Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Génie politique : 1027 palestiniens libérés en souvenir d’un juif devenu vizir en 1027…


Blogs
Mercredi 19 Octobre 2011 - 22:07

Pour qui sait que la politique israélienne, surtout en matière de prises d’otages, a toujours été de ne jamais négocier avec ceux qu’ils appellent les « terroristes » face aux militaires de Tsahal qui ont droit ,eux, de tuer femmes et enfants par milliers en restant de dignes soldats , pour qui se rappelle la co-responsabilité de la mort des sportifs israéliens aux jeux olympiques de Munich où le refus catégorique de négocier de Golda Meir prouva le peu de cas que l’état hébreu fait de la vie de ses citoyens quand il faut prendre leurs terroristes morts ou vifs, on ne peut que les regarder sourire sous larmes quand les porte-parole de l’état hébreu, comme le sournois Avi Pazner, nous chantent l’humanité d’Israël et son souci de la vie humaine…


Génie politique : 1027 palestiniens libérés en souvenir d’un juif devenu vizir en 1027…
Certains ont rappelé que le grand rabbin Eliyahu a bien dit que la vie d’un étudiant de yeshuda vaut plus que celle de 1000 arabes justifiant ainsi que l’état ait libéré 1027 palestiniens pour le jeune Shalit.
 
Mais c’est mal connaître l’humour noir de ces gens-là ; le même qu’on trouve chez tous les fanatiques racistes qui se savent tout puissants et pouvant donc à l’occasion se permettre de l’humour subliminal avec l’histoire d’autant plus amusant qu’ils pensent qu’ils sont les seuls à le goûter ou même à s’en rendre compte…
 
Pourquoi 1027 et pas 1026 ou 1028 ? L’estimation du grand rabbin ne suffit  pas. Il faut chercher ailleurs. Bien sûr, ce fut une occasion inespérée pour la droite d’exciter ses fanatiques en leur faisant croire qu’un israélien vaudrait plus que mille palestiniens et surtout prouver que la droite serait prête  à bien des sacrifices pour sauver un seul soldat israélien, croyant humilier ainsi le camp adverse en lançant aux médias internationaux que 1000 des leurs valent à peine un israélien en oubliant que la grande victoire des palestiniens c’est d’avoir pu déjouer tous les espions d’Israël pendant 5 ans rendant impossible toute opération pour prendre le jeune sans risquer sa vie.
 
Pourquoi donc 1027 ? Il fallait chercher une date, quelque chose de célèbre dans l’histoire juive en rapport avec les arabes pour justifier ce nombre. Eh bien, il faut remonter à l’an 1027 exactement, ce jour, un juif devint grand vizir d’un royaume arabe pour son génie politique ! Quand on pense au coup politique de libérer 1027 arabes pour un israélien, on ne peut passer à côté de l’histoire de Samuel ibn Nagrela (Mérida 993 - Grenade 1055 ou 1056).
 
«  Considéré par certains comme l'une des premières autorités rabbiniques médiévales, Samuel a été grammairien, poète… Né à Mérida, il passe son enfance et sa jeunesse à Cordoue… Son père, natif de Mérida, lui donne une éducation complète et lui pourvoit les meilleurs maîtres de l'époque : il étudie la littérature rabbinique sous la férule de Hanokh ben Moshe, l'hébreu et la grammaire hébraïque avec le fondateur de la philologie hébraïque scientifique, Juda ben David Hayyuj ; il apprend aussi l'arabe, le latin et le berbère auprès de maitres non-juifs.
 
Dans le contexte de la guerre civile en al-Andalus et de la conquête de Cordoue par le chef berbère Suleiman en 1013, il doit, avec sa famille et de nombreux autres Juifs, fuir Cordoue livrée au sac et au pillage. Le jeune Samuel s’installe dans le port de Malaga, où il commence une petite affaire, étudiant les textes hébraïques et talmudiques pendant ses loisirs. Il fréquente les cercles des savants et érudits arabes, s’initie à la philosophie, à la rhétorique arabe et aux mathématiques.
 
Samuel maitrisait fort bien la calligraphie arabe, de sorte qu'un esclave de confiance du vizir Abu al-?asim ibn al-'Arif lui confiait souvent le soin d'écrire ses lettres. Lorsque certaines de celles-ci tombent entre les mains du vizir, celui-ci, frappé par l'élégance de l'écriture et du langage, demande à en rencontrer l'auteur. Samuel, amené au palais, devient le secrétaire privé du vizir, qui découvre rapidement le talent manifesté par Samuel en politique, et en fait son conseiller de facto. » ( wiki )
 

Eh bien figurez-vous, qu’en 1027 ce vizir mourant confesse au Roi arabe que ses succès politiques sont dus à ce juif !  Le Roi ne faisant aucun cas de la race, fait du juif son vizir ! Ainsi ce Samuel fut, pour son génie politique, grand vizir d’un royaume arabe ! Mais ce n’est pas tout... Face au Hamas, l’ami d’isreal, le chef de l’autorité palestinienne s’appelle Abbas et le Roi qui fit Samuel vizir s’appelle Habbous…
 
« En signe de gratitude, Badis, fils de Habbous, donne à son vizir, Samuel, le plein contrôle de son royaume, que Samuel gouverne avec sagesse pendant plus de trente ans, menant de victorieuses campagnes contre le royaume de Séville et ses alliés, ou usant de son habileté diplomatique pour promouvoir ses intérêts politiques. Samuel répand un tel lustre sur les Juifs de Grenade qu'ils lui confèrent le titre de Naguid, ou Prince. » ( sefarad.org )
 
De plus, pour qui a vu le jeune Shalit, tout frêle avec ce regard désorienté, tout perdu, voir ce Shalit pour lequel tout Israël s’est levé et même au-delà vu que j’ai été moi-même touché par l’air du malheureux, on apprend au sujet de Samuel « …la modestie et les manières affables gagnent la sympathie même de ceux qui ne peuvent accepter qu'un Juif soit parvenu à un tel poste. » wiki.

De même nul ne peut dire que guilat ne vaut pas ce sacrifice de l’état hébreu d’où un formidable coup politique d’Israël pour montrer la soi-disant humanité de la droite israélienne surtout que tous ces palestiniens pourront être repris à n’importe quel moment s’ils ne prennent pas leur retraite ou tués directement lors d’une prochaine opération sans parler des informations inespérées que guilat pourra apporter au Mossad afin de servir lors d’une prochaine prise d’otages…
 
Voilà pourquoi ils ont choisi 1027, en souvenir du génie politique d’un Samuel devenu grand vizir en 1027 !

Une pensée à marwane Barghouti à propos duquel le perfide Avi Pazner dit qu’il fallait demander aux palestiniens pourquoi a-t-il été retiré de la liste car ce n’est pas de la faute d’Israël…, ce qui est sans doute vrai et c’est là où le bât blesse…
 
Barghouti toujours prisonnier, voilà bien une erreur politique des palestiniens qui leur coûte déjà très cher en crédibilité ; de plus quel coup pour l’illustre prisonnier abandonné qui du fond de sa cellule réalise que l’ambition des uns est plus importante que la cause Palestinienne commune…
 
C’est terrible !

Vlane

http://chezvlane.blogspot.com/

 

 
chezvlane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter
Les + populaires