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Noorinfo

Il rêvait d’être Chavez il risque de devenir Noriega


Lu sur le web
Lundi 1 Avril 2013 - 11:30

On attribue à l’ancien président américain, Ronald Reagan, d’avoir partagé avec des proches une réflexion de "sagesse" politique estimant que "celui qui veut diriger les USA doit passer par Hollywood", en d’autres termes: "un cow-boy serait mieux disposé que d’autres à gouverner le pays le plus puissant au monde".


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Reagan, qui a dirigé les USA pendant deux mandats, avait fait l’objet d’une tentative d’assassinat, et avait terni l’image de l’Amérique par une série de scandales, dont le plus célèbre fût celui de la vente d’armes israéliennes à l’Iran (Iran Gate), dont une partie des profits a été convertie en financements pour l’opposition armée au Nicaragua.
Ne partez pas loin dans vos méditations, et n’essayez pas de faire une projection de ces événements survenus au début des années quatre-vingt sur d’autres dévoilés au grand jour à l’aube du troisième millénaire.
Je suis persuadé qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Mais je suis également certain que chacun parmi nous a un modèle dans la vie, qu’il peut suivre jusqu’à la fin de ses jours, tout comme il peut le changer, en cours de chemin, par conviction ou par schizophrénie.
Nombreux sont ceux qui pensent que c’est ce qui pourrait être arrivé à AZIZ, qui, dès ses premiers jours de règne, nous a donné l’impression d’un populiste inspiré par Hugo Chavez, soutenant pauvres et opprimés, refusant le diktat des capitalistes oligarques, avant que se dévoile de lui une autre image de passionné par un général de l’Amérique du Sud , Manuel Noriega, qui avait régné sans partage sur le Panama pendant sept ans, avant que les USA n’envahissent son pays, l’évincent, l’arrêtent et l’introduisent en justice pour trafic de drogue, extorsion, blanchiment d’argent et fraude électorale.
Après 20 ans d’incarcération dans leurs prisons, les USA le remettent à la France, où il fait face à des accusations de blanchiment d’argent dans des opérations d’acquisition d’immobilier.
Aucun des deux modèles (Chavez et Noriega) n’est le mieux indiqué pour gouverner trois millions de pauvres et de candidats à l’appauvrissement, dans un pays qui n’a besoin ni du populisme du président vénézuélien, ni de la fin tragique du militaire panaméen.
Ce pays a plutôt besoin d’un dirigeant équilibré, non autoritaire, sur la même distance entre ses concitoyens, au-dessus des altercations, ne portant aucune haine contre ses prochains et son peuple entier. Un dirigeant qui nettoie devant sa demeure avant de contraindre les autres à faire autant, par la force et l’intimidation.
On peut dire que je vole en plein cieux de la République de Platon, qui – je l’avoue – est un modèle incomparable à celui des républiques sud-américaines.
Jusqu’à preuve du contraire, l’image d’AZIZ et la réputation du pays tout entier ont été ternies par les révélations du »scandale d’Accra ». C’est malheureux et regrettable.
Loin d’ouvrir le débat sur la crédibilité des enregistrements du scandale, (je souhaite qu’on puisse prouver qu’ils ont été montés de toute pièce), j’espère qu’AZIZ, qui s’est hâté à poursuivre un député français pour diffamation, nous révèle les tenants de cette affaire, qui dépasse les frontières de notre pays.
Pour restituer ce qui pourrait être restitué, AZIZ doit prouver à l’opinion publique nationale que quand il avait mené sa guerre contre les groupes terroristes dans la région du Sahel, il défendait la Mauritanie et non d’autres »choses ».
Et qu’en créant un ministère des »Affaires africaines » taillée sur la mesure d’une certaine Dame, il n’avait pas pris une telle décision en récompense à des »services africains accomplis » par ladite Dame.
Et que, lorsqu’il avait limogé son Ambassadeur à Bamako et annoncé »la guerre » à l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré, il ne défendait pas ses propres intérêts, et qu’il ne voulait pas se débarrasser d’un témoin encombrant.
Nos braves parlementaires doivent voler au secours d’AZIZ, qui pourrait être lésé et objet de préjugés. Ils doivent prendre l’initiative d’ouvrir une enquête parlementaire pour éclairer l’opinion publique sur la question, et ne pas laisser AZIZ seul face à cette guerre audio et, éventuellement, visuelle.
La Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont la République du Ghana est partie, a l’obligation d’éclairer l’opinion publique africaine sur cette affaire ambiguë, et d’agir avant que le Parlement Européen ne se saisisse du dossier (les législateurs européens sont souvent passionnés d’enquêtes sur les affaires de blanchiment d’argent, de financement illicite d’élections truquées, et de liens avec les réseaux suspects, en particulier dans la région du Sahel).
Notre Banque Centrale, qui n’a jamais caché sa fierté d’avoir des réserves considérables en devises, doit nous prouver que les Dollars qu’elle détient ne sont pas de faux USD?
Le temps est capable de révéler tous ces secrets … même si l’adage arabe dit que »les hommes sont des coffres ».
C’est l’ère des clefs minute.

Source:[Mauriweb]urlblank:Mauriweb.info
Noorinfo


              

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