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L’ADN, nouveau support de stockage de données ?


Actualité
Lundi 28 Janvier 2013 - 16:00

Des chercheurs ont réussi à stocker des images et des sons sur la molécule qui contient le code génétique des êtres vivants.


L’ADN, nouveau support de stockage de données ?
100 millions d’heures de vidéo en haute définition enregistrées dans un volume équivalent à une tasse d’ADN ! Enfin la solution pour archiver les 3000 milliards de milliards de bytes de données existantes ? C’est devenu une solution possible depuis que des chercheurs du LEBM-Institut européen de bio-informatique ont démontré qu’il est possible de stocker une grande variété d’informations dans l’ADN synthétique.

Les données stockées peuvent ensuite être récupérées par séquençage de l’ADN. Pour leurs essais, les chercheurs ont ainsi encodé un fichier MP3 avec 26 secondes du fameux discours de Martin Luther King « I Had a dream » et les 154 sonnets de Shakespeare (sous forme de texte ASCII).

Le résultat : un petit flocon de poussière d’ADN qui a été envoyé des Etats-Unis vers l’Allemagne où une autre équipe a pu récupérer les fichiers originaux avec une précision de 100%.

En fait, lire de l’ADN est assez simple, le principal obstacle à son utilisation comme support de stockage réside dans son écriture. La méthode utilisée ici est détaillée dans la revue Nature.

Pour faire simple : les données numériques composées de successions de 0 et de 1 ont été transcrites une première fois en système trinaire utilisant des 0, des 1 et des 2. Puis à nouveau de manière à les faire correspondre aux quatre bases azotées qui composent l’ADN, en A, C, T et G.


L’ADN, nouveau support de stockage de données ?
Pour éviter les erreurs de lecture, les chercheurs ont décomposé le code en de multiples fragments d’ADN se chevauchant dans les deux sens, et indexés de façon à indiquer leur position précise dans l’ensemble.

« Nous avons créé un code qui tolère les erreurs grâce à une structure moléculaire dont nous savons qu’elle durera pendant 10.000 ans, voire plus, dans de bonnes conditions », explique Nick Goldman, un des signataires de l’article.

Les scientifiques envisagent d’utiliser l’ADN pour archiver des données ne nécessitant pas un accès fréquent mais devant être sauvegardées sur plusieurs générations comme par exemple l’emplacement des sites nucléaires dans le monde.

Source : Sciences et Avenir
Mamoudou Kane


              

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