan politique, c’est toujours la confusion et même le désordre : une opposition qui ne reconnait pas les institutions issues des dernières élections et un pouvoir qui s’obstine à faire croire que les choses vont à merveille et que la situation du pays est très normale. Six ans après le putsch contre Ould Cheikh Abdallahi, cette situation n’a pas évolué d’un iota.

Cela expose notre pays à tous les dangers. Surtout que chaque camp politique continue de ‘’tirer la corde’’ de son côté sans, apparemment, se soucier des risques que fait peser son comportement sur l’avenir du pays. 
Dans cette atmosphère négative, le premier ministre a tenté,  il y a quelque temps, de rencontrer, séparément,  les dirigeants de l’opposition.

Objectif déclaré : discuter avec eux la question du  renouvellement du Sénat dont le mandat des deux tiers de ses membres est arrivé à échéance depuis déjà plusieurs années. Une aberration, crient les gens de l’opposition qui n’avaient pas participé aux dernières municipales et qui, par conséquent, ne disposent d’aucun conseiller municipal pour songer à prendre part aux sénatoriales. 

Pourquoi le pouvoir a-t-il agi ainsi ? Certainement pas par souci de nouer les fils du dialogue rompu avec une opposition qui ne reconnait même plus sa légitimité. 

Pourtant il est de son intérêt et de l’intérêt du pays d’apaiser la scène politique. Les expériences vécues actuellement dans la région devraient l’inciter à ‘’calmer le jeu’’, à jouer ‘’balle à terre’’. Le président se trouvait le mois passé au Burkina, un pays qui était gouverné par un pouvoir qu’on croyait fort et indéboulonnable. Et qui est tombé en quelques heures seulement. Dans nos pays, tout est fragile. Et peut arriver…


 
Noorinfo


              

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