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Karim Ould Miské reçoit le grand prix de la littérature policière 2012 pour Arab Jazz !


A.O.S.A
Lundi 29 Octobre 2012 - 21:57


Karim Ould Miské reçoit le grand prix de la littérature policière 2012 pour Arab Jazz !
Ce n’est pas rien pour un écrivain mauritanien qui reçoit ainsi un prix hors du champ ethnique réservé à bien des créateurs africains. « Le grand prix de littérature policière est un prix littéraire fondé en 1948 par le critique et romancier Maurice-Bernard Endrèbe et destiné à récompenser les meilleurs romans policiers français et étrangers publiés dans l'année. Le jury est composé de dix personnalités du monde des lettres. »
 
Les mauvaises langues ennemies du métissage vous diront qu’il n’est pas mauritanien car c’est un métis né 1964 à Abidjan de père mauritanien et d’une mère française, arrivé en France à 2 ans jusqu’à ne voir la Mauritanie pour la première fois qu’à 15 ans comme il l’explique dans cette vidéo poignante pour qui sait écouter :
 
 
Pourtant, devenu écrivain réalisateur, son premier documentaire ne se passe ni en France ni en Côte d’Ivoire mais en Mauritanie… « Économie de la débrouille à Nouakchott » 1988.
Suivi d’une série de documentaires  jusqu’à son premier roman policier « Arab Jazz » publié chez Viviane Hamy qui vient d’être primé.
 
 
Le mieux peut-être c’est de laisser la parole à l’express :
 
« Karim Miské, un auteur de polar est né
 
Avec son premier roman policier, Karim Miské fait une entrée remarquée dans le genre. L'avenir lui appartient.
 
Il suffit d'être un peu patient. Une fois éliminés les auteurs français qui louchent vers le thriller américain en alignant les pages sans grand talent avec des histoires de complots en peluche, une fois passés les succédanés du polar tricolore années 1980 qui se noient dans des avalanches de mots jetés au hasard pour faire genre-moderne-poésie-urbaine-mon-frère, le bon premier roman finit toujours par arriver. De nulle part. Avec quelques défauts, sans doute, mais poussé par une singularité évidente.  
 
Il s'appelle Karim Miské et signe avec Arab Jazz un bouquin qui s'écoute autant qu'il se lit. Un truc assez gonflé, en fait, qui n'hésite pas à prendre des chemins de traverse, à tordre son récit, à s'épancher sur des personnages plus que polir une intrigue à tiroirs. Ils sont plusieurs à jouer un rôle : Ahmed, le voisin de Laura, retrouvée assassinée chez elle, dans le xixe arrondissement de Paris, Rachel Kupferstein et Jean Hamelot, deux flics qui auraient pu être inventés par Fred Vargas, et puis des juifs loubavitch, des musulmans salafistes, des Témoins de Jéhovah et des trafiquants de drogue. Ça fait du monde et on n'a pas le temps de s'ennuyer.  
 
Certains dialogues sont encore mal assurés, surtout au début, les références au polar sont trop nombreuses et peu pertinentes, mais dès que Miské s'installe dans l'intrigue et joue les observateurs, dès qu'il croque ses personnages, il parvient à brosser un tableau édifiant de la nature humaine, entre les extrémistes de tout poil et ceux qui croient encore au ciel bleu - mais ce n'est pas facile. Plus le récit avance, plus Karim Miské maîtrise le tempo et trouve sa propre voix. Celle d'un auteur qui a suffisamment confiance dans le genre et dans son propre talent pour, dès son premier roman, oser des embardées et des ruptures de ton. Un auteur est né. Et c'est une bonne nouvelle. Dès qu'il se mettra à courir, il ne sera pas facile à rattraper. »
 
 
 
Pour en savoir plus, à propos de ce jeune franco-mauritanien :

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chezvlane


              

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