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Inondations : une élite et un pouvoir à la noix sous une atmosphère de coup d’état…


A.O.S.A
Dimanche 22 Septembre 2013 - 20:05


Inondations : une élite et un pouvoir à la noix sous une atmosphère de coup d’état…
Depuis quelques jours, voilà le pouvoir qui daigne s’intéresser à ce qui se passe à ses pieds : Nouakchott pitoyable, les quartiers populaires dévastés. D’abord par la voix du président des pauvres, le pouvoir annonça n’avoir pas les moyens de réagir face à la loi divine même si on aurait pu mettre à contribution le savoir et la piété des premiers responsables en terre islamique à savoir les marabouts qui avaient prié pour la pluie en les faisant prier pour que la terre s’ouvre et avale l’eau à défaut d’inverser les prières contre les cieux.
 
Dès que le président en chef fit la leçon qui vaut autant d’instruction pour dire qu’il n’y avait rien à faire, plus personne n’osa même tirer le diable par la queue. Il fallait attendre d’autres instructions car le président était tellement occupé à son orgueil et ses petites affaires et tout le gouvernement avec lui que plus rien ne pouvait bouger. Aziz devait d’abord gérer l’affaire malienne ce qu’il fit de la meilleure façon en restant chez lui pour éviter à la Mauritanie d’être huée par des milliers de maliens dans le stade sans parler des autres petites humiliations que lui réservaient et hollande, et M6 sans parler d’IBK lui-même pour service rendu à l’unité du Mali. Aussi quoi qu’on dise, Aziz a bien fait de ne pas y aller, seulement il aurait dû envoyer quelqu’un le représenter en assurant diplomatiquement qu’il était indisposé pour des raisons de santé que tout de monde aurait pu feindre de comprendre.
 
Aziz devait gérer aussi une autre petite affaire qui si elle venait des militaires sénégalais eût fait bondir nos arabos et leurs haratines. C’est en effet curieux qu’après les petites guéguerres de taxe et autres amitiés en réponse aux vexations marocaines à propos de nos camions fatigués, c’est curieux que personne n’ait dit un mot quand on a appris que des militaires marocains avaient saccagé 40 voitures appartenant à des mauritaniens destinées à venir grossir nos bourses. Personne n’en a plus parlé. Si c’était les militaires sénégalais même présumés, l’escalade allait se faire bien vite mais comme il s’agit du puissant Maroc on peut faire les beaux et se venger sur des petites choses sans jamais oser répondre quand la provocation présumée paraît manifeste surtout d’ordre militaire.
 
Aziz devait gérer mille autres choses comme quelqu’un qui gère son bien à savoir le pouvoir, le sol, la terre et toutes leurs richesses sans se soucier le moins du monde des insectes qui y vivent à savoir la population de moutons aux abois car elle ne peut en rien nuire à son pouvoir ou du moins celui du système qu’il tient et qui le soutient.  Quand Aziz finit par encaisser les affaires internationales, il comprit qu’il fallait annoncer son retour aux affaires nationales comme il faut : d’abord occuper l’élite tribale et ethnique par un sérieux remaniement qui comme son nom l’indique remanie et ment car tout est manié et rien ne change sinon pour quelques réseaux touchés par ce genre de tour de passe-passe.
 
Cela a fonctionné à merveille car tout le monde, les journaleux en premier n’eurent plus qu’à analyser cet oracle et quand les plus lucides n’y virent rien d’intelligible sinon le micmac habituel, les plumitifs se firent mystiques pour voir derrière les pensées présumées subtiles d’Aziz, tout une mécanique des plus complexes prouvant le génie d’un coup de maître. Jadis les chameliers pouvaient en dire autant en analysant une crotte de chameau. Dieu ! Là, il ne s’agit que d’une saillie d’un aigle borgne au royaume des pigeons toujours vautrés à l’horizontale qui sied tant aux esprits à plat tels qu’on en trouve à foison dans les salons faiseurs de ministres comment autant d’oiseaux de mauvais augure.
 
Toujours est-il qu’après ce coup de Roi comme un éternel échec et mat même quand tout est maté,  les pions, les cavaliers, les tours et même les fous sans parler de la reine démocratie première crémière à payer le prix du beurre et de la gazra qui va avec comme autant de droit de cuissage, toujours est-il qu’il fallut ensuite à notre seigneur et maître, passer aux gueux et leur capitale moisie.
 
Déclarer l’état d’urgence et en appeler au monde ? Impossible, les caisses sont pleines comment justifier le peu de moyens quand il est hors de question de dépenser toute cette somme pour la situation des gueux qui n’ont qu’à supporter le temps que le soleil fasse son travail ou qu’ils accusent les pouvoirs précédents responsables d’avoir laissé construire là. Faire sortir l’armée pour aider ? Quelle folie ! Comment savoir si ces troupes ne vont pas se retourner contre le palais en cas de révolte ? Non ! La seule solution est de ne rien faire contre les inondations pour bien montrer que Nouakchott capitale de l’opposition ne peut rien sans le pouvoir et ne peut rien ni avec Hamza ni avec l’opposition ; laisser Nouakchott moisir et quand on est sûr du désespoir résigné des populations, agir en sauveur, la TVM  à l’appui.
 
Cela dit, pendant que Nouakchott moisissait, il y régnait la même atmosphère que lorsque les cavaliers du changement attaquèrent Taya sans que l’on sache qui allait vaincre, la même atmosphère dès qu’il y a un coup d’état, la même atmosphère quand Aziz reçut quelques balles, une atmosphère de terreur silencieuse et d’impuissance criante. Plus rien ne bouge, plus rien ne parle sinon le bourdonnement des mouches et des moustiques entre les torrents du ciel comme un retour de larmes d’un peuple qui a déjà tout pleuré.

L’opposition aurait pu sortir secouer les populations, Hamza aurait pu en profiter pour dire voilà ce qui arrive quand on ne nous laisse pas travailler, l’élite aurait pu en profiter pour réagir, le peuple noyé aurait pu se lever. Au lieu de ça, qu’a-t-on vu ? Une vidéo avec des enfants et des ados qui brûlent un pneu ou deux avant d’être gazés et matraqués pour un exemple qui fut efficace. C’est tout. Les nantis passèrent en 4X4 toujours à sec comme le pouvoir, la classe moyenne passa plus bas en se disant « c’est pas un pays » comme elle aime si bien le chanter, les pauvres eux se sont organisés pour mieux supporter : on loua des bottes et on inventa un marché de transport pour traverser les eaux. Entre-temps partout de Tevrag-zeina à Neuteug, les fils électriques sont à terre, moi-même j’ai failli y passer. Le danger est partout.



chezvlane


              

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