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France : La mise en examen de Nicolas Sarkozy bouleverse l'UMP


International
Vendredi 22 Mars 2013 - 15:10

Nicolas Sarkozy a été inculpé ce jeudi pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt. L'ancien chef de l'Etat était convoqué au palais de justice de Bordeaux pour une série de confrontations. Il est entré chez le juge en qualité de témoin assisté et il en est ressorti mis en examen. Un coup de tonnerre, et un séisme pour la droite.


Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt. REUTERS/Benoit Tessier
Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt. REUTERS/Benoit Tessier
C'est un séisme politique. La décision de justice porte sur des faits très graves puisque Nicolas Sarkozy est accusé d'abus de faiblesse à l'encontre de Liliane Bettencourt, l'héritière milliardaire de l'Oréal.

Lui qui était avocat avant de devenir un leader politique va désormais se consacrer à préparer sa défense. Immédiatement après cette annonce du parquet de Bordeaux, Me Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a qualifié l'inculpation de son client de décision « incohérente sur le plan juridique, et injuste ». L'ancien président n'était jusque là qu'un témoin assisté de l'affaire Bettencourt.

Dans sa famille politique, c'est la stupéfaction. On ne veut pas croire à sa culpabilité et tous les membres de l'UMP rappellent qu'il bénéficie de la présomption d'innocence. Valérie Rosso-Debord insiste : il faut raison garder ; cette mise en examen n'est qu'un élément de la procédure. Sébastien Huyghe, député UMP, croit en l'innocence de Nicolas Sarkozy et dénonce beaucoup de calomnie.

L'avenir politique de Nicolas Sarkozy menacé

Une mise en examen ne signifie pas un renvoi devant la justice et encore moins une condamnation. Mais si tel devait être le cas, l'avenir politique de Nicolas Sarkozy s'en trouverait sérieusement compromis.

Au début du mois de mars, Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité de revenir dans l'arène politique. Dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, l'ancien chef de l'Etat évoquait la gravité de la situation en France. « Je serai obligé d'y aller », avait-il alors annoncé. Dix mois après sa défaite à l'élection présidentielle, c'était la première fois qu'il sortait de son silence médiatique. L’entretien intervenait juste après que François Fillon, son Premier ministre pendant cinq ans et qui ambitionne maintenant d'être candidat à la présidentielle de 2017, affirme qu'il était à égalité avec Nicolas Sarkozy.

Mais face à une UMP affaiblie par une guerre des chefs à la fin de l'année 2012, le champion des sondages auprès des militants UMP restait Nicolas Sarkozy. Alors que le gouvernement socialiste ne cesse de dégringoler dans les sondages, il semblait possible pour l'ancien président de revenir en politique sous les meilleurs hospices. Après la décision de justice du parquet de Bordeaux, les cartes pourraient bien être redistribuées au sein du principal parti de l'opposition.

rfi
Mamoudou Kane


              

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