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Grèce : l’aide des créanciers sera prolongée en cas d’accord


International
Vendredi 26 Juin 2015 - 18:04

Des éléments ont filtré sur les dernières propositions des deux parties. Un total de 15,5 milliards d’euros d’aide serait versé en cas d’accord.


Grèce : l’aide des créanciers sera prolongée en cas d’accord
Vers une issue dans le dossier grec ? Alors que le bras de fer se poursuit, un nouvelle réunion de l’Eurogroupe étant prévue samedi à 17h (15H GMT), le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a discuté vendredi avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande d’une éventuelle prolongation du plan d’aide à la Grèce, a appris Reuters de source française.

La zone euro peut aider la Grèce à honorer ses échéances de dette au cours des prochains mois avec les fonds restant disponibles dans le cadre du plan d’aide en cours si celui-ci est prolongé de cinq mois, jusqu’en novembre, montre une note rédigée à l’attention des ministres des Finances de la zone euro.

Il s'agirait en fait de la consolidation de tout ce que la Grèce est en droit de toucher en terme d’aide de la part de ses créanciers. Une sorte de « solde de tout compte », qui était sur la table de la réunion de l’Eurogoupe à Bruxelles, jeudi.

Les Européens sont ainsi prêts à verser 12 milliards d’euros en quatre tranches pendant cette période, dont l’essentiel avant mi-août. La première, de 1,8 milliard d’euros, proviendrait des intérêts réalisés en 2014 par le programme « SMP » (Securities Market Program).

Ce programme lancé en 2012 permet aux banques centrales de la zone d’acheter de la dette publique grecque sur le marché secondaire. Pour qu’elle soit versée, il faut non seulement que le Parlement grec vote l’accord avec ses créanciers, y compris un certain nombre de mesures appelées « actions préalables », mais aussi que les Parlements nationaux des pays concernés se prononcent pour accepter ce versement.

Deux autres tranches de prêt du fonds de soutien de la zone euro suivraient: l’une de 4 milliards d’euros d’ici mi-juillet, une autre de 4,7 milliards début août, à condition que la Grèce ait mis en oeuvre certaines réformes. Une autre tranche de 1,5 milliard provenant des profits réalisés en 2015 grâce au programme SMP compléterait cette somme de 12 milliards d’euros en octobre.

Une partie de cet argent, soit 6,9 milliards d’euros, proviendrait du fonds mis en place pour venir en aide aux banques grecques, qui dispose actuellement de 10,9 milliards d’euros. Le déblocage des ressources de ce fonds correspond à une demande de longue date du gouvernement grec.

Le FMI pourrait y ajouter 3,5 milliards d’euros, sous certaines conditions: que toutes les actions préalables aient été mises en oeuvre et que le Fonds ait des assurances sur le financement du pays sur une période excédant 12 mois et sur la soutenabilité de sa dette.

Réunion « cruciale » samedi
Le plan d’aide actuel expire mardi et les fonds disponibles ne le seraient plus en l’absence d’une demande de prolongation soumise par Athènes. Il y a une chance sur deux de parvenir à un accord, a déclaré vendredi le ministre allemand des Finances. « Je ne dis pas quelle sera l’issue, c’est 50-50 », a dit Wolfgang Schäuble.

Les trois dirigeants se sont entretenus trois quarts d’heure en marge du Conseil européen. « Ils ont discuté de ce qu’il fallait faire entre aujourd’hui et demain pour aboutir sur les sujets encore à régler en matière de réformes, sur l’extension du programme, sur la question des financements », a dit la source française.

Angela Merkel et François Hollande ont souligné que la réunion de samedi serait « cruciale et décisive », selon des sources concordantes, et qu’un nouveau Conseil européen n’était pas nécessaire, ajoutant que, si souhaitable, de nouveaux contacts avec Tsipras avant l’Eurogroupe sont possibles.
Alexis Tsipras aurait déclaré vendredi à la chancelière allemande et au président français ne pas comprendre l’insistance des créanciers de son pays, a rapporté un responsable gouvernemental.

« Tsipras a informé les deux dirigeants sur les propositions grecques et souligné que la partie grecque ne comprenait pas l’insistance des institutions sur des mesures aussi dures », a-t-il dit.

Les Européens ont fixé un ultimatum, jusqu’à samedi, pour que la Grèce trouve avec ses créanciers un accord permettant de reprendre son renflouement et de lui éviter un défaut de paiement.

La Grèce doit honorer dans moins de cinq jours, le 30 juin, un remboursement au Fonds monétaire international (FMI) qu’elle ne pourra assumer sans le déblocage d’une tranche d’un prêt de 7,2 milliards d’euros en suspens depuis près d’un an, ou à défaut un geste financier de la Banque centrale européenne.

La poursuite de l’aide financière au pays dépend d’un accord entre le gouvernement grec de gauche radicale et ses créanciers (UE, BCE, FMI) sur un programme de réformes et de mesures budgétaires pour la Grèce sur lesquels les deux parties tentent de s’accorder depuis février.

lesechos.fr
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