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IRA : Les marches se succèdent à la cadence des répressions


Société
Jeudi 21 Juin 2012 - 11:11

Imperturbables, les militants de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) multiplient les marches pacifiques pour exiger la libération de leur président, Birame Ould Dah Ould Abeid, incarcéré depuis près d’un mois à la prison de Dar Naïm avec six de ses compagnons pour avoir brûlé le 27 avril dernier des livres du rite malékite en vigueur dans le pays. Deux marches successives, samedi 16 juin, puis hier dimanche, initiées par les partisans de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), ont été sauvagement réprimés par les forces de l’ordre.


IRA : Les marches se succèdent à la cadence des répressions
Samedi 16 juin dernier, la répression des forces de police antiémeute a été particulièrement violente. Quatre personnes au moins ont été arrêtées et trois autres, dont la femme du président, Leïla Mint Ahmed, conduites à l’hôpital, sous le coup de suffocations dues à l’inhalation de gaz lacrymogènes. Selon Brahim Ould Bilal, un des leaders du mouvement cité par des sources de presse, l’intervention de la police a été démesurée par rapport à la marche pacifique organisée par le mouvement. Le gros de la répression a eu lieu à hauteur du marché marocain, alors que les marcheurs arboraient des banderoles et scandaient des slogans appelant à la libération de leur président et de leurs camarades incarcérés.

Dimanche, les militants d’IRA ont de nouveau marché, accueilli comme d’habitude à coups de matraques et de gaz lacrymogènes par des forces de l’ordre déchaînées. Selon des membres d’IRA, le fait marquant de ces marches du mouvement est la persécution dont est l’objet Mme Leïla Mint Ahmed. Cette dernière, selon les témoignages, avait emprunté un taxi pour rentrer chez elle, lorsqu’une meute de policiers la prit à partie, la criblant de gaz lacrymogènes au point qu’elle fut transportée d’urgence à l’hôpital en plein état de suffocation. Les médecins, d’après les sources citées, l’auraient gardé sous surveillance, avec fortes doses d’oxygénation pour l’aider à reprendre sa respiration.

Ce serait là, la troisième fois où l’épouse de Birame Ould Dah est directement la cible des policiers. Ce qui fait dire à l’un des partisans d’IRA que la volonté manifeste des autorités de la supprimer devient de jour en jour manifeste. L’intéressée elle-même l’a déclaré à plusieurs reprises, soutenant que le pouvoir mauritanien cherche à l’éliminer.

Il faut dire que des voix de plus en plus forte se font entendre pour exiger la libération de Birame Ould Dah et de ses compagnons. Certaines de ses voix, dont le Bâtonnier de l’ordre national des avocats, estiment que la justice mauritanienne est présentement déclassée pour juger ce que l’opinion considère comme l’autodafé des livres malékites dont Birame et ses partisan sont accusés. Le bâtonnier cite en particulier l’immixtion de l’exécutif dans le dossier, ainsi que le lynchage médiatique dont les prévenus ont été les victimes plusieurs semaines durant sur les médias d’Etat, avec fortes fatwas et édites juridiques, les condamnant avant la lettre.

Cheikh Aïdara
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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