Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

L'Edito de Biladi n° 669


Tribunes
Dimanche 29 Juillet 2012 - 11:00


Autres articles

“Les livres du Fiqh posent un grand problème par les temps qui courent : celui qui les lit est démis de ses fonctions et celui qui les brûle est envoyé en prison”. 
Cette boutade résume la situation ambigüe du traitement du problème de l’esclavage dans notre pays. Elle évoque le cas du président de l’IRA, Biram Ould Dah Ould Abeïd qui, auteur d’autodafé des livres du rite malékite sous prétexte qu’ils légalisent la pratique esclavagiste, croupit depuis quelques mois en prison avec certains de ses amis.

Tout dernièrement, c’est le tour d’un conseiller du ministre des Affaires islamiques d‘être démis de ses fonctions pour apologie de l’esclavage. Au cours d’une émission à la Radio, l’ex conseiller commentait des textes du fiqh relatifs à l’esclavage et lus par le journaliste. Résultat : le conseiller est chassé de sa fonction et le journaliste, un collaborateur extérieur de Radio-Mauritanie, a perdu sa pige. 

Poussée par la volonté de servir le régime et de discréditer ses adversaires islamistes sur le terrain religieux, la Radio nationale, à travers sa station ‘’Radio du Coran’’, a décidé de revenir aux fondamentaux : les ouvrages anciens de la jurisprudence islamique. Mais ces derniers consacrent une large place à l’esclavage. Ils le reconnaissent et le traitent de manière, franchement, révoltante et en contradiction flagrante avec la constitution, notre loi fondamentale. 

Ce fléau, qui continue de faire grand débat chez nous, est sanctionné et condamné, du moins publiquement, par tous les acteurs nationaux. Mais certains ne le font pas par conviction, juste pour échapper aux feux de la critique.
Dans cette affaire, ultra importante pour la cohésion nationale, les pouvoirs publics ont jusqu’ici limité leur action à calmer les cas qui surgissent çà et là. Sinon pourquoi, n’enjoignent-ils, pas à nos faqih, habituellement très prompts à observer les orientations officielles, de traiter le problème de l’esclavage, dans leurs causeries et sermons, de manière conforme avec la loi et les principes des droits de l’homme.

Il est temps que tout le monde: l’Etat, les acteurs politiques, ceux de la société civile… prennent en charge ce problème et œuvre pour son éradication complète et la prise en charge de ses séquelles.

Moussa Ould Hamed
Biladi
 

Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter