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Gestion publique : 16 pays africains en voie de réduire l'extrême pauvreté de 50% d'ici 2015


Economie
Vendredi 31 Mai 2013 - 09:20

Plusieurs pays africains dont le Rwanda, l’Ouganda, le Malawi, le Ghana, l’Ethiopie, le Burkina Faso et le Bénin sont en bonne voie de réduire de 50% l'extrême pauvreté d'ici 2015 conformément aux objectifs du Millénaire fixés par l'ONU.


Gestion publique : 16 pays africains en voie de réduire l'extrême pauvreté de 50% d'ici 2015
ONE, dans son nouveau « rapport DATA 2013: Financer la lutte pour la transformation de l'Afrique », évalue les progrès réalisés par les pays d’Afrique subsaharienne dans l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et analyse les liens entre les investissements domestiques dans la santé, l’éducation et l’agriculture et ces progrès.

---- Téléchargez le rapport ONE ----

Plus les Etats africains investissent, plus ils progressent

Le rapport montre aussi que les pays d’Afrique subsaharienne ayant affecté au cours de ces 10 dernières années une part plus importante de leurs dépenses publiques à la santé, l’éducation et l’agriculture affichent de meilleurs résultats pour ces secteurs.

Le Burkina Faso, par exemple, a affecté 52% de ses dépenses publiques à ces trois services clés au cours des dernières années et devrait atteindre l’objectif d’élimination de l’inégalité des sexes à l’école primaire avant 2015 ainsi que celui de réduire de deux tiers la mortalité maternelle d’ici 2018, notamment grâce à la gratuité des soins prénataux.

Selon Guillaume Grosso, directeur de ONE-France, « les ressources domestiques des pays d’Afrique subsaharienne représentent aujourd’hui 78 % du total des ressources disponibles. Si ces ressources sont investies dans la santé, l’éducation et l’agriculture, les progrès peuvent être impressionnants. »

Pourtant, beaucoup d’Etats africains continuent de sous-investir dans les secteurs sociaux

Les ressources mobilisées pour ces secteurs clés sont encore bien inférieures aux engagements pris. Dans le cadre des engagements de Dakar, Abuja et Maputo, les Etats africains ont promis d’affecter un budget minimum à ces secteurs, promesses qui ne sont pas tenues par tous. « Si tous les Etats africains respectaient leurs engagements en faveur des budgets de la santé, l’éducation et l’agriculture, 190 milliards € pourraient être mobilisés entre 2013 et 2015 pour atteindre les OMD dans cette région. Un montant susceptible de changer la donne pour des millions de personnes ! »

Par exemple, si l’Angola respectait ses engagements de Dakar pour l’éducation entre 2013 et 2015, il y aurait suffisamment d’argent, non seulement pour que tous les enfants du pays soient envoyés à l’école primaire, mais aussi que l’ensemble des instituteurs du pays soient mieux formés et rémunérés.

Parmi les mauvais élèves, plusieurs pays très riches en ressources naturelles

Le rapport épingle plusieurs Etats riches en ressources minières, gazières et pétrolières, qui n’ont pas su utiliser leurs marges de manœuvres budgétaires pour améliorer le sort de leurs populations et demeurent à la traine, voire en recul. C’est le cas notamment de la RD Congo, du Zimbabwe, du Gabon ou du Nigéria.

L’aide fait avancer le développement

D’après ce rapport, l’aide publique au développement est aussi associée à des progrès plus importants dans l’atteinte des OMD en Afrique subsaharienne. « L’aide publique au développement a son rôle à jouer dans l’atteinte des OMD. Si on demande aux Etats africains de tenir leurs engagements, il doit en être de même pour les pays donateurs. » Or on observe une baisse inédite de 6% de cette aide à destination des pays d’Afrique subsaharienne entre 2011 et 2012.

Les engagements des pays africains dans les secteurs de la santé, l’éducation et l’agriculture

• En 2000, les gouvernements ont adopté le Cadre d’action de Dakar, s’engageant ainsi à affecter 7 % de leur PIB au secteur de l’éducation d’ici à 2005, et 9 % du PIB ensuite.

• En 2001, les chefs d’État et de gouvernement africains ont adopté la Déclaration d’Abuja, s’engageant ainsi à affecter 15 % des dépenses publiques à la santé. Cinq ans plus tard, ils se sont également engagés à assurer l’accès universel aux soins de santé.

• En 2003, les dirigeants africains ont adopté la Déclaration de Maputo. En signant cet accord, ils ont promis de consacrer 10 % de leurs dépenses publiques à la promotion de l’agriculture et du développement rural d’ici à 2008.
Mamoudou Kane


              

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