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Jemal Ould Yessa et l’esclavage en Mauritanie à la Une du journal Italien « Internazionale »


A.O.S.A
Samedi 27 Octobre 2012 - 17:28


Jemal Ould Yessa et l’esclavage en Mauritanie à la Une du journal Italien « Internazionale »
Dans son édition du 26 octobre au 1 novembre 2012, le journal italien Internazionale, version italienne du Courrier International, reprend le reportage de CNN fait en mars dernier en traduisant de longs extraits sur 8 pages. Sur le site du canard, l’article est annoncé mais il faut être abonné pour le recevoir. Curieusement on n’y retrouve pas la photo de Boubacar Messoud de S.O.S esclaves pourtant très actif dans la vidéo de CNN mais le canard reprend la photo de sa seigneurie Jemal Ould Yessa dans son costume de féodal affranchi des carcans de la naissance, en preux chevalier abolitionniste…
 
Je n’avais pas vu cette vidéo ; ce fut l’occasion de voir pour la première fois le légendaire Jemal dont son ami Mustapha Ould Limam Chavi nous dit qu’ils se manipulent mutuellement à l’occasion ce qui donne une idée de l’esprit de sa seigneurie : il faudrait se méfier de l’eau qui dort selon les mauvaises langues…
 
Au contraire, notre ami Jemal que je vois et entends pour la première fois semble un charmant garçon. Il pose là en  compagnie d’un hartani particulier de la famille pour dire combien ses h’ratines sont libres et attachés à leurs anciens maîtres, « h’li » selon l’expression de l’affranchi car en effet un hartani n’a pas d’autres siens que ses anciens maîtres vu qu’il ne sait absolument rien de ses ancêtres restés libres comme son maître. C’est bien sûr sympathique de voir l’affranchi et « l’ancien » maître en excellents termes mais c’est aussi désolant de voit l’affranchi n’ayant plus pour famille que ses anciens maîtres. On ne refait pas l’histoire et nul n’est responsable du passif familial surtout quand ce passif était naturel à l’époque.
 
Toutefois, le maître reste le maître au-delà de la posture derrière laquelle se tient délicatement l’implacable étiquette... L’affranchi est accueilli en égal, il s’assoit à côté de sa seigneurie en toute simplicité mais dans le ton, les manières des uns et des autres, on sent que chacun sait non pas qui est qui mais qui sort d’où or le hartani ne sait pas d’où il vient car aussi loin que se forge la mémoire de ses racines, son histoire commence toujours à partir des chaînes dans les mains du maître car pour un hartani, il n’y a plus d’histoire avant le maître.
 
Sa seigneurie Jemal montre d’ailleurs combien il est difficile de libérer un esclave qui se sent si bien chez lui ou chez le grand-père, l’émir du Tagant comme le souligne avec indifférence sa seigneurie. Il y aurait donc un bon et un mauvais esclavage. Jemal regrette de n’avoir pas réussi à libérer totalement cet affranchi-là ; à l’époque « sa chose » comme il dit, avec une triste délicatesse, quand petit il a eu droit de choisir un ou une esclave. C’est terrible car Jemal, aujourd’hui métissé, sait qu’il descend de noirs aux traits négroïdes aussi prononcés que ceux de son reconnaissant affranchi. Cela justifie certainement le traitement reçu par les esclaves de cette noble famille.

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chezvlane


              

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