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GROUPE BCI : Une « stratégie africaine » payante


Economie
Mardi 18 Octobre 2016 - 16:00

A travers ses filiales ouvertes au Mali, en Guinée et au Sénégal, dont il garde les contrôles majoritaires à plus de 50%, le Groupe mauritanien de la « Banque pour le Commerce et l’Industrie » (BCI) a aujourd’hui pris pied ferme dans ces trois pays de la zone CEDEAO-UEMOA.


Le Mali, véritable terre de prédilection du PDG du groupe, il y a une dizaine d’années, avait déjà vu le banquier IsselmouOuld Tajedinne, s’investir totalement dans la prospection pétrolière, à travers la compagnie Baraka Mali Ventures Ltd (BMV) qu’il avait créée avec un associé australien. La société avait acquis cinq blocs de recherches dans l’onshore malien.
 
Aujourd’hui, avec 11 agences nationales implantées au Mali, la Banque pour le Commerce et l’Industrie du Mali SA (BCI Mali SA), dont le capital de départ est de 8,75 milliards de F CFA (environ 4,684 milliards Um), a su se positionner depuis 2007 comme un véritable acteur du développement dans ce pays et engranger des parts de marché importants.
 
« Nous sommes un groupe d’investisseurs africains (…) qui a décidé de mettre l’intégration régionale au cœur de ses priorités », cette phrase prononcée par M. Isselmou Ould Tajedine, Président Directeur Général de la Banque pour le Commerce et l’Industrie (BCI), lors de l’ouverture de la deuxième filiale en Guinée (BCI-Guinée SA), en 2012, résume à elle seule toute la stratégie d’expansion et de développement actuel du Groupe.
 
Et loin de limiter ses ambitions ouest-africaines et appétits au Mali et en Guinée, le Groupe a ouvert courant cette année 2016 une troisième filiale dans la zone CEDEAO-UEMOA, notamment au Sénégal, confirmant ainsi son enracinement dans le développement de l’économie et   la justesse de sa stratégie accélérée de développement régional.
 
Même cette stratégie n’est pas toujours sans risques : « Le Sénégal, à la différence du Mali et de la Guinée est une place financière hautement concurrentielle en Afrique de l’Ouest », explique un observateur. « Le moindre mal que la BCI risque dans ce pays est de la voir se cantonner à des activités classique de dépôt, donc à jouer les  acteurs de seconds rôles à côté  des nombreuses et solides  banques  marocaines,  françaises  ou nigérianes qui y sont implantées », ajoute-t-il.
 
Avec un peu moins de 80 collaborateurs au Mali et 60 pour sa filiale en Guinée-Conakry, et, une présence bancaire matérialisée dans ces pays par l’ouverture de 17 agences (dont 12 au Mali et 5 en Guinée), la BCI peut se revendiquer aujourd’hui comme la « Première banque mauritanienne à l’international.
 
« La croissance du Groupe BCI (+60% de son chiffre d’affaires) reste essentiellement soutenue par ces filiales au Mali et en Guinée », estime un analyste de la place financière ouest-africaine basée à Dakar.
 
Preuve de la solidité financière du Groupe, à la clôture de l’exercice 2014, la BCI banque enregistre un total bilan (+ 2%) et un Produit Net Bancaire (+17%) en hausse.
 
Pour booster la compétivité de ces filiales, le Groupe BCI va-t-il limiter son « offensive africaine » au Mali, en Guinée et au Sénégal ou  l’étendre à d’autres pays de la sous-région ? En tout cas, cette réussite dans son cœur de métier et au-delà des frontières nationales, cache mal certaines ambigüités de la stratégie de développement et d’implantation de la banque d’Ould Tajidine en Mauritanie, qui ne compte actuellement que 16 agences sur l’ensemble du territoire national, dans un pays où le taux de bancarisation (moins de 10%) reste parmi les plus faibles de la sous-région.
 
Dianifaba
Afrik Tandem
Noorinfo


              

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