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Il est temps d’avouer : aucun enfant Ould n’a été refusé à l’enrôlement…


A.O.S.A
Lundi 7 Avril 2014 - 01:50


Il est temps d’avouer : aucun enfant Ould n’a été refusé à l’enrôlement…
Depuis que je milite non seulement pour que le hassanya soit reconnu dans la constitution comme langue nationale, mais aussi pour que la langue française y retrouve sa place comme deuxième langue de travail de fait, je milite aussi pour le droit à la double nationalité d’office pour les enfants métis en attendant que les mentalités aient assez évolué pour que la Mauritanie, comme d’autres pays africains et arabes comme la Syrie, reconnaisse la double nationalité sans qu’il faille pour cela en faire la demande au prince du moment.
 
Aussi, pour ne pas que mon fils soit un citoyen mauritanien de seconde zone à savoir un métis toléré ayant la double nationalité mais devant la cacher éternellement, vivre en hors-la-loi, j’ai décidé il y a maintenant des années de demander pour lui, comme pour tous les métis mauritaniens, le droit à la double nationalité mais je ne l’ai jamais fait officiellement suivant la « procédure » car la procédure est tenue quasiment secrète vu qu’il a fallu un article de kassataya signé par Abdoulaye Diagana pour qu’on sache quelle folle procédure suivre. Je n’ai fait la demande que par le net et plus d’une fois. 
 
Fausse modestie à part et sans me flatter, juste pour situer l’impact d’une demande sur le net : le blog chezvlane est le blog le plus visité de Mauritanie et qui compte comme partenaires ce que la Mauritanie compte comme sites les plus sérieux francophones qui reprennent nos articles mis à part Cridem avec lequel nous avons coupé des liens pour des raisons que nos fidèles lecteurs savent et ce, après des années où nos articles sur Cridem figuraient régulièrement parmi les plus lus du jour sur tous les sujets d’actualité et de société qui ont remué le pays au point que nous avons reçu à l’époque une lettre de remerciements de l’ex-otage d’AQMI, Pierre Camatte  pour notre soutien contre la politique de notre gouvernement qui était prêt à le laisser se faire égorger avec la bénédiction d’un journaliste de chez nous, prix Unesco.  C’est dire combien l’Etat mauritanien n’a pas pu ne  pas entendre parler de cette affaire depuis longtemps sur la place publique de l’élite même borgne au royaume des aveugles.
 
 
Aussi, pour avoir milité pour l’homme du 18 dès 2008 contre le FNDD et pendant des années ensuite avant de lever le pied, connaissant donc personnellement, pour avoir échangé avec eux sur le net sans les fréquenter dans le monde réel, un certain nombre de gens du premier cercle du chef de l’Etat et de sa périphérie immédiate, j’ai cru naïvement qu’ils seraient touchés par les différents appels et qu’ils me contacteraient afin de faire une demande officielle en bonne et due forme selon la fameuse procédure confidentielle.
 
Hélas, aucun de ces types n’a daigné faire un geste pour une simple raison que je n’ai comprise que bien plus tard : ces misérables ont trouvé dans le cas de ce Ould prétendument refusé à l’enrôlement de quoi jeter au visage des négro-mauritaniens un exemple de Ould refusé or il n’en a jamais rien été. D’ailleurs ce petit garçon vivant avec sa mère à des milliers de km d’ici, jamais ce petit n’a mis les pieds dans le moindre centre d’enrôlement et jamais moi-même n’ai-je fait la moindre démarche autre que virtuelle pour l’enrôler de droit selon la loi bancale et barbare à savoir demander le droit à la double nationalité au prince du moment en attendant ce droit d’office inscrit dans la loi.
 
A un mois, ce petit métis a déjà eu affaire aux services de la sûreté nationale mauritanienne car la RAM a refusé qu’il embarque pour la Mauritanie avec sa mère française car à un mois étant né en France de mère française, il a eu droit à un passeport français avec pour nom le Ould. Il a fallu à un mois courir à la sûreté nationale  demander un laissez-passer car l’enfant était bloqué à l’aéroport. Ça commençait déjà très bien en rentrant chez lui.
 
Mais sitôt arrivé chez lui, il fut enregistré à 3 mois au Ksar en 2008, avant l’enrôlement biométrique, avec pour numéro d’identification national :  0063220080336 comme le prouve cette photo du document. Document dûment signé  par l’officier d’état civil M Cheikh Ould EL Gharaby assisté de Mme Sellem Mint Aoufa agent d’Etat civil. Le tout avec la mention manuscrite « suivant Lettre n’032 en date du 28/03/2008 délivré par l’office National de l’Etat civil. Le tout daté du 30 Mars 2008 ». Dans ce document tout est clair vu qu’on indique que l’enfant est né en France et ils ont même changé de stylo pour écrire en rouge à propos de la nationalité de la mère : « Française ».
 
Voilà qui est dit même si ce document ne vaut désormais plus rien aujourd’hui comme à chaque fois qu’un nouveau prince, débarqué par coup d’état, annonce que ce fit le précédent compte désormais pour zéro sauf qu’à l’époque de ce document, c’était le temps du premier président élu démocratiquement. Donc à ce jour aucun Ould n’a jamais été interdit d’enrôlement. 
 
D’ailleurs depuis l’affaire du fils Daddah Azzedine dont le passeport français a été confisqué quelques jours après que le jeune homme ait eu la franchise de déposer, comme à chaque fois devant les policiers de l’aéroport, ses deux passeports, plus aucun métis mauritanien ne devrait se sentir coupable d’être hors-la-loi car depuis Azzedine Daddah a récupéré son passeport français que l’Etat mauritanien n’avait pas le droit de confisquer car c’est une propriété de l’Etat français et il n’a subi aucun désagrément de la part des autorités compétentes car tout ce qu’elles pouvaient faire c’est lui retirer son passeport mauritanien, le radier de la nationalité mauritanienne comme ils font pour les négro-mauritaniens de la diaspora qui ont des documents attestant leur nationalité mauritanienne mais qui ne peuvent pas présenter de carte de séjour sinon les autorités mauritaniennes auraient pu aussi demander au fils Daddah de prendre un visa mauritanien s’il veut rester sur le territoire mauritanien comme elles le réclament à mon fils et à tous les métis de mauritaniens qui osent se manifester au lieu de vivre cachant une faveur illégale.
 
Je dis maintenant cette vérité car j’ai eu droit à quelques sourires de quelques rats  introduits jusqu’au cœur de l’UPR ayant eux-mêmes en douce la double nationalité. J’ai alors réalisé qu’il ne faudrait pas qu’en plus de l’injustice faite au métis, le cas symbolique que je défends pour le droit d’office  pour tous les métis à la double nationalité, ne serve à cautionner un génocide biométrique qui ne touche que les négro-mauritaniens qui n’ont pas le bras long jusqu’à leurs frères bien installés en leur nom au cœur du pouvoir dominant arabo-berbère.

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chezvlane


              

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