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Ghanagate : Qu’est-ce qui autorisait Aziz à négocier de vrais/faux dollars en 2006?


Tribunes
Lundi 15 Avril 2013 - 16:15

On assiste, ces derniers jours, dans des médias en connexion avec le Pouvoir actuel à une relecture des faits sur ce qui s’impose désormais comme étant l’affaire du Ghanagate.


Ghanagate : Qu’est-ce qui autorisait Aziz à négocier de vrais/faux dollars en 2006?
 Une relecture par de nouveaux «mousquetaires » qui ne s’embarrasse guère d’attaques contre des confrères et trahit un ciblage bien boiteux de l’Opposition mauritanienne qui n’a fait que son devoir : exiger des éclaircissements quant aux circonstances dans lesquelles le président Aziz est aujourd’hui cité dans l’affaire du Ghanagate.

Dans ces médias –qui osent indexer leurs confrères de partisans. De quel côté sont-ils, eux ? la démesure est totale et vise à inverser les charges, par un jeu subtile de mots et d’analyses effarantes en contradiction même avec des faits têtus et reconnus par des élus politiques parmi les proches des proches du président Aziz. Plus royaliste que le Roi, tu meurs ! Il faut bien reconnaitre que le silence assourdissant qui a suivi les graves accusations accablant le président Aziz a été suivi par une communication officielle cacophonique où l’on soutenait une chose et son contraire. Le rempart de silence n’a donc pas résisté longtemps au «déballage» dans cette affaire.

Changement de décor et d’approches, donc, pour arroser l’arroseur. L’entrée en exercice de certains journalistes vilipendant leurs confrères et l’Opposition n’a rien d’étonnant sinon qu’elle tente de contribuer à un camouflage sciemment visé. Il faut que coûte travestir le décor pour une ivresse de la scène où les principaux jouent les rôles des figurants. Une inquisition programmée à qui s’y illustre le mieux dans cette prospective de l’éclosion de la réalité. Du coup ceux qui étaient dans le box des accusés sont angélisés au prix d’une dextérité pathétiquement mensongère.

Et dans le domaine de l’analyse donc de l’interprétation personnelle tous les coups –sur les plus bas- sont permis surtout contre ceux qui réclament à tue-tête « la vérité, toute la vérité et rien que la vérité». Et pour brouiller encore les cartes, d’un jeu somme toutes, devenu apparent, une simple déclaration se transforme ainsi un fait d’arme alors qu’à l’opposé, elle est méchamment critiquée par une pléiade de Azizboys, tapis dans l’ombre de l’anonymat tirant sur tout ce qui bouge.

Pourtant, une seule question de bon sens persiste encore dans cette nouvelle alchimie donnée aux faits. Les échanges de propos entre le président et l’irakien, par qui le scandale du Ghanagate est remonté-sont reconnus par les thuriféraires même du régime, comment ces médias peuvent-ils encore continuer à vouloir semer le doute et à quel but? In fine si les soutiens politiques de Aziz, tout en rejetant évidemment les circonstances et l’objet de la conversation présidentielle, reconnaissent les faits comment peut-on encore en dénaturer la nature par ces médias?

Les plus sournois évoquent « le rapatriement » des dollars (vrais ou faux) d’un irakien fuyant son pays en guerre pour justifier la citation du président Aziz. Une opération montée depuis le Ghana qu’ils veulent mettre à son actif alors qu’il n’était encore que chef de la garde présidentielle. De quel droit le fait-il? Autrement dit qu’est ce qui autorisait Aziz à négocier de vrais/faux dollars en 2006? Comment le président de l’époque n’est pas au courant d’une telle initiative? Pourquoi cela n’a jamais été évoqué avant l’entrée en scène de ces médias? Pourquoi n’y a-t-il pas de poursuite contre le Hamed Omar, reconnu comme un espion à la solde des renseignements militaires et qui nargue le président Aziz dans cette affaire? Et enfin pourquoi le président –qui n’aurait rien à se reprocher- n’en parlerait-il pas pour éclairer la lanterne de ses compatriotes et ainsi couper l’herbe sous les pieds de l’Opposition et de ses détracteurs à lui?

Assurément beaucoup trop de questions auxquelles ces médias qui ironisent contre leurs confrères et s’en prennent à l’Opposition n’apportent pas de réponse salvatrice. Ils peuvent bien s’égosiller des déclarations d’un sénateur français comme «blanchissant» le président, dans la réalité le président ne sera lavé de tout soupçon que quand il se sera lui-même expliqué sur ces coïncidences troublantes. Un premier acquis : l’authenticité des enregistrements ne semblent plus remise en cause, malgré les tentatives d’étouffer l’éclosion de la Vérité. Elles ont toutes échoué. Il est donc plus aisé d’attaquer aujourd’hui l’Opposition que de livrer aux mauritaniens les détails sur cette affaire. Une mission de diversion bien plus délicate dans l’investigation. Mais comme le dit le vieux dicton qui veut tuer son chien, l’accuse de rage.

Source:[Mauriweb]urlblank:Mauriweb.info
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