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Islamisme : Pourquoi l'Afrique ne peut pas résister à la menace terroriste


International
Mardi 24 Juillet 2012 - 15:47

Déjà bien installé dans certains pays, le terrorisme islamiste poursuit sa stratégie d’expansion. Il est urgent de prendre les mesures qui s'imposent pour stopper cette propagation.


Nouvelles recrues des Shebabs en Somalie lors d'une parade, camp militaire d'Afgoye, 17 février 2011 REUTERS/Feisal Omar
Nouvelles recrues des Shebabs en Somalie lors d'une parade, camp militaire d'Afgoye, 17 février 2011 REUTERS/Feisal Omar
Telle une métastase, le mal terroriste se répand en Afrique. Et ce n’est pas trop exagéré que de dire que ces fondamentalistes de tous bords avancent sans coup férir, surtout sur le continent noir. Car à l’exception des pays maghrébins où ils essuient souvent des échecs cuisants, les fous d’Allah font leurs nids en Afrique subsaharienne sans trop d’accrocs.

Le loup est déjà dans la bergerie

Pour preuve, après avoir étalé leurs tentacules en Somalie où ils font vaciller chroniquement le pouvoir central ou ce qui en reste, ces extrémistes ont transformé la partie septentrionale nigériane en un véritable guet-apens avec un Etat quasi-fantôme.

Que dire alors du Mali, aujourd’hui amputé de son septentrion par des groupes de djihadistes qui appliquent déjà, ad litteram, la charia à tous, sans distinction de race, de coutume ou de religion?

Jusqu’à une date relativement récente, l’Afrique noire était une lointaine contemplatrice des attentats et autres crimes hideux commis par les intégristes. Mais aujourd’hui, à moins de faire la politique de l’autruche, on voit bien que le loup est dans la bergerie.

En effet, sans exception aucune, tous les pays sont dans l’œil du cyclone. Cette affirmation est d’autant moins saugrenue que l’idéologie qui motive ces extrémistes est d’imposer à tout prix la charia aux peuples. C’est, d’après eux, l’un des passeports les plus sûrs qui ouvrent la porte au paradis.

Les Etats africains mal préparés

Il reste à savoir si les pays en sursis, pour ainsi appeler les Etats qui n’en sont pas encore victimes, sont bien préparés pour contrer toute velléité terroriste. La question a toute son importance quand on sait que les systèmes sécuritaires de la plupart des pays subsahariens sont défaillants et les frontières très poreuses.

Au fait, ils sont aussi rares, ces Etats qui disposent de cellules antiterroristes dignes de confiance. Certains n’en disposent même pas. Qui n’a d’ailleurs pas appris avec émoi le récent incident des deux inconnus retrouvés morts à l’aéroport de Nouakchott après avoir intégré clandestinement un avion en provenance de l’aéroport international de Ouagadougou?

A croire donc que l’on pouvait vivre un drame si l’intention de ces inconnus était de perpétrer des attentats. On sait que la stratégie commune à toutes les sectes islamistes est de s’installer dans un pays, de prêcher leur idéologie afin de ratisser large. Et une fois le maximum de fidèles obtenus, elles mènent alors des actions terroristes avec l’assurance d’agir le plus longtemps possible.

C’est en cela qu’en Somalie tout comme au Nigeria, il apparaît très difficile de venir à bout d’un mal profondément installé. Le Mali court aussi le même risque. Dès lors, à moins que les Etats subsahariens cessent la politique du fait accompli pour prendre, de toute urgence, le problème à bras-le-corps, on peut bien se demander à quel pays le tour après le Mali.

Boulkindi Couldiati (Le Pays)
Mamoudou Kane


              

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