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Koweït : La révolution lentement, mais sûrement


Tribunes
Lundi 3 Décembre 2012 - 12:20

A la veille d'élections boycottées par l'opposition, le pays a connu le 30 novembre une des plus grandes, sinon la plus grande, manifestations de son histoire. Plus de cent mille personnes ont réclamé que l'émir retire un décret qui constitue une régression démocratique.


Décompte des bulletins de vote, le 1er décembre 2012 à Koweït City, lors des élections législatives afp.com/Yasser al-Zayyat
Décompte des bulletins de vote, le 1er décembre 2012 à Koweït City, lors des élections législatives afp.com/Yasser al-Zayyat
Cette fois-ci, on ne risque pas d'exagérer en disant que la barre des cent mille personnes été franchie. Autrement dit, tout de même, près de 10% de la population dans la rue. De l'aveu des participants, ils étaient considérablement plus nombreux lors de cette troisième "marche pour la dignité de la patrie" que lors des deux précédentes, le mois passé. Et pourtant, déjà, celles-là avaient été considérées comme des records. Ayant donné lieu à des affrontements violents, avec des dizaines de blessés, les autorités ont préféré cette fois-ci faire bon cœur contre mauvaise fortune et ont autorisé la marche.

Sous un soleil enfin clément en cette fin de novembre, ils ont parcouru tout juste un bon kilomètre – la distance autorisée par le ministère de l'Intérieur – jusqu'au fameux tours, symboles mondialement connu de la petite pétromonarchie. Pas de discours, mais le slogan : "Le peuple veut la chute du décret."

Il s'agit du décret par lequel l'émir a modifié unilatéralement la loi électorale. Au lieu de quatre voix, chaque électeur ne dispose plus que d'une seule. Etant donné que chacune des cinq circonscriptions envoie dix députés à la Chambre, il s'agit pour le moins d'une anomalie démocratique. D'une part, cela risque de concentrer dans certains cas la quasi-totalité des voix de l'opposition sur un seul député, tandis qu'un grand nombre d'autres pourraient faire leur entrer au Parlement alors qu'ils ne représentent que quelques centaines de voix. D'autre part, cela va à l'encontre de la formation de listes et d'alliances entre députés au moment où le pays est de plus en plus mûr pour l'émergence de vrais partis politiques.

Lire la suite sur le blog de Philippe Mischkowsky, spécialiste des pays du Golfe
Pour Courrier international
Mamoudou Kane


              

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