Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Gimtel: Un semi-échec programmé?


Economie
Mercredi 1 Juin 2011 - 15:27

Trois ans après son lancement officiel, l'utilisation des cartes GIMTEL n'est pas aussi importante que prévue, même si les retraits aux bornes, se sont un peu plus popularisés.


Gimtel: Un semi-échec programmé?
«Un bilan mitigé.» voilà le jugement à froid, d'un des responsables du GIMTEL. Selon lui, après à peine trois ans de lancement, les cartes de retrait ont tout de même trouvé leurs cibles. «Il est vrai, que les mauritaniens sont réticents à ce genre de transactions électroniques. Mais certaines banques ont fait un bon travail de sensibilisation au niveau de leur clientèle; et la chose s'est démocratisée peu à peu, même si c'est assez lent.» Comme en témoigne l'actuelle campagne de promotion de cartes de crédit de la Société Générale, ou encore, l'explosion relative à la BAMIS. «Les statistiques dont nous disposons, montrent clairement que l’usage des cartes pour les retraits entre rapidement dans les habitudes.» approuve Yahya Kane, directeur des opérations à la BAMIS.
Le taux d’utilisation des GAB montre également l’intérêt de plus en plus accru que portent les clients des banques pour ce produit finalement très vite adopté.

Le revers de la médaille

«Par contre, les paiements aux TPE (Terminaux de Paiements Électroniques) sont quasi-inexistants.
Cette situation, à mon sens, relève surtout du fait que les commerçants dans leur grande majorité restent imperméables à ce système pourtant commode et sécurisant.» Les motifs de défection sont liés à leur rébellion envers tout ce qui est «nouvelles technologies» (et donc synonyme de difficultés d'adaptation et d'apprentissage); mais aussi aux coûts d’utilisation, même s’ils sont modiques par rapport aux bénéfices à long terme. «C'est dans ce même registre que la BAMIS est la première banque mauritanienne à accepter les cartes internationales Visa à ses guichets automatiques via le GIMTEL.» continue le cadre de la BAMIS. Suivie par la BMCI, cette nouveauté devrait constituer un important avancement dans l'usage de ce genre de mode de paiement.

Freiné par le crédit

«L’activité de crédit chez nous est restée plus ou moins stable ces dernières années (la baisse du crédit aux entreprises étant corrigée partiellement par le crédit aux particuliers auxquels notre agence de Tevragh Zeina est exclusivement dédiée).» avance Yahya Kane. Plutôt que de gérer du risque client, les banques de manière générale ont préféré des emplois plus sécurisants et rémunérateurs à la fois, que représentent les placements en bons du Trésor (les taux il n’y a pas si longtemps taquinaient le taux directeur de la BCM), dans un environnement social et professionnel où la plupart des garanties liées au prêt ne sont pas assurées. «Cependant, force est de reconnaitre que nous assistons à la tendance contraire ces derniers jours; ce qui, il est vrai, détourne tout de même les banques de leur rôle dans le processus de développement.» conclut-il
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
Inscription à la newsletter
Les + populaires