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Insolite/France : tous ces parents qui auraient pu finir en taule


Lu sur le web
Samedi 19 Octobre 2013 - 13:47

Lundi dernier, un papa a été condamné à 500 euros d’amende avec sursis pour avoir mis une fessée « cul-nu » à son fiston. Motif : l’enfant, embarqué dans une sale histoire de divorce, ne lui disait plus bonjour.


Une gifle ou pas?
Une gifle ou pas?
Le père s’est justifié :

« Je lui ai demandé pourquoi [il ne le saluait pas] et il m’a répondu qu’il n’en avait pas envie. Je lui ai dit qu’il me devait le respect et oui, je lui ai donné une fessée. »
 
En France, beaucoup de parents doivent s’inquiéter, car si la justice se penche sur leur cas, ils sont foutus.
 
Fessée, gifle sur la joue ou derrière la tête (celle qui fait bouger les cheveux) et autres prises venues du Caucase : pour asseoir leur autorité, ils ont usé de tous les grands classiques. Par le passé, la question de finir devant un tribunal pour ce genre de trucs ne se posait même pas.
 
Petit flashback : il n’y a pas si longtemps, dans les années 90, celles de mon enfance, où plein de papas et de mamans auraient pu aujourd’hui se retrouver en taule.

1- La claquette en plastique : Cinq ans de prison

L'armée du crime
L'armée du crime
Tes parents regardent une émission politique. Toi, tu jongles avec un petit ballon dans le salon – avec les personnages de Disney dessus. Tu n’es qu’un enfant, mais tu es déjà perspicace : dans le regard de ton père, tu sens que tu dois arrêter parce qu’il n’entend pas ce que dit Georges Marchais.
 
A un moment, dans ta tête, il y a une absence. Tu mets une grosse reprise de volée, qui était censée au départ toucher le fauteuil et te revenir dans les pieds. Les choses ne se passent pas du tout comme prévu, puisque celle-ci heurte de plein fouet le lustre.
 
Tu sens que ton immunité vient de sauter et que ton lourd passif de conneries va être bientôt soldé. Ton père, avec ses mains de forme octogonale, se lève. Ta mère aussi. Tout s’embrouille dans ton cerveau et tu dois choisir rapidement entre deux solutions :
 
- te coucher par terre, te rouler en boule et bien articuler en implorant la pitié – « j’ai pas fait exprès », «non, steuplé» ou mieux, « c’est pas moi ! » ;
- tenter de t’échapper – donc risquer le tout pour le tout.
 
Tu optes pour la seconde option. Mauvais choix : tu ne vis pas dans la jungle, mais dans un F4. Tandis que tu tentes de gagner les toilettes, tu sens un objet s’abattre sur ton dos : c’est une claquette pour femme achetée chez Tati Barbès, avec des contours en plastique anormalement balèzes.
 
Le lancer est parfait. Tu t’écroules en deux temps – limite, tu t’allonges – tout près de l’interrupteur. La douleur dure environ une minute, mais tu pleures comme si un braconnier venait de te tirer dessus.
 
Verdict en cas de jugement  : cinq ans ferme pour ta mère, deux avec sursis pour ton père (complicité et menaces) et 100 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

2- La double-tartine: Dix ans de prison

Insolite/France : tous ces parents qui auraient pu finir en taule
Tu vas au collège et en rentrant, tu regardes des programmes comme « Hartley cœurs à vif » à la télévision. Une série où les personnages sont lycéens – avec des gueules de trentenaires – et s’embrouillent tous les mercredis avec leurs parents. Genre : 
 
« C’est pas bien de traîner toute la nuit avec des toxicomanes mon petit poussin. Tu n’as que 15 ans. Faut que tu arrêtes. Ton père et moi, on peut t’aider tu sais.
 
– Ferme ta gueule maman, tu m’étouffes.
 
– Tant que tu vivras sous mon toit [bla-bla-bla...].
 
– OK, je me casse, je pars vivre avec Harvey et Jeremiah. »
 
Ton meilleur pote regarde aussi, donc quand tu dors chez lui pendant les vacances, vous matez ça en binôme. Un matin, avant d’aller au boulot, sa mère lui demande de ranger sa chambre, qui ressemble de plus en plus à une écurie. En rentrant, elle s’aperçoit qu’il n’a absolument rien foutu de la journée.
 
Mieux, nous avons sali le canapé avec du Nutella. Elle le prend dans la cuisine pour lui faire la morale. Tu es un salaud, donc tu espionnes. Tu arrives pile-poil quand ton copain pète un câble et se croit sur France 2.
 
Tu ne l’avais jamais vu comme ça :
 
« Eh, lâche-moi maintenant, c’est bon tu te prends pour qui ? Elle est folle celle-là. »
 
La réponse a été immédiate et s’est déroulée en quatre temps :
 
- une claque sur la joue avec la main droite ;
- quelques insultes à l’endroit du géniteur ;
- une feinte de repli de la mère pour faire croire à son fils qu’il peut retourner vaquer à ses occupations en paix ;
- un retour soudain pour lui coller une dernière tartine sur le haut du crâne, avec un relâchement du poignet au moment de conclure le geste. Tout cela en traître car la victime était de dos et donc, ne s’y attendait pas (ça fait plus mal).
 
En revenant dans le salon, mon pote était rose. Mais il est resté digne jusqu’au bout et n’a pas pleuré, malgré une envie évidente.
 
Verdict en cas de jugement  : dix ans de prison ferme pour la mère et 1 000 000 millions d’euros d’amende.

3- La balayette: Perpétuité

Insolite/France : tous ces parents qui auraient pu finir en taule
Tu joues au foot avec des types dont certains n’ont théoriquement pas le droit d’aller au stade parce que celui-ci est de l’autre côté de la ville. Ils mentent à leurs parents en leur disant qu’ils vont cueillir des fruits derrière la maison ou qu’ils sont chez un pote en train de jouer à « Sonic » sur Mega Drive.
 
Un après-midi, l’un d’eux se fait griller par son père, qui l’appelle de loin avec de grands gestes. Il l’ignore. Faute grave. En douce, le papa pénètre sur la pelouse et se rapproche dangereusement de son fils.
 
Ce dernier, au lieu de se rendre pour ne pas aggraver son cas, tente de prendre la fuite. Il fait des zigzags, croyant pouvoir s’en tirer et épuiser son vieux. La naïveté de l’enfance.
 
Car le père a une botte secrète : la balayette. Moins violente qu’un tacle mais pas forcément plus fair-play, surtout quand elle est effectuée, comme dans ce cas-ci, par derrière et avec des chaussures de ville.
 
Sitôt relevé, mon ami nous a regardés. Il a compris de suite. A 15 ans, il savait que les témoins de la scène – tous des crapules – n’oublieraient jamais cet épisode. Sur le chemin du retour, il a quand même réussi à amortir une gifle (en mettant ses mains sur la tête) et esquiver un petit coup de tête dans l’épaule. C’est déjà ça.
 
Verdict en cas de jugement  : perpétuité pour le père dans un pénitencier au Panama, avec 35 ans de sûreté et interdiction d’envoyer du courrier à son fils jusqu’à ses 72 ans.

Source : rue89
Mamoudou Kane


              

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