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Hier à I.F.M, Amy Sow / Mansour Kébé : vernissage instructif d’une expo d’un nouveau genre…


Culture
Mercredi 16 Janvier 2013 - 14:32


Hier à I.F.M, Amy Sow / Mansour Kébé : vernissage instructif d’une expo d’un nouveau genre…
«  Il y a quelques mois, après avoir découvert le travail de Mansour Kébé (à son retour du Japon) et après avoir visité l’atelier de Amy SOW, après les avoir écoutés tous les 2, j’ai imaginé de les faire travailler ensemble sur un des points de convergence de leurs préoccupations : une prise de conscience non seulement écologique ou politique, mais aussi et surtout sociale, culturelle et esthétique de leur environnement dans le contexte de Nouakchott. 
 
Ils se sont prêtés au jeu avec enthousiasme.
Et vous avez donc autour de vous le fruit de leur travail depuis 2 mois. 
 
Mansour et Amy vous parleront de design, d’architecture, de sculpture, de peinture, d’image et d’installation. C’est sur ce dernier mot que j’aimerais revenir car il est trop souvent utilisé et l’on ignore trop souvent son sens dans le champ artistique.
 
Un peu d’histoire et une dose de théorie…
 
L'installation : c’est un genre artistique apparu au cours du XXe siècle. L’installation combine et dispose différents médiums et médias dans l’espace afin de produire, dans un rapport particulier avec le public, une expérience physique, psychique ou mentale. L’installation interroge les codes et conventions de l’art et participe au décloisonnement des disciplines.
 
Les installations, en tant que concept, se sont surtout développées à partir des années 1960, même si l'on peut trouver des prémices dès 1912 avec les ready-made de Marcel Duchamp.  Dont l'une des plus célèbres installations est bien Étant donnés. Mais je pense aussi à Daniel BUREN où c’est l'œuvre qui révèle le lieu. Dorénavant le spectateur sera pluus qu'un "œil" devant l'œuvre (comme disait Greenberg) : il sera invité à vivre une expérience sensoriellement plus riche.
 
C’est ainsi que Amy et Mansour ont spatialisé des objets existants, ramassés, assemblés ou créés pour l’occasion dans l’espace d'exposition et essaient de bousculer ainsi les champs artistiques et les conventions scénographiques et muséographiques. Ce qui implique un rapport physique à l’œuvre. Le corps humain tout entier se trouve sollicité dans ses déplacements, soit en tournant autour de l’œuvre, soit en la traversant. Ces installations exigent donc votre implication. Vous devenez le point de départ d’une réflexion critique sur les conditionnements sociaux qui interrogent vos capacités à intervenir sur votre propre environnement. 
 
Les œuvres présentées ce soir se composent de dispositifs techniques et de technologies simples et divers.
Parfois proches de la maquette d’architecture ou d'objet design, les installations de Amy et Mansour ne constituent pas pour autant, des modèles réduits d’une construction à venir. Elles sont bien souvent l’occasion de porter un regard critique sur l’environnement, le quotidien et la ville. Ce sont des formes ancrées dans l’imaginaire et l’inconscient collectif des individus : ce sont des modèles révélateurs d’une culture.
Alors l’installation comme nouveau genre artistique ?
 
NON, mais l’installation établit des ponts entre les différents langages, repousse les limites du traditionnel domaine des arts plastiques en nouant le dialogue avec d’autres disciplines : sciences, technique, design, architecture... 
 
Amy et Mansour ont la volonté affirmée de se situer résolument dans la vie. Leurs œuvres favorisent le dialogue avec l’environnement mais sans dépendance ni adhésion ni critique acerbe. Ils utilisent l’installation pour rechercher une fusion entre l’art et la vie.
 
En conclusion, je dirais que chez nos artistes, l'installation se caractérise par la manière d’introduire le spectateur au cœur de l'œuvre. Le spectateur pénètre et marche à la rencontre du sujet-même de l'installation, qui est en fait une proposition de récupération pour reconstituer une réalité qu’ils appellent « Réalités précaires ». 
 
Cette installation décloisonnée et pénétrable propose une structuration de l’œuvre par stations mais ne souhaite pas cependant que le spectateur en privilégie une en particulier.  Les différentes séquences ne sont pas disposées en un ordre de progression quelconque. Vous êtes donc appelés à déambuler dans ou devant l'œuvre morcelée. 
 
Alors bon voyage dans l’œuvre de Amy SOW et Mansour KEBE.
Merci ! »
 
Jany Bourdais
Directeur Adjoint de l’I.F.M

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