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Grève des enseignants au Burkina Faso: la colère monte d'un cran


International
Mercredi 25 Mai 2011 - 17:47

Après deux jours de débrayage, les enseignants burkinabè sont en grève illlimitée depuis ce lundi 23 mai 2011. Ils exigent le versement d'indemnités et dénoncent des classes surchargées. Un mouvement soutenu par des milliers d'élèves qui ont décidé de sortir dans la rue. Malgré des négociations en cours, la situation devient de plus en plus tendue.


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Des jeunes brûlent des pneus dans les rue de Ouagadougou, lundi 23 mai 2011. AFP/AHMED OUOBA
Des jeunes brûlent des pneus dans les rue de Ouagadougou, lundi 23 mai 2011. AFP/AHMED OUOBA
Les enseignants du secondaire ( lycées et collèges) observent depuis lundi une grève « illimitée » pour réclamer le versement d'indemnités et dénoncer des classes pléthoriques. Des milliers d'élèves ont rejoint le mouvement qui s'est durcit mardi 23 mai. Le malaise va grandissant.

A Ouahigouya, ville située à 180 km au nord de Ouagadougou, des heurts ont éclaté hier entre enseignants grévistes et instituteurs, faisant deux blessés. A Gaoua, dans l'ouest du pays, des élèves ont mis le feu au siège du parti présidentiel ainsi qu'à la résidence du président Blaise Compaoré, et ont saccagé les locaux de la direction régionale de l'enseignement secondaire.

La veille, dans les rues de la capitale, de jeunes manifestants ont brûlé des pneus et ont cassé des vitres des ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement secondaire.

Des avancées sur toute les revendications

Les négociations entre les syndicats de professeurs et le gouvernement, conduites par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, ont cependant abouti à des « avancées » sur toutes les revendications, selon les deux parties.

Le gouvernement a notamment promis de « relever » la grille des indemnités des enseignants, a déclaré devant la presse le secrétaire général de la Fédération des syndicats de l'éducation et de la recherche (F-SYNTER), Mamadou Barro. Mais, « les discussions ne sont pas achevées », a-t-il souligné.

Le front social s'est enflammé depuis février, avec en particulier des mutineries, parfois accompagnées de violences et de pillages, confrontant Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, à une crise sans précédent. Lundi 23 mais dans la soirée, des éléments de la Garde nationale étaient sortis de leur camp à Ouagadougou et avaient tiré en l'air, avant de regagner leur caserne.
RFI & AFP


              

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