Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Greenwich Village m’a réconcilié avec New York…


A.O.S.A
Lundi 17 Novembre 2014 - 02:32


Greenwich Village m’a réconcilié avec New York…

Il me fallait fuir l’hôtel plein des fantômes du programme et son cortège de vide. A 08H j’étais dans un café français que je n’ai découvert qu’hier : « la Tisserie », certainement un souvenir de pâtisserie restée au pays des meilleurs gâteaux du monde, à mon goût. Là, on y trouve des croissants comme il faut et comme on n'en trouve qu’à Paris, certainement pas à Barcelone et hier encore à Nouakchott avant que la meilleure pâtisserie de chez nous ne se mette à l’huile de palme qui fit des croissants un morceau de plomb. On y trouve aussi un chocolat chaud comme il faut. Là, il me fallait tuer le temps en attendant que The Metropolitan Museum of Art ouvre ses portes, c’est-à-dire deux heures plus tard…


J’y suis allé à pied le long de la 5ème Avenue par un froid mortel qui vous donne l’impression d’être sorti tout nu. Je devais faire vite car ensuite j’avais rendez-vous avec monsieur Fourcassié qui a quitté Nouakchott et qui est actuellement en mission à l’ONU. Sans lui, je n’aurais jamais vu la fameuse statue de la liberté. 


A peine ouvert, me voilà devant les portes du musée après une belle balade, tenant dans les mains cet atroce café de Starbucks dont le seul goût qui vaille se limite à la chaleur du contenant. On peut dire ce qu’on veut des USA qui sont un état jeune sans vieilles pierres comme en trouve à foison sur le vieux continent, on peut dire que l’histoire des USA est presque aussi jeune que celle des états africains, reste qu’aux USA on trouve les plus grandes universités de la planète et le cœur de l’innovation en mille domaines.

 


Ce qu’on savait moins, c’est que si le Louvre c’est quelque chose, le Metropolitan Museum of Art ce n’est pas rien... Diable ! Quelle surprise ! C’est tellement riche et vaste qu’en deux heures je n’ai pu faire le tour que du rez-de-chaussée ainsi que le rayon du Greco au premier étage des peintures européennes. Il faut trois jours pour faire le tour comme il faut. Le rayon peinture et égyptologie ne peut pas être comparé au Louvre mais on y trouve mille choses extraordinaires pour lesquelles le Louvre donnerait un rein pour en avoir un bout…


Faut voir la collection des armures du Japon ! Chacune mérite 20 minutes pour en apprécier tous les traits, la finesse des matériaux, le génie des couleurs et la puissance de la création dans les moindres détails. Faut voir les sabres. De même pour les ottomans, on ne trouve pas ça au Louvre malgré le coin arabo-musulman récemment inauguré. Faut voir la collection d’armures royales du moyen-âge en un parfait état de conservation. Faut voir la collection d’armes à feu de l’arquebuse à la Winchester.


L’âge d’or des forgerons !


Des armes comme des œuvres d’art, richement sculptées, avec de l’or, des pierres, de l’ivoire et ce, de tous les coins du monde. Faut voir la collection d’épées de la plus fine à la plus gigantesque. C’est incroyable. Là où le Louvre reproduit une partie d’une pièce, on trouve au Metropolitan des pièces entières où rien ne manque, même des lieux de prière du Tibet ! Faut voir la collection de l’art asiatique. Faut y aller tout simplement. C’est fantastique et ce n’est pas chargé du tout. C’est frais, c’est de très bon goût.

 

 

 

 


On était dimanche, vu que c’était une exposition exceptionnelle, tout le monde courait chez El Greco et les peintures européens ou chez les égyptiens mais peu de gens en Asie et dans les rayons divers de l’art déco des uns et des autres notamment l’art chinois qui rappelle combien chinoiserie est un malheur contemporain.  Sachant que je n’aurais jamais le temps de faire le tour comme il faut. J’ai renoncé à tout voir et je me suis promené comme si j’étais dans mon hôtel particulier et que je rendais visite à des pièces que je n’avais pas vu depuis quelque temps histoire de voir que personne n’a touché à rien.


J’ai donc arrêté de dire bonjour aux surveillants perdus ici et là dans des coins où personne ne venait souvent et où mes chaussures sur le sublime parquet annonçaient les pas du seigneur des lieux… Alors un garde venait à ma rencontre non pas pour me suivre comme c’est courant dans les rayons d’une boutique de souvenirs tenue par un pakistanais mais juste pour me dire qu’il est fidèle au poste.

J’ai alors ressenti ce que ressentent ceux qui vivent dans ce genre de palais. Combien d’artistes à jamais inconnus ont sculpté ces petites merveilles.


lire la suite...

chezvlane


              

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
Inscription à la newsletter
Les + populaires