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Kesch Angels, le gang des bikeuses marocaines


Lu sur le web
Vendredi 28 Février 2014 - 13:37

Découvrez ces femmes qui ont décidé de faire de la moto en hijab.


Kesch Angels, le gang des bikeuses marocaines
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Au Maroc tout le monde  se déplace en moto, des femmes, des enfants et même des personnes âgées. C'est la raison pour laquelle Hassan Hajaj, un artiste marocain qui réside à Londres, en a fait le thème principal de ses dernières oeuvres. Il a réalisé une série de photos intitulée Kesh Angels dans laquelle il met en scène un gang  de bikeuses. Outre la dimension artistique du projet, le photographe de 53 ans voulait également promouvoir le peuple  et la culture marocaine, souligne le site Vice.

Après plus de 10 ans de carrière  et des collaborations avec de nombreux magazines de mode, Hassan Hajaj a remarqué que son pays servait souvent de toile de fond, sans qu’on s’y intéresse vraiment. Parti très jeune pourl’Angleterre, le photographe a gardé un lien avec son pays d’origine  qu'il souhaite aujourd’hui partager  à travers ses photographies.

«Je veux montrer  quelque chose de propre à Marrakech, et prouver que même si nous avons des cultures et des religions différentes, nous partageons beaucoup de choses en tant que citoyens. Cette série regroupe des femmes qui font destatouages  au henné sur la place principale du Maroc —un endroit très prisé des touristes. L'une d'elles, Karima, m'a inspiré cette série de photos. Elle porte un voile, des abayas et des djellabas en tissu vraiment incroyables. Elle se déplace également en moto pour aller au travail— c'est une femme normale qui bosse huit à dix heures par jour. Elle parle quatre ou cinq langues. Elle s'occupe aussi de ses deux enfants, et elle a construit sa propre maison», a-t-il expliqué.

Bien qu’il n’existe  pas réellement de gangs de bikeuses, Hassan a mis en scène ce groupe d’amis. On retrouve ce groupe de femmes voilées  vêtues de djellaba et de foulard Louis Vuitton posant comme des gangsters et adoptant des attitudes en totale contradiction  avec leurs tenues vestimentaires confectionnées par le photographe lui-même. Un mélange  qui fonctionne et qui fait ressortir la force de ces femmes, une caractéristique qui a également étonné l’artiste  qui a su faire fusionner le traditionnel marocain et l’extravagance du contemporain.

«J'ai été impressionné par la force de ces femmes, et j'ai vraiment essayé de montrer que leur indépendance  était une chose très naturelle. Si ces photos avaient été prises à Paris  ou à Rome, je pense qu'on ne m'aurait pas demandé ce qu'il y avait de si unique sur ces femmes qui posent sur des bécanes», raconte l’artiste.

Hassan Hajaj s’était déjà illustré avec des œuvres tout aussi décalées  avecMaroccan Rock Stars ou encore Dakka Marrakesh, exposera  Kesh Angelsà la galerie Taymour Grahne à New York  jusqu'au 8 mars prochain.

Lu sur Vice

Mamoudou Kane


              

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