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L'Edito de Biladi n° 672


Tribunes
Vendredi 17 Août 2012 - 19:08


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L'Edito de Biladi n° 672
Le nouveau président égyptien, Mohamed Moursi, vient de frapper un grand coup : se débarrasser des chefs militaires de l’armée de son pays, inamovibles depuis trente années et qui entendaient perpétuer leur hégémonie sur la vie politique en Egypte.
Une décision qui rappelle un peu ce qui s’est passé, chez-nous, en 2008. Avec la différence notoire qu’en Mauritanie, les militaires avaient remporté la partie et l’un d’eux gère le pays depuis lors. Sans partage.

D’ailleurs une certaine idée est ancrée dans une bonne partie de l’opinion nationale : la Mauritanie ne peut être gouvernée que par une personnalité forte, pour ne pas dire un militaire. On dirait même qu’il y a, comme le dit le sociologue Abdel Wedoud Ould Cheikh, une forte ‘’demande despotique’’ chez les mauritaniens. A tel point qu’au temps du président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, se confondait, chez certains, liberté avec anarchie.

Il n’était pas rare pendant l’éphémère présidence de Ould Cheikh Abdellahi d’entendre des gens dire que le pays est mal gouverné. Comme si on avait cette forte nostalgie  du passé avec ses gouvernants rois, disposant du pays, de ses habitants et de ses richesses…

Pourtant, à l’époque, chacun pouvait exprimer son opinion et chacun avait sa position et s’attaquait directement à la tête du régime. Comment, avons-nous perdu, aujourd’hui, subitement cette hardiesse pour défendre ce à quoi on croit ?

Aucun spécialiste en sociologie ne s’est encore penché sur cela, mais on peut quand même constater qu’au cours du règne civil, les gens n’avaient peur de rien et pouvait s’exprimer sans crainte ni gêne. Alors que maintenant sous la gouvernance d’un ex militaire, ils ont peur de dire ce qu’ils pensent ou désirent. Ils savent surtout qu’il n’y a pas véritablement de démocratie. Et que le président, même s’il a gagné l’élection de 2009, tire sa force de son statut de général qui maitrise la grande muette.

Quant est-ce que qu’on aura la chance de choisir, comme les égyptiens, un président qui n’est pas issu de l’armée, qui tire sa force de l’opinion publique et non pas du contrôle des militaires et de leurs armes.

Moussa Ould Hamed
pour Biladi
Noorinfo


              

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